7ème jour : 31 octobre 2010 : Arrivée à Pékin

Bienvenue à Pékin : 7 h de décalage avec Paris, 8200 km, 11 h de vol… Ville à la démesure planétaire, avec sa floraison de gratte-ciel, qui poussent comme des bambous, Pékin fascine par ses contradictions. Au milieu de ces immeubles vertigineux, les temples, les palais, les parcs de verdure, apportent une touche de verdure. Quel plaisir aussi de se perdre dans les lacis des ruelles des vieux quartiers de « Hutong », il en reste si peu. Venir à Pékin, c’est découvrir le parc du Temple du Ciel, c'est visiter aussi l’incontournable Cité Interdite, sans oublier, bien sûr, la Grande Muraille de Chine : un paysage historique, qui va du désert de Gobi, jusqu’à la mer de Chine, soit 6700 km. Impressionnant ! Je vous laisse découvrir, ce beau pays en images... 

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Nous quittons Xi’an et  sa température clémente pour les froids rigoureux de Pékin. Nous arrivons à Pékin et un vent glacial nous saisit.  Nos passeports et le visas collectifs sont contrôlés, revérifiés, parfois contestés,  bref nous comprenons ce que “chinoiser “ veut dire.  Nous serons ensuite transférés à l’hôtel «  Rainrow Hotel ***»  qui est 5 mn de la gare de Pékin (3 km).

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L'hôtel a été construit en 1990, et a été partiellement rénové 2008, il a plus de 20 ans d'histoire. Il dispose de 384 chambres. L’hôtel a 3 restaurants. Le guide national nous accompagne pour s’occuper de tout et nous remettre en mains propres à nos nouveaux guides de la ville d’accueil de Pékin ou Beijing. Avec ses 17 millions d’habitants, elle est surnommée Pékin par les occidentaux, c'est la capitale de la Chine.

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Elle est le centre politique administratif et culturel du pays. Pékin est fait de contrastes marquants et passionnants, c'est la cité aux multiples visages ! Le premier de ces contrastes qui saute aux yeux est l'immensité des gratte-ciels de verre qui semblent pousser comme des champignons à côté, ou souvent à la place, des « Hutongs », anciennes ruelles traditionnelles, aujourd'hui en péril,  où l’on trouve beaucoup de misère.

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On y voit d’ immenses supermarchés à côté des petits marchés de quartier, des taxis, des vélos à moteur, des pousses pousses, des voitures, des bus, ce qui fait beaucoup de coup de klaxon. Il y a cinq ans, dans les rues de Pékin, on voyait surtout des vélos : de nos jours, ce sont surtout des autos.

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Piétons, cyclistes et automobilistes ne semblent pas toujours savoir à qui servent les décorations lumineuses aux coins des rues,  ce que nous appelons des feux de circulation. Malgré cette anarchie apparente, il y a très peu d’accident à Beijing, sans doute parce que la vitesse moyenne n’est que de vingt km à l’heure (sauf sur les autoroutes).

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Nous irons visiter de beaux et grands monuments de l'histoire de l'une des plus anciennes civilisations à avoir survécu jusqu'à nos jours. (6000 ans).  C’est aussi la capitale des derniers Empereurs, c’est une ville palais, une ville musée. Des traces des dynasties et empereurs successifs sont encore visibles dans l'actuelle capitale politique. 

Le stade olympique de Pékin :

Nous apercevrons au passage, le Stade olympique, qui est un des nombreux sites qui a été spécialement conçus pour les Jeux Olympiques 2008. Si les travaux ont débuté en décembre 2003, son inauguration n’a été  prévue qu’au début de l’année 2008. Connu également sous le nom de “Nid d’oiseau” en raison de son architecture originale, le futur stade de Beijing a été inspiré par l’entrecroisement des brindilles d’un nid d’oiseau. L’armature du futur stade sera en fait une sorte de coquille transparente permettant à des faisceaux de lumière de se réfléchir à l’extérieur. Le Stade Olympique a été conçu par deux extraordinaires architectes suisses,  de Bâle. D’une capacité de 91.000 places, le Stade Olympique de Pékin mesure 330 mètres de long, 220 mètres de large et 69 mètres de hauteur. On a estimé le budget nécessaire à sa réalisation de 325 millions d’Euros. Le stade a accueilli les épreuves olympiques d’athlétisme et de football et a servi aux cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques. Après les jeux le stade sera utilisé pour les grands événements sportifs et culturels de la ville de Beijing.

Gymnastique matinale Tai-Chi :

Cette 7ème journée du voyage débute par un petit déjeuner cantonnais à proximité de la porte Sud du Temple du Ciel. Sur le chemin qui nous mène au Temple du Ciel, nous sommes harcelés par des marchands de pacotille prêts à vendre à tout prix. Comme ceux-ci sont toujours exagérés, une bonne base de départ consiste à commencer par diviser au moins par deux.  Quelle surprise nous avons eu en sortant de l'hôtel et d'avoir vu le jour déjà bien levé tout comme la ville qui était déjà en éveil on se serait cru en plein après-midi alors qu'il n'était que 6 heure du matin !!!   

 

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On découvre les premiers adeptes matinaux du TAI-CHI, cette gymnastique lente pratiquée par les Chinois. Dès les premières lueurs du jour, un peu partout en ville comme dans les jardins. Dès l’aube, comme partout en Chine, de 7 à 77 ans, on pratique le Tai-chi. Dans le temple de Confucius, la population s’entraîne face au portique de Zhu Si Yuan Yuan sculpté d’animaux mythiques (lion, éléphant, dragon et licorne). Ces exercices souvent perçus comme une gymnastique douce basés sur la respiration sont en réalité un art martial datant du 13ème siècle. Le but est l’équilibre intérieur et la libération de l’énergie. Malgré le grand nombre de leurs années, des dizaines d’hommes et de femmes exécutent les mouvements avec lenteur, souplesse et application. 

Pékin est une très belle ville avec l'immense cité interdite,  les parcs où les gens font du Tai Chi, dansent, jouent au cerf-volant. Pour faire comme tout le monde, nous participerons aussi à la gymnastique matinale avec des Pékinois dans les jardins du Temple du ciel.

 

Fabrique de perles de culture :

 

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Nous visiterons une fabrique de perles de cultures et aurons la chance de pouvoir en ramener quelques-unes offertes gracieusement. Chaque huitre peut contenir de 15 à 25 perles de culture rose. La température est agréable, aux alentours de 20°, beau ciel bleu, ce qui est rare pour la région, nous avons de la chance !

 Le Temple du Ciel à Pékin :

Afficher l'image d'origine Notre escale nous amène aujourd'hui au Temple du Ciel  à Pékin, dans un parc de 272 hectares. En réalité, le Temple du Ciel est un parc extrêmement populaire auprès des retraités qui y viennent en foule dès que la météo le permet. C’est l’un des plus grands sanctuaires de Chine, édifié sous la dynastie des Ming.  Ce sanctuaire comprend plusieurs sites reliés par le pont de l’escalier rouge. Il fut a grandi en 1420 et  servit d’endroit où les empereurs venaient prier le ciel et offrir des sacrifices, en espérant ainsi obtenir la pluie et de bonnes récoltes.

Le Temple du Ciel, avec son triple toit de tuiles bleues et ses sites et jardins est  l’un des monuments les plus visités de Pékin. Il fait partie de cette croyance dans le pouvoir du ciel.  Cette magnifique construction est le symbole de la relation entre le  monde  des  humains et  celui du divin.

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Ce lieu qui est un grand parc est délimité par deux murs : un mur d’enceinte aux tuiles de couleurs bleue, symbolisant du ciel et un mur d’enceintes aux tuiles de couleur verte, symbolisant la Terre. Tellement c’est immense, que nous ne savons pas par quoi commencer. Nous traversons un immense corridor dont le plafond est décoré de peintures magnifiques.

Nous accédons ensuite à la  Salle des Prières, (1420),  par une porte monumentale. Une forêt de piliers avec des sculptures d’animaux se dresse devant nous. C’est l’endroit où l’on sacrifiait les animaux afin d’obtenir de bonnes récoltes. Elle est surnommée aussi le Temple du Ciel. Son toit circulaire retient mon attention, il est  de couleur bleue, car il symbolise le ciel. Les piliers, richement décorés, sont rouge, la couleur impériale. La salle est construite entièrement en bois. Les balustrades sont décorées de scultures de dragons.

Nous visiterons aussi  l’Autel du Tertre Circulaire (ou du ciel) et du Mur de l’Écho. C'est  l'un des centres religieux de la ville qui a une grande importance spirituelle. Entièrement en bois, c’est l’endroit où l’on conservait les tablettes du ciel servant aux cérémonies. Edifié en 1530 et reconstruit en 1740, l’autel circulaire de 5 mètres de haut comporte trois terrasses de marbre blanc superposées dont la construction géométrique repose sur le chiffre impérial 9.

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Lorsque l’on se tient au centre de la terrasse supérieure et que l’on prononce un mot, il se répercute sur les balustrades de marbre en amplifiant le son. Nous avons beaucoup apprécié cet édifice pittoresque. Il est  magnifique, mais ce qui est dommage (mais compréhensible) c'est que l'on ne peut pas prendre de photos à l'intérieur des temples. C’est un peu frustrant car on aimerait ramener des images du plus grand bouddha "indoor" au monde. Chacune des salles renferme des trésors inestimables c'est vraiment une visite incontournable lorsqu'on se rend à Pékin.

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Le Pont de l’escalier rouge, le plus vieux passage de la ville de Pékin, relie le triple portique de l’Empereur. Il mesure 360 m de long, 30 m de large et 4 m de haut. Nous terminerons notre visite par le Palais de la Musique Divine (1420). Il servait à l’enseignement de la musique lors des cérémonies rituelles. Le Temple du Ciel de Pékin est  un  véritable  modèle d’équilibre  architectural  chinois, construit  du génie  de l’homme.

Après nous ferons une pose à l’hôtel pour déjeuner.  Les tables rondes sont prévues pour dix convives, jamais moins, elles ont un plateau central tournant où les plats arrivent très vite. Ils s’empilent et se chevauchent, les uns sur les autres, et chacun s’y sert au passage. Ce sont en général des légumes verts,  des pousses de bambous, des haricots, du soja, du chou, garnis de viandes de porc ou de volailles, le tout coupé en tout petits morceaux.

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Le riz est à volonté, et une soupe, style eau tourmentée salée, arrive à table juste avant le dessert constitué de morceaux de pastèques et de melons de toutes les couleurs. Ce menu n’a presque pas varié pendant le séjour, à part les raviolis à la vapeur en famille et le canard laqué au restaurant spécialisé.

 

Place Tian’an men à Pékin :

Puis nous prenons de nouveau l’autobus vers la Place Tian’an men, (place de la porte céleste) la plus vaste place publique au Monde, que nous visitons brièvement. Cette place située au centre de Pékin est immense (850 m de long sur 750 m de large, soit 40 ha). Il y a des gardes marchant par deux un peu partout. Autour de cette place, se trouvent différents monuments : comme le mausolée de Mao, que l'on ne peut visiter que le matin.

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Mausolée de Mao

Les chinois forment de longues files d'attente, certains se pressent pour acheter au magasin officiel des fleurs jaunes à déposer au pied de la statue de Mao, à  l'entrée. Le corps est juste exposé dans une petite salle au même niveau que nous. A première vue, son visage apparait orange fluo et paraît ne pas avoir été bien embaumé !  le monument aux Héros du Peuple  est un obélisque qui symbolise le triomphe du peuple communiste,  le musée de la Révolution, le Musée d’histoire de la Chine, l’Assemblée nationale populaire, le portrait de Mao, qui ouvre l’accès à la Cité Interdite.

En parlant de toilettes et à ce sujet, saviez-vous que les petits enfants portent tous des pantalons fendus ?  Ça permet aux parents de leur faire faire leurs besoins sans les déshabiller. Les toilettes sont des petites cabanes dotées,  avec installations turques, dont les portes ne ferment pas la plupart du temps. Si les WC turques sont considérés comme  un luxe,  les vraies toilettes chinoises sont : des trous dans le ciment, avec petite glissière en béton pour amener vos déchets dans une fosse. Le problème, c'est que la glissière ne glisse pas très bien... Autant vous dire, je suis ressorti de suite.  Avant de construire a tour de bras des buildings pour les JO, comme ils ont fait, ils feraient mieux de mettre leurs toilettes aux normes européennes..... (autre contrastre flagrant de la Chine entre authenticité et modernisme !)

Nous apercevons parfois des chinois qui jouent des jeux de groupe en plein air : mah-jong,  genre de jeux de dames et aux cartes (Cœurs).

 

Suite Pékin (2) : Palais d'été et la Grande Muraille de Chine

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