La tour de la Cloche et du Tambour : 2 novembre 2010

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Après notre repas du midi, nous visiterons le quartier ancien de Pékins le « Hutong » en cyclo-pousse. Une dizaine de pousse-pousse de la même compagnie nous attendent bien rangés. On nous annonce 10 €, soit 100 Yuan, jolie arnaque !

Les vendeurs à la sauvette sont aussi là et nous suivront durant tout le trajet. D'ailleurs, ils connaissent le circuit par cœur et arrivent toujours avant nous ! Dans le quartier ancien on trouve d’anciennes ruelles bordées de maisonnettes traditionnelles, sur les rives du lac Houhai. Plusieurs arrêts serons prévus pour que nous puissions voir un jardin d’enfants, ainsi qu’une promenade à la Tour de la Cloche et du Tambour : Autrefois, des remparts délimitaient l’entrée des villes chinoises et on y trouvait toujours une tour de la cloche et une tour du tambour.

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La Tour de la Cloche, édifiée à la même époque que la Tour du Tambour, mais détruite par un incendie, a été reconstruite au XVIIIe siècle. La cloche en fer d'origine, parce que son tintement n'était pas assez fort, fut remplacée par une cloche massive de bronze de fonte de plus de 10 cm d'épaisseur. On raconte qu'en 1924, la cloche en bronze a pu être entendue à plus de 20 kilomètres. Selon une terrible légende, symbole du dévouement filial et de celui du père au prince, la fille du fonctionnaire en charge des travaux, se serait jetée dans le métal en fusion pour que la fonte réussisse.

 

 

Quartiers Hutongs :

Si l’ascension de ces deux tours n’est peut-être pas indispensable, il est intéressant malgré tout de se promener dans ce quartier et de se perdre dans les Hutongs, petites ruelles où l’on trouve  les Chinois de conditions modestes.

Ces quartiers risquent malheureusement de disparaître à cause de  l’urbanisation croissante.  On nous dit tout le temps que la Chine est une  "super puissance  économique mondiale", n'empêche une fois arrivés ici, cela reste, dans certains quartiers, comme les Hutongs, une ville pauvre, avec de vieux immeubles des années Mao, des ruelles désaffectées, des quartiers en chantier, des vélos pourris pour se déplacer, les chinois d’ici n'ont  pas l'argent comme à Hong-Kong. 

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Nous achèterons, dans le vieux quartier d'Hutongs, un beau masque chinois en bois (90 yuans : 9€)

 

 

Le Temple des Lamas :

Nous allons maintenant visiter le temple des Lamas. Il est l’un des plus grands temples bouddhique tibétain de Pékin. Il fut construit en 1694 par l’empereur mandchou Kangxi pour le prince héritier. Il fut offert aux moines tibétains en 1732, il devint alors un lieu de culte lamaïste très important en dehors du Tibet. Un temple intéressant pour son gigantesque bouddha de 18 m de haut.

D'après le guide, ce temple fut construit en 1694 et fut d'abord la résidence du futur empereur Yongzheng jusqu'à son accession au trône, en 1723. L’empereur ayant alors déménagé dans la Cité Interdite, son palais a été transformé en résidence pour lamas (jusqu’à 300 Lamas tibétains). Le gouvernement chinois désirant se ménager l'appui des autorités religieuses tibétaines a déclaré le site monument historique en 1949, l’a préservé des destructions de la Révolution culturelle et, après une belle restauration, en 1979, y a autorisé le retour des religieux. La lamaserie occupe une superficie de 66 400 mètres carrés sur 400 mètres par 200.Elle est constituée de trois parties principales : la cour Baofang, le jardin et les bâtiments, 1134 pièces au total. 

Le temple compte 6 cours, qui se succèdent avec petits pavillon et quelques stèles totalisant en tout 120000m2. Compte tenu de son origine, l'ensemble combine les styles architecturaux chinois han de l’époque Qing, tibétain, mongol et mandchou. Entièrement construits en bois, la plupart des édifices sont peints en rouge vif, la couleur porte bonheur. Les avant-toits et entretoises sont, comme d’habitude, ornés de couleurs vives qui éclairent tout ce rouge et l’or est omniprésent dans les bâtiments, les statues et les objets votifs.  Il y a 70 moines  environ qui y habitent. C’est un temple de méditation et de prières. Les chinois viennent y brûler de  l'encens. 

 


La tradition culinaire à Pékin :

Nous avons été surpris par la tradition culinaire en Chine qui met toute son énergie dans l’économie des ressources : toute partie ou presque d’un animal ou d’un végétal se prépare et se mange.

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Les aliments sont découpés en tranches, en lanières ou en dés, ce qui permet la récupération du plus petit morceau, en facilite la préhension par les baguettes et réduit le temps de cuisson, en préservant les saveurs et les vitamines.

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Sur une table à plateau tournant, on nous porte en même temps plusieurs entrées froides, puis des plats chauds : viandes, poissons, des dizaines de légumes différents, croquants et frais, des oignons, des herbes pour assaisonnement, un plat de riz vers la fin, et le repas se termine invariablement par un potage léger, presque un bouillon, qui aide à la digestion. Quant aux boissons, on nous sert de l’eau (en bouteilles), du thé ou des infusions, de la bière légère et délicieuse.DSCN0362

 

Suite Pékin (5) : la circulation à Pékin, le Marché nocturne et de la Soie, retour. (voir menu Chine)

 

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