Nos carnets de Voyages autour du monde.

18 mai 2018

Les rives de l'Ebre : terre de contrastes

pont de sastago

Comme tous les grands fleuves, l'Èbre, dans l'Aragon, a été, pendant des siècles, un canal de communication essentiel, utilisé par les marins, les marchands et les artistes pour voyager et transporter des marchandises et du savoir-faire. Les potiers, les agriculteurs, les pêcheurs et les bateliers exercent encore leurs métiers, pour le plus grand plaisir des visiteurs.

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L’Ebre, le fleuve qui traverse la contrée du nord au sud, est un fleuve fascinant. La bonne entente avec le fleuve n’a pas toujours été facile. Les crues répétées, avant la construction des barrages régulateurs, ont brisé bien des rêves chez ceux qui s’étaient approchés de ses eaux vertes et bleues pour y construire un improbable destin. 

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Mais le fleuve a été, dès les origines, le garant de la vie, avant tout pour les cultures, dont c’est la ressource majeure. 

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Les bords du fleuve de la Ribera d’Ebre, sont riches d’une dense végétation, où règnent les cultures d’arbres fruitiers. La pêche de vigne et la cerise en sont les éléments leaders. Mais plus on s’éloigne de l’Ebre, plus le paysage redevient celui de l’austérité de l’olivier, de la vigne, de l’amandier et des cultures habituées à la sécheresse.

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Cette concentration de la chaleur, sur la vallée du fleuve, et la cuvette constitue un avantage important pour les cultures agricoles. Les contrastes entre les berges verdoyantes du fleuve et les zones intérieures offrent à la vue un spectacle incomparable. Et c’est sans compter sur les nombreuses espèces locales, dont les cigognes, qui animent ce paysage de carte postale ! 

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Au printemps, les champs fleuris des arbres fruitiers de la vallée doivent être un véritable éblouissement. Dans les contrées les plus hautes, la primauté reste celle de la vigne et de l’olivier, ancrés historiquement dans le pays et dont l’huile et le vin tiennent encore un rang appréciable.

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Nous traversons le célèbre pont qui nous mène au village de Sastago. 

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DSC_3980Le pont en arcs, à tablier, de Sastago

La traversée de ce joli village de Sastago, avec ses maisons blanches, nous fait penser à l'Andalousie.

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sastago

Nous nous arrêtons, ensuite, sur un banc, au niveau d'un bèlevédère,  pour contempler la vue qui s’offre à nous, un panorama magnifique, sillonné par les méandres de l’ Èbre. Ce joyau caché des terres de l’Èbre renferme un incroyable décor sculpté par l’eau dans la pierre… Magnifique !

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De la route nous apercevons, au loin, Sastago, le ponten arcs, des parcelles d’oliviers ou de la vigne, délimitées par de traditionnels murs de pierre, avec comme fond de décor cette montagne désertique, semi-aride. 

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Mais là où cet itinéraire devient réellement magnifique c’est quand il nous permet de contempler, de véritables falaises, abruptes, qui longent la rive opposée de l’Ebre. 

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Au terme de notre visite dans cette zone, nous donnons encore un dernier coup d'œil au village de Sastago qui repose, paisible, au bord de l'Ebre. 

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Pendant les derniers jours que nous venons de passer, nous croiserons de vrais décors de cinéma, nous longerons les méandres du plus important fleuve d’Espagne. 

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Ermitage Montler, perdu au milieu d'un méandre de l'Ebre.

Nous passerons par des paysages totalement désertiques, dignes de l’Afrique, à des montagnes verdoyantes. Un ensemble de paysages naturels qui font de l’Espagne un pays très varié, dont on ne se lasse jamais !

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La rive de l’Ebre était, autrefois, l’endroit idéal pour la construction du monastère de Rueda, en 1202, à l’écart de tout, mais dominé par un vaste et riche territoire. Au milieu de nulle part, dans un environnement aride, et tout près de Belchite, il apparait comme une oasis pour les gens de passage, comme nous. C’est un superbe monastère cistercien, au milieu des méandres de l'Ebre, dans un paysage désertique.

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C’est l'un des ensembles monastiques cisterciens les plus importants, parmi ceux ayant été construits en Europe, entre les XIIe et XIIIe siècles et a été abandonné au XIXème siècle. Il a, depuis plusieurs années, subi une grande rénovation, de 1991 à 2003. La qualité du travail accompli met en valeur la superbe architecture des bâtiments et surtout de son cloitre. 

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Le monastère doit son nom à la roue qui servait à pomper l'eau dans l'Ebre qui se trouve à proximité. Une gigantesque roue qui alimentait en eau l’enceinte est devenue l’identité du monastère. La "roue" (rénovée) du moulin de Rueda est une très belle mécanique, de grande taille et à plusieurs fonctions.

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DSC_3930Joli clocher mudéjar.

Une partie de l'édifice sert d'Hôtel-Restaurant, en saison estivale, mais à cette période de mai, nous n'avons pu voir que l'extérieur et ses jardins. 

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En plus, ce monastère permet d'avoir de superbes vues sur le fleuve Ebre situé en contrebas. L'endroit est particulièrement jolie et agréable, idéal pour faire une petite halte d’une nuit, ce que nous ferons.

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Spiritualité, recueil et plein air, dans la solitude la plus profonde, voilà un monastère, aragonais, qui mérite une petite visite.

 

 

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Caspe et ses cigognes

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L’une des spécialités de l’Aragon, en plus de l'art mudéjar, dont je vais vous parler dans cet article, ce sont les cigognes.

DSC_3901Ancienne église mudéjar,  à Caspe, refuge des cigognes.

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Elles vivent là toute l’année, comme tout avons pu le constater sur une église, en ruine, de style mudéjar, à Caspe.

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Très souvent les supports de leurs nids leur sont aménagés par l’homme.

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Ce sont des sortes de panier en métal pré-installés sur les excroissances des monuments, en général les clochers. Sinon, elles vont jusqu’à s’installer au sommet des poteaux électriques, et pilônes métalliques, à raz des cables !

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Cette route, que nous emprunterons, dans la région de l'Aragon, nous révèlera l’art mudéjar, dans toute sa splendeur, classé au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. Tout au long du parcours, nous visiterons des exemples d’architecture, symbolisant la cohabitation, entre les arabes et les chrétiens d'Aragon. 
Cet ancien couvent Santo Domingo, à Caspe, en ruine, de style mudéjar, où nous pourrons observer de nombreuses cigognes, est l’exemple type de l’art mudéjar en Aragon.

DSC_3899Couvent Santo Domingo détruit lors de la guerre civile de Franco.

C’est l’histoire d’une civilisation qui sut, pendant presque huit siècles, concilier les arts de l'Orient et de l'Occident, en fondant un style unique. Ces édifices sont remarquables, de part leur ornementation élaborée, un art unique au monde !

DSC_3895Ville de Caspe au milieu de nulle part !

Cette région, fut au temps de la reconquête, un lieu où les morisques (musulmans espagnols), sont restés sous tutelle chrétienne, en bonne entente avec leurs voisins. Moyennant impôts, ils y gardaient leur religion, leur administration et surtout leur savoir-faire qui s'exerçait, aussi bien dans l'art des vergers que dans celui de la construction dont les témoignages précieux abondent aujourd'hui encore.

DSC_3929Le centre-ville de Caspe.

Ces églises-forteresses étaient destinées à servir de tour de guet et de lieu de recueillement. Elles ont survécu à l'expulsion, dans les années 1600, des musulmans qui avaient contribué à les édifier, et qui y avaient imprimé, avec compétence, leur marque, à la fois dans la structure, et dans la décoration extérieure et intérieure. Elles sont l'image d'une société qui intégra, avec tolérance, les musulmans, les juifs et les chrétiens.

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Aujourd'hui, ces églises resurgissent du passé, parfois défigurées par le temps, comme celle de Capse, parfois intactes, mais abîmées.

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Celles qui restent forment dans les vallées aragonaises un chapelet qui égrène les riches heures de huit siècles de métissage culturel.

DSC_3928Le centre-ville de Caspe.

L'art mudéjar consistait à associer la brique, à la céramique, sur les façades des églises et des clochers. Cette touche exotique n'est pas sans rappeler, dans sa coloration ocre, les paysages de l'Atlas marocain.

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Par-delà leur expulsion de ces terres bien-aimées, les populations mudéjars qui naquirent ici et y vécurent, huit siècles d'affilée, y ont laissé un peu de leur âme. Les tours qu'ils ont édifiées, les poutres qu'ils ont peintes, le nom d'Allah qu'ils y ont imprimé, nous parlent d'une paix, dont on veut croire qu'elle est toujours possible ! L'opération « Musée sans frontières » participe de la réhabilitation de cet art, et de cette civilisation qui fut unique en Europe. 

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Après des siècles d’invasions, l’Aragon est d’une très grande richesse architecturale. Chaque village a au moins une église (si ce n’est plusieurs), un ermitage et souvent en plus un château, ce qui est le cas de Caspe. La tour de Salamanca, fortin militaire érigé en 1875 par le général Manuel de Salamanca, d’où son nom. Cet édifice, à Caspe, faisait partie d’une série de tours.

Torre_de_SalamancaTour Salamanca.

Les églises, en Aragon, sont nombreuses, et ressemblent plus, par leurs dimensions, à des cathédrales. Les ermitages se dressent, eux aussi, au sommet des collines et ressemblent pour la plupart à des abbayes en réduction. Quant aux châteaux, hélas, à part ceux très touristiques, ils sont, pour la plupart, en mauvais état de conservation, ce qui, curieusement ne leur enlève ni charme, ni beauté. 

DSC_3926Alentours de Caspe.

Suite : la Vallée de l'Ebre

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L'Ebre et le lac de Mequinenza

Vacances en Espagne : mercredi 2 Mai 2018

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Aujourd’hui je vais vous parler  de cet immense fleuve qu’est l’Ebre, le plus puissant des fleuves espagnoles,  situé au cœur de l’Aragon, et de son lac de Mequinenza (appelé aussi Mer d’Aragon).

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Le lac de Mequinenza, de 120 km de long, est un lac de barrage, implanté sur le fleuve Ebre (rio Ebro), au milieu de nulle part.  Les deux seules villes, que l'on rencontre sur le parcours, sont Mequinenza à l’aval, et Caspe, située plus vers le centre du lac.

DSC_3897Ville de Mequinenza et son château.

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Son barrage sert à la production d’électricité. Le lac est perpétuellement pompé pour favoriser l’irrigation des terres plutôt sèches. Il est plein au début du printemps et se vide progressivement pour atteindre son point le plus bas en fin d’automne.

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Ce qui surprend, avec ce lac, ce sont ses eaux bleues, calcaires et cristallines, à la belle saison. Les bords du réservoir sont d’une grande et surprenante beauté. Les côtes sont sauvages, rocheuses et dénudées, la végétation est méridionale : pins, peupliers et saules.

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De longues baies sont interrompues par de nombreuses criques sauvages, par des îles,  ou alors ce sont de très longues et hautes falaises qui bordent le lac. Un paysage splendide, qui n’est pas sans rappeler quelquefois le lac de Vouglans en bien plus aride. De vrais paysages de cartes postales, qui s’alternent dans une succession sans fin. 

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DSC_3898Village englouti lors du barrage de Mequinenza.

 Le lac abrite dans ses eaux un autre grand trésor, une très vaste faune piscicole, unique en Europe. L’abondance des captures et surtout leur taille en font une destination obligatoire pour les amateurs de la pêche du monde entier.

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Imaginez un lac, dont la largeur la plus importante est de 600 m, un lac qui mesure quasiment 120 km de long, dont la superficie au plus haut est de 77 km² soit 7 700 ha, de quoi donner le tournis à tout pêcheur.

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Les eaux de l'Ebre sont retenues par des barrages, qui constituent d’immenses plans d'eau, dans une région plutôt désertique.

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Les plans d'eau sont bordés par des pistes qui permettent de belles ballades. Le lac s'étend au milieu de falaises ocre et de pinèdes verdoyantes, les panoramas sont souvent magnifiques.

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Au milieu de l'étendue du lac, se trouvent les vestiges d'un château assez surprenants.

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Au coeur de cette vallée de l'Ebre où les vergers de fruits font d'immenses tâches vertes, qui contrastent avec les champs de céréales moissonnés au début de l'été et les champs d'oliviers et d'amandiers... Un peu plus loin, au-delà de la vallée, on aperçoit une longue chaîne de montagnes désertiques.

DSC_3868Une colonie de cygnes.

Pour résumer la géographie de l’Aragon, on peut dire que la région est bordée par des montagnes sauvages au nord et au sud, et une vaste plaine creusée par le fleuve Ebre au centre.

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La région de l’Aragon, d’ailleurs est loin d’être étriquée puisqu’elle couvre 9,4 % de la superficie de l’Espagne. Mais dans l’Aragon, pour peu que l’on s’écarte des centres urbains, on se sent rapidement seul, puisque la région ne compte que 26 habitants par kilomètre carré. Voilà ce qui fait un des charmes de l’Aragon : si vous en avez assez de la foule et que vous aimez les grands espaces, l’Aragon est fait pour vous.

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Un mot cependant du climat aragonais : c’est un climat qui n’est pas sans paradoxes, puisque comme nous l’avons dit l’Aragon est une région continentale. L’éloignement de la mer suppose donc des températures très contrastées, qui peuvent être glaciales en hiver et torrides en été. 

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Suite : Caspe et ses cigognes.

 

 

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17 mai 2018

Montfalcó Murallat

Vacances en Espagne : mardi 1er mai 2018

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Montfalcó Murallat,  situé dans la région de Lleida, (Lérida), en Catalogne, est l'exemple d'un village fortifié médiéval, que nous aurons la chance de visiter, et d'assister à un magnifique  coucher de soleil. 

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Nous grimpons la route qui y accède et laissons notre camping car dans un parking, en contrebas du vieux village.

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Du haut, la vue panoramique est superbe sur toute la vallée.

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Située sur une éminence, de 600 m d’altitude, elle domine la confluence des rivières de Vergós et Sió et se trouve perdue au milieu des champs de blés et de colza.

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Ce petit village, très bien conservé,  nous ramène dans le temps, à l'époque médiévale.

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Déclaré bien culturel d'intérêt national en 1949, Montfalcó est un exemple extraordinaire d'un village médiéval entouré de grands remparts, de 8 à 9 mètres de haut, et un deux mètres de large. Les maisons ne sont pas apparentes, mais cachées derrière les remparts.

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La muraille, du XIIIe siècle, n’avait qu’une porte d’accès à l’époque, aujourd’hui elle en comporte plusieurs.

DSC_3805Entrée dans l'enceinte, par une double porte, avec arc en ovige.

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Nous trouvons, à l’entrée de l’enceinte, une affiche informative qui résume l’histoire de cette petite cité médiévale.

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Le mur qui entoure le village se compose d’une douzaine de maisons adossées aux pentes, dirigées vers la place centrale, où aujourd’hui encore, une citerne recueille l’eau de pluie.

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Sur la place centrale, l'on peut voir, aussi,  un puits (puits de glace où la viande était stockée).

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Au détour des ruelles nous tombons sur un ancien four à pain, communal, recouvert par une voûte. Il a été restauré en préservant les dalles d'origine, où l'usure est le résultat de l'activité de pétrissage de la farine.                        

 

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Nous nous promenons dans les ruelles pavées et traversons des arcades en pierre, fleuries, recouvertes de poutres en bois.

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Le château est mentionné pour la première fois en 1043, moment auquel la forteresse et la ville devaient déjà constituer un seul ensemble.

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Au centre de l’enceinte on trouve le palais des Cardona, seigneurs de Montfalco, dès 1234, et à l’extrême de la ville se situe l’église, dédiée à Saint Pierre. De style roman primitif, elle a, au fil du temps, subi de nombreuses transformations. Elle a été construite en utilisant une tour de défense circulaire.

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Montfalcó était une forteresse très prisée par les Sarrasins et les chrétiens et servait à la défense du pays pendant les guerres.

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Pour terminer notre promenade, nous nous sommes dirigés à l'extérieur de l'enceinte fortifiée, le long de la rue qui borde le mur. C’est là que nous avons découvert la hauteur surprenante des murs, et la technique de construction non moins fascinante de nos ancêtres.

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Retour au parking de notre camping car, pour y passer la nuit,  où nous assisterons à un magnifique coucher de soleil, sur les remparts et les alentours.

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Si vous passez dans la région de Lérida, je vous conseille d'aller faire un petit détour, pour voir ce petit village médiéval, avec en plus une vue sublime ! Si vous le souhaitez, vous pouvez me laisser un commentaire, cela me fait toujours plaisir ! A bientôt !

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16 mai 2018

Castellfollit de la Roca : sur une coulée basaltique

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La vieille ville médiévale de Castellfollit de la Roca, ainsi que de son emplacement au milieu des volcans, est l'une des portes d'entrée au Parc Naturel de la Garrotxa, en Catalogne espagnole. On ne pouvait donc passer devant sans la visiter !

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A l’embranchement de deux fleuves, ce bourg, avec ses 1000 habitants, s'élève sur une spectaculaire falaise basaltique de 50 mètres de hauteur et d'un kilomètre de long, formée par deux coulées de lave superposées.

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C'est un des plus petits villages catalans, se trouvant entre Besalù et Olot.

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Sa situation est dûe au travail de la rivière  Fluvia et d'un ruisseau qui ont, au fil des années, érodé une coulée de lave, issue de l'éruption de volcans de la région garrotxine.

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Il y a quelques 200.000 ans, l’activité volcanique était intense dans la région. Différentes coulées de lave, produites à 25.000 ans de différence, donnèrent lieu à de remarquables colonnes basaltiques que l’érosion des rivières Fluvià et Tornell, ont mis à découvert.

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La position stratégique du lieu, bien protégé des invasions, a permis dès le Moyen-âge, une occupation humaine qui s'y est installée, pour mieux maîtriser les allées et venues dans la vallée.

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L’activité sismique détruisit le village, au XVe siècle, mais les gens revinrent s’installer sur ces orgues basaltiques, attirés par l’inégalable beauté des lieux et son site défensif.

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Notre parcours commence à la plaça de Catalunya, et s’enfonce dans les vieilles ruelles du village, où l'on peut admirer de jolies églises et maisons en pierre de lave.

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Les étroites ruelles du village débouchent sur l'ancienne église de Sant Salvador, à l'extrémité de la falaise.   

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Une montée à la terrasse du clocher de l'église, nous offre une vue spectaculaire sur la falaise de basalte et ses environs.

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Nous faisons la connaissance, dans l'église, des géants Roc et Barbara.

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Nous contemplons ces spectaculaires orgues basaltiques, depuis la passerelle enjambant le Fluvià, avec le village perché au-dessus.

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Nous regagnons ensuite le parking en bas du village. Pour moi qui connaissais déjà ce village, pour y être déjà passée il y a quelques années, ces coulées de lave m'ont impressionnée ! Une randonnée comme je les aime, qui permet de découvrir de beaux paysages et un riche patrimoine. A bientôt !

 

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Coulées de lave à Sant Joan les Fonts

Vacances en Espagne : lundi 30 Avril 2018

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Après avoir franchi la frontière espagnole, nous nous rendons à Sant Joan les Fonts, ville construite au milieu de coulées de lave. Elle se situe dans le Parc Naturel Volcanique de la Garrotxa (Catalogne). La Zone Volcanique de la Garrotxa représente le paysage volcanique le plus caractéristique de la péninsule Ibérique, avec une quarantaine de cônes volcaniques, et plus de vingt coulées de lave.

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La Route des Trois Colades (3 coulées de lave), est un parcours que nous avons fait à pied dans cette zone volcanique et qui nous a permis de profiter d’un magnifique environnement naturel et de découvrir : des cascades naturelles, des coulées de lave et des sources, qui naissent dans la roche volcanique.

DSC_3563Colonnes basaltiques.

Nous démarrons cette randonnée à proximité de l’office de tourisme de Sant Joan de les Fonts. la totalité du parcours fait 5,5 km (1h 50). Le parcours pédestre se compose d'un ensemble de panneaux didactiques.

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Ce sentier, des trois coulées de lave, avec de spectaculaires falaises basaltiques, traverse plusieurs rivières de lave pétrifiée, qui se sont transformées en colonnes basaltiques. Il nous montre les résultats du refroidissement de la lave déversée par les différents volcans.

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Dans cet endroit unique, dans la région de la Garrotxa, on peut observer à l'œil nu, trois coulées de lave, provenant de différents foyers d'éruption, qui ont été déposées, l'une au-dessus de l'autre, lors de différentes périodes. 

DSC_3591;Colonnes et prismes.

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DSC_3572Bombe volcanique, près de la rivière, issue du volcan. 

Au début de notre balade, nous découvrons la cascade de « Moli fondo ». A cet endroit un moulin à papier  a profité de l’eau qui tombe en cascades.

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J’ai adoré la beauté de cette chute d’eau avec ses nombreux petits sauts qui tombent dans la rivière, au milieu d’une forêt d’arbres. 

DSC_3565Ancienne écluse, construite sur une coulée de lave.

C’est la destination idéale si vous voulez vous perdre au milieu de la nature ou bien vous détendre un peu !

DSC_3582;Cascade située près du moulin.

Nous avons pu profiter d’un paysage magnifique, avec une rivière aux eaux cristallines, et de nombreuses fleurs sauvages.

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DSC_3587Vieux tronc d'arbre, qui a poussé dans un  bloc de lave.

Très proche de l’office du tourisme et au début de la route des trois coulées de lave, nous découvrons un pont médiéval, de quatre arches, en pierre de lave, dont les premières références sont du XIII siècle.

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 Il a été reconstruit dans les années 1427 et 1428 après des tremblements de terre dans la région.

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Quand nous avons vu la première cette église de loin, avec sa tour octogonale (rare dans la région), nous pensions que c’était un château. D’influence médiévale, les ouvertures sont plutôt de style gothique. 

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Il a été construit, avec de la roche volcanique et des briques, entre la fin du XIXe et début du XXe. Nous ne pouvions pas accéder à l’intérieur car l’église est ouverte uniquement pour les messes du dimanche.

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Le château Médiéval "Estada Juvinyà" : L'origine du château remonte au XIVème siècle, la famille Juvinyà décide de construire ce château, à cet endoit, pour y vivre. C'est l'édifice, civil, le plus antique de la Catalogne. Il est formé de deux corps : la tour, la partie la plus antique et la maison du XIV siècle. En 1972 il a été déclaré Bien Culturel, d'Intérêt National. En mai 2003, le château a été rénové et maintenant on y trouve, à l'intérieur, le Centre d'Interprétation de la ville. 

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A proximité de Sant Joan les Fonts, avant de partir pour le prochain village, par le secteur de la Garrotxa (Gérone), se trouve les restes d'un monastère roman. 

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Dans un cadre bucolique, il vaut le détour rien que pour profiter du paysage aux alentours, et pour la rivière Fluvià, qui passe à côté.

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L’église est construite principalement avec du grès rose. Il convient de souligner spécialement les absides, d’une beauté spéciale, décorés avec des bandes lombardes, les chapiteaux de style corinthien, taillés avec des reliefs végétaux et animaux fantastiques.

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La visite de la ville et le parcours, au milieu des coulées de lave, furent pour nous une belle découverte.

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Connaissez vous cette région volcanique de Catalogne, surprenante ? Si non, je vous conseille d'aller y faire un petit détour, c'est surprenant à voir ! Si vous le souhaitez, vous pouvez me laisser un commentaire, cela me fait toujours plaisir ! A bientôt !

 Suite : Castellfollit de la Roca

 

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15 mai 2018

Prats-de-Mollo

Vacances en Espagne : Dimanche 29 Avril

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Notre escale du dimanche, juste avant de passer en Espagne, sera réservée à la jolie ville de Prats-de-Mollo, juste avant la frontière espagnole.

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La route pour y accéder est plutôt sinueuse et il faut un bon moment pour y monter.

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Tout le long de la montée, nous croisons des vaches et chevaux en liberté, qui cohabitent ensemble. 

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A la fin du printemps, ou au début de l'été, les bergers accompagnent leurs troupeaux vers les estives, le chemin inverse se faisant généralement au début de l'automne.

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Parfois des troupeaux de plusieurs centaines de bêtes défilent ainsi sur le bitume, guidés par l'impétueux labrit, l'historique berger des Pyrénées, qui tend de plus en plus à être remplacé par le patou et un lointain cousin écossais le border collie.  

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La route serpente dans la vallée, traverse quelques villages et arrive finalement à Prats-de-Mollo, en bout de la vallée

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Nous poursuivrons, ensuite, cette route, qui monte au col d'Ares, pour passer en Espagne.

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Ville fortifiée,  Prats-de-Mollo est située tout au bout de la vallée du Tech, à 50 km de Perpignan. 

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Elle est entourée d’un rempart et construite autour de l’église Saint Juste et Ruffine. 

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Au-dessus de celle-ci se trouve le fort Lagarde qui est une fortification de type Vauban. 

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Prats-de-Mollo est une ville qui m'a beaucoup charmée lorsque je l'ai découverte. 

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Au fond d'une vallée verdoyante à plus de 700 m d'altitude, l'air y est pur. Une aire de service accueille les campings caristes, en pleine nature.

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Le centre-ville est petit, mais possède un patrimoine historique très riche et bien conservé.

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La ville a conservé une bonne partie de ses fortifications, construites au XIVe siècle, entièrement remodelées par Vauban à la fin du XVIIe siècle.

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Comme à Villefranche, Vauban fit construire au-dessus de Prats un fort.

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Une petite visite à pied s’impose avec un parcours qui nous mène de souterrains, en chemins de ronde.

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Dédiée aux saintes Juste et Rufine, l’église est un bâtiment d'origine romane, presque totalement reconstruit au XVIIe siècle, dans un style gothique tardif caractéristique des églises catalanes de cette époque. De l'ère médiévale, elle conserve sa belle porte à ferrures, ainsi qu'un grand clocher-tour quadrangulaire. L'église comprend des fonds baptismaux magnifiques, derrière une grille majestueuse.

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Le spectacle le plus connu, à Prats, se situe à l'époque du carnaval, en février, où la Fête de l'Ours attire un énorme public amateur de folklore et d'émotions fortes.

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Difficile, alors avec la foule,  d'admirer tranquillement la ville, ses portes, ses ponts, ses fontaines, ses cascades, ses petites places, ses maisons anciennes...

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... ses jardins publics, qui méritent pourtant qu'on s'y attarde.

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Si vous le souhaitez, vous pouvez me laisser un commentaire, cela me fait toujours plaisir ! A bientôt !

Suite :  Sant Joan les Fonts

 

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14 mai 2018

Etang de Thau

Vacances en Espagne : Samedi 28 avril 2018

Escale pour notre première soirée, à l’étang de Thau, en face de Sète.

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Nous en profitons pour faire une petite balade, en bordure de cette immense mer intérieure, sur la Voie Verte, de Balaruc à Mèze, qui nous conduit entre étangs et garrigue. 

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Cette piste cyclable est très empruntée notamment par des groupes de vélos, ou piétons.

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C’est une découverte magnifique, située à proximité de Bouzigues.

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Ce village vit principalement de la conchyliculture (élevage des coquillages, huîtres et moules) et du tourisme. 

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Petit village de pêcheurs, typiquement méditerranéen, il a su garder ses traditions et son charme d'antan.

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Cette balade nous offre des vues panoramiques, et une très belle approche de la nature.

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L’étang de Thau, est le plus grand étang du Languedoc : 18 km par 6 km. Il est séparé de la Méditerranée par un long et fin cordon de sable.

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Dans ses 7500 ha,  vivent des milliers d'oiseaux, et des herbiers de posodonie, poumon vert de l'étang, propices au développement de la conchyliculture. 

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400 espèces différentes d’animaux s’ébattent sur le plan d’eau et dans ses recoins les plus secrets. Anguilles,  loups et daurades partagent avec les producteurs locaux le festin des coquillages qui y sont produits chaque année. 

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Des flamants roses, des hérons cendrés, des aigrettes, des goélands, des échasses, des centaines d’oiseaux campent fièrement sur cette vaste étendue préservée. 

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Ici, la faune et la flore nous ont charmés par leur richesse.

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Sur l’étang de Thau, s’est installée une colonie de flamants roses. Ils semblent avoir trouvé, à l’abri des vents, un nouveau paradis. Ils sont venus en masse près de l’étang de Thau,  de manière à pouvoir tendre la patte aux promeneurs éblouis.

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La Tramontane les pousse plus loin du rivage, mais ils restent là, sûrement parce qu’ils ils s’y sentent chez eux. 

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Notons aussi qu’ils sont de moins en moins sauvages et se laissent facilement approcher.

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Que ce soit dans les livres ou sur les sites Internet, on nous explique que les flamants roses émigrent en Octobre pour partir en Afrique et reviennent en avril. Inexact dans notre région. L’été, à partir du mois de juin, ils quittent nos rivages pour aller se réfugier en Camargue. 

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Nous assisterons au soir, à un magnifique coucher de soleil sur l'Etang de Thau et ses flamants roses. Nous n'avons pas boudé notre plaisir, devant ce spectacle aux teintes rouges orangées.

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Un spectacle toujours impressionnant, romantique à souhait, le coucher de soleil fait partie intégrale des vacances, surtout avec la belle saison qui revient... c'est le moment de régler son appareil photos !

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Suite : Prats de Mollo

 

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28 mars 2018

Sri Lanka : en conclusion

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Au sud-est de l’Inde, telle une goutte d’eau dans l’immensité de l’océan, le Sri Lanka se dresse fièrement. Comme un phœnix, il renait de ses cendres, et laisse derrière lui trente années de guerre civile, et un souvenir douloureux, dû au tsunami de 2008. Aujourd’hui, c’est une nation qui s'ouvre au voyage, prête à aller de l’avant, et fière de sa diversité culturelle.

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Destination exotique et dépaysante par excellence, je dois l’avouer, que rien que son surnom évocateur de « perle de l’océan indien » était déjà plein de promesses, au départ. Son autre surnom, « larme de l’Inde » est peut-être, aussi, révélateur de l’envers du décor.

Au Rocher du Lion

Il est vrai que le Sri Lanka est une magnifique destination, un pays accueillant, aux paysages somptueux, riche d’un patrimoine culturel et naturel exceptionnel. Alors pourquoi ce sentiment mitigé me direz-vous ? Voici mes impressions de ce que j'ai aimé, et ce que j'ai moins aimé, dans ce pays :

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J’AIME … Les Sri Lankais, sont adorables, à commencer par notre guide. Nous avons particulièrement été séduits par la gentillesse et la dignité de la population locale.

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Les Sri Lankais ont toujours le sourire, ils sont serviables et polis. Ils sont fiers de leur pays, et ils aiment partager leur culture. Un vrai coup de cœur pour cette population chaleureuse et généreuse.

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Enfin, les femmes sri lankaises ont toujours ce formidable sourire, en toute circonstance, celui qui vous réchauffe le coeur en 2 secondes, celui qui vaut de l’or, qu’il pleuve, qu’il vente, je crois n’avoir jamais croisé une femme faisant la moue dans ce pays. Au Sri Lanka, vous ne verrez également pas une femme boire ou fumer en public, ni se baigner dans la mer (à part les hommes).

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J’AIME… Ses paysages verdoyants, ses rizières et ses champs de thé à perte de vue où le temps semble s’être arrêté. Les contrastes de couleurs aux différentes heures de la journée sont saisissants. 

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La nature est omniprésente et invite à la contemplation pour peu que l’on sorte des sentiers battus.

 

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J’AIME… La cuisine, avec une mention spéciale pour le Kotthu, plat tamoul, à base de pâte de riz coupée en petit morceaux, auxquels on ajoute des légumes et des oeufs. Et évidemment le plat national, le « Rice and Curry » et toutes ses variations végétariennes qui ont fait mon bonheur. Sans oublier le « Curd », ce délicieux yaourt au lait de bufflonne accompagné de miel ou de sirop de palmier.

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J’AIME… Les tuk-tuk personnalisés et customisés façon « tunning » totalement insolites et décalés. 

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Joyeuse ambiance sur les routes sri-lankaises avec ces petits véhicules qui peuvent avaler des kilomètres et supporter tous les terrains. Incontournable !

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J’AIME… Les trains à bord desquels on peut circuler la tête penchée à l’extérieur où assis sur les marches des portières ouvertes pour admirer le paysage qui défile. 

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Superbe expérience à travers les champs de thé entre Nuwara Eliya et Ella. 

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Et un moment privilégié avec la population locale…

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J’AIME… La ferveur religieuse est présente, mais discrète, et certainement pas agressive, comme c’est le cas dans certains pays. Bouddhistes (69%), hindouistes (16%), catholiques (7%) et musulmans (8%) se côtoient, aujourd’hui, dans la paix et dans le respect, de quoi nous laisser rêveurs, dans le contexte actuel.

 

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Le soir, les chants qui résonnent, dans les temples bouddhistes, se mêlent à ceux des muezzins, qui appellent à la prière, une ambiance surréaliste que j’ai adorée !

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Le pays est doté d’écoles catholiques, musulmanes, hindouistes.

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J’AIME… enfin  la faune exceptionnelle de ce pays, sans oublier les meilleurs spots pour observer les animaux de la manière la plus écoresponsable possible. 

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En liberté ou dans des centres de protection, la faune du Sri Lanka se compose à 16 % d'espèces endémiques.

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Il y en a pour tous les goûts : des oiseaux, des tortues, des mammifères… Un véritable paradis terrestre pour les adeptes des voyages animaliers !

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J’AIME… lorsqu’un grain de sable s’est glissé dans les rouages de votre corps, des techniques ayurvédiques existent, pour retrouver son équilibre. Elles peuvent être à base de nourriture, de plantes, de massages, de méditation, de yoga, de chant et de respiration. Oui oui, tout ça ! 

 

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JE N’AIME PAS… La conduite rock’n roll sur les routes sri lankaise, on a fu mal à s’y faire. Nous avons eu des frayeurs, et sommes heureux d’en être sortis indemnes. Tout d’abord, ancienne colonie anglaise oblige, le volant se trouve à droite, donc les gens conduisent à gauche. Sur une route, vous vous retrouverez très régulièrement nez à nez avec une moto en face, une voiture, un bus, car les règles pour doubler sont assez anarchiques !

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Avec un camion, une vache, une moto et des piétons de votre côté de la route et pareil en face, vous doublez, vous ne savez pas comment, mais ça passe toujours ! Parfois on ferme les yeux, se disant que ce n’est pas possible d’ailleurs… Le klaxon est roi, c’est lui régit la route !

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JE N’AIME PAS… Les hordes de japonais et de chinois, qui parlent fort dans les sites sacrés et ne respectent pas la sérénité de ces lieux, malgré les demandes discrètes des moines. Les bousculades et le manque d’égard vis à vis des autres visiteurs m’ont ulcéré. Et je vous passe les forêts de perches télescopiques qui envahissent les sites, empêchant de profiter de la beauté des lieux ( comme au temple de Dambulla). 

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Le Sri Lanka est devenu une destination très à la mode, notamment auprès des touristes asiatiques, il est parfois difficile de maîtriser l’afflux touristique sur un si petit territoire, qui semble avoir du mal à absorber cette fréquentation de masse.

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JE N’AIME PAS… Les courses-poursuites des tuk tuk qui se doublent sans arrêt, entre eux, à celui qui arrivera le premier. 

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On reste souvent coincé pendant plus d’une demi- heure au milieu des véhicules à inhaler les pots d’échappement (l’horreur !).

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JE N’AIME PAS Les tarifs prohibitifs des entrées pour les sites culturels, les parc nationaux et les activités. En total décalage avec les prix pratiqués dans le pays pour tout le reste (nourriture, hébergement, transports…).

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JE N’AIME PAS… Les milliers de chiens errants rongés par la galle et les tiques, faméliques et laissés sans soins, ces scènes ont été un véritable crève-cœur pour moi. Heureusement, nombreux sont aussi ceux qui ont des maîtres, qui, pour le coup en prennent soin. Les chauffeurs font également très attention aux chiens aux bords des routes et, à mon grand bonheur, en 15 jours, je n’ai pas vu un seul animal écrasé (merci à la culture bouddhiste).

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JE N’AIME PAS… Les éléphants enchaînés dans certains temples ou servant d’attraction pour touristes, qui, hélas, n’ont pas la même chance que leurs congénères en liberté dans les parcs nationaux. 

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Nous sommes allés voir l’orphelinat pour éléphants à Pinnewala. Et là encore, une fois arrivée sur place, des milliers de touristes. Et cette impression de cautionner encore une sorte de mascarade dont les animaux sont les premières victimes.

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Pour conclure : nous dressons un bilan  positif de ce voyage au Sri Lanka. Sur le fond, nous avons découvert un pays très attachant, pour ses habitants d’abord, leur mode de vie, leurs coutumes, et leurs culture. Nous avons été subjugués par la découverte de ce pays aux richesses insoupçonnées et d’une telle diversité !

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Le choix de notre itinéraire était principalement guidé par la découverte de la faune sauvage, avec les sites et réserves naturelles incontournables, mais aussi quelques temples, et un petit break balnéaire, à la fin du séjour. 

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Cet itinéraire nous a permis une approche, intéressante, des multiples facettes du patrimoine. Ceci, notamment, grâce à notre guide, aussi passionné que passionnant, qui a su nous amener à l’essentiel, ne ménageant pas ses enseignements dans tous les domaines, avec une extraordinaire ouverture culturelle.

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Les hébergements furent tous de très bonne qualité, avec de bonnes prestations, de même que les différents restaurants, de surcroît dans des lieux très pittoresques.

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Ce séjour, d'une dizaine de jours, restera longtemps gravé dans nos mémoires. N’hésitez pas à partager vos impressions et les coups de cœur, de votre voyage au Sri Lanka, en commentant cet article. Si vous avez des questions, sur cette destination, n'hésitez pas non plu ! Merci et à bientôt !

 

 

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23 mars 2018

Sri Lanka : la capitale Colombo

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Notre dernière étape, de notre séjour au Sri Lanka, sera la capitale Colombo, le poumon économique du pays. Elle attire de nombreux touristes, malgré sa turbulence, et ce, pour de multiples raisons.

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Son nom lui a été donné, en l'honneur de Christophe Colomb, par les Portugais, en 1505, lorsqu'ils sont arrivés sur l'île. Il signifie aussi bien "feuille de manguier" que "port" en cingalais.

Mémorial de l'indépendance

La ville a été colonisée par différents peuples, comme : les Arabes, les Romains, ou encore les Chinois, suivis par les Portugais, les Néerlandais et en dernier lieu les Britanniques, qui ont, tour à tour, laissé leurs marques sur la ville.

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Ville de 2 millions d'habitants, (5.6 avec sa banlieu), la plus grande ville du Sri Lanka, est devenue un savant mélange de toutes ces influences , où se côtoient d’imposants gratte-ciels, et des bâtiments historiques. 

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Ce qui frappe le regard, à Colombo, c'est en effet ce curieux mélange de styles. 

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A côté des maisons traditionnelles cinghalaises, des bazars et marchés populeux, des temples aux formes hardies et aux couleurs étonnantes, des églises, et mosquées, des bâtiments coloniaux du XVII° siècle, (vestiges de la colonisation hollandaise), voisinent avec des maisons victoriennes, anglaises du XIX°, et de modernes immeubles, et buildings !

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Les religions bouddhistes, hindoues, islamiques, indiennes, et contemporaines se reflètent dans l’architecture de Colombo.

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La ville offre des circuits agréables pour se promener, tantôt dans des endroits faits pour les touristes, mais aussi dans des quartiers plus authentiques, où le dépaysement est garanti !

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Colombo est un vrai mélange d’ethnies : cinghalais, tamouls, maures, burgers, vivent dans une ambiance socio-culturelle, étonnante ! Les commerçants étant principalement hindous et musulmans, nous passons devant des temples et des mosquées, parmi les plus beaux du pays.

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Nous commençons par faire un tour de ville dans une circulation délirante : voitures, camions surchargés, 2 roues... sans oublier les tuk tuk, sortes de taxis tricycles à moteur, voire des chars à boeufs, tous circulant en klaxonnant, ou agitant frénétiquement leur sonnette. Impossible de faire 100 mètres, dans Colombo, sans être interpellé par un tuk tuk. C’est simple, ils sont partout. 

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Avant de monter dans un tuk tuk, demandez le prix, et divisez par 3 voir bien plus. Ils créent une cacophonie agressive de capitale asiatique ! Il y a également un nombre impressionnant de bus, qui sillonnent la ville. 

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Nous nous dirigeons vers le quartier populaire et marchand de Pettach, au milieu des échoppes et des minuscules boutiques. Cette balade à pied, dans ce « bazar sri-lankais »,  est idéal pour faire nos emplettes, avant notre départ. Nous y achetons quelques petits éléphants artisanaux, en bois, des tee shirts, du thé... et bien d'autres souvenirs.

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Mieux vaut éviter, à tout prix, de pénétrer en voiture, dans ce gigantesque marché de rue, car la circulation y est très difficile et aucune place pour s'arrêter, n'est réellement disponible.

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Pettach, ce sont des dizaine d'avenues, de rues, de ruelles, où nous pouvons admirer, au passage, un temple hindouiste de quartier. L'enchevêtrement des formes et des couleurs, cette structure entièrement recouverte de statues est à couper le souffle.

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C'est un bric à brac de statuettes, de différents dieux hindous, certaines avec plusieurs bras, ou d’autres de différentes couleurs.  Sa décoration bariolée et finement détaillée mérite le détour, le temps d’une petite photo.

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Nous y trouvons tous les produits artisanaux fabriqués sur l'île : des porcelaines aux bijoux, des paires de chaussures d'occasion aux smartphones, à des prix défiant toute concurrence, des tongs aux poisson séché, des remèdes ayurvédiques aux fleures en plastique, de l'encens, des fringues, de l’électroménager...

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Les trottoirs sont bondés de monde et de vendeurs ambulants, qui haranguent la foule avec leurs mégaphones. Les immeubles sont entièrement recouverts d’enseignes, si bien qu’on ne les voit même plus. Dans le quartier très vivant de Pettah, nous en prenons plein les yeux !

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Ici, le bazar prend tout son sens ! On croise des mères de famille en sari, venues faire leur course, pour le repas du jour, plus loin des livreurs qui ravitaillent encore les stands avec de simples charrettes en bois.

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Chaque profession a sa rue,  les commerces sont regroupés par spécialité, c'est donc facile d’ignorer les rues qui ne vous intéressent pas, et de repérer les autres dès l'entrée dans un secteur.

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Le marché couvert (fruits et légumes), vaut le coup d'oeil également. Nous y trouvons de nombreuses petites échoppes qui font de la restauration rapide, idéal pour manger sur le pouce. 

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Sachez, cependant, que se balader dans quartier de Pettha est magique, mais éprouvant ! Toutefois, ce fut une belle expérience pour nous, différente de tout ce que l'on a pu voir dans le pays !

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Juste à côté, se trouve le quartier du Fort, beaucoup plus propre, où nous trouvons la mosquée rouge Jami Ul-Aftar. 

 

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Elle ressort dans le décor des vieilles échoppes, aux enseignes superposées les unes aux autres. Achevée en 1909, c’est la plus grande mosquée du Sri Lanka. Ses 6 étages sont entièrement dédiés à la prière et peuvent accueillir jusqu’à 10 000 fidèles

mosquée Jami ul-AftarLa mosquée rouge.

Il arrive très souvent, que les habitants nous disent bonjour, en passant.  Ils prennent plaisir à vivre une nouvelle expérience avec nous : en nous saluant, en souriant, en nous faisant un signe de la main. Les salutations deviennent un jeu et leur rire est vite communicatif. D'une manière générale, les sri lankais sont très accueillants, très souriants, agréables et toujours présents pour vous renseigner.

DSCF0424Ma fille à gauche et une femme de notre groupe.

Depuis Pettah, en prenant le pont au niveau du rond point de l’horloge, nous débouchons sur le quartier du Fort, face à la mer, où l’on peut encore observer de vieux édifices coloniaux. Dans ce quartier historique, on y trouve le bâtiment du Vieux Parlement, qui abrite le Secrétariat Présidentiel du Sri Lanka. 

Vieux ParlementLe Vieux Parlement.

Il se trouve à proximité de la Tour de l'Horloge du Phare.  Monument très connu à Colombo, car elle servait à éclairer les navires à l’époque.

tour de l'horloge

Les édifices de style victorien, comme l'immeuble Cargills Main Store, (rouge et blanc), ont gardé l'atmosphère anglaise. Une restauration est en court pour redonner des couleurs à ce quartier tombé en décrépitude.  J’ai bien aimé l’ambiance de ce quartier, colonial, qui est tout à fait particulière, comme si la vie s’était arrêtée, dans un passé lointain !

DSCF0466Cargills Main Store.

Au sud du quartier du Fort, se trouve une vaste étendue verte, un jardin public un peu désert. C’est Galle Face Green, qui s’étend face à la mer, entre les tours jumelles et le mythique Galle Face Hôtel. Il faut y venir en fin d’après-midi pour le coucher du soleil. Cette petite promenade, sur le front de mer, nous permet de découvrir de beaux bâtiments coloniaux, bien rénovés, dont les bâtiments administratifs et les commerces les plus importants (bijouteries, artisanat...).

Galle Fort

Nous poursuivons notre route vers le quartier de Cinnamon Gardens. C'est un endroit, qui contrairement au reste de la ville, reste assez calme. Et je peux vous dire que ça fait du bien de sortir un peu de la torpeur de Colombo qui peut vite être fatigante. Premier monument d’envergure, l’ancienne mairie de la ville, que l’on surnomme ici la Maison Blanche. Si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous verrez devant vous un parc agréable pour une belle balade.

DSCF0375La Maison Blanche du Président.

Juste à côté, nous passons devant le Musée National, encore un très bel édifice colonial. Inauguré en 1877, dans un élégant bâtiment colonial, construit spécialement, il présente le patrimoine culturel, du pays, à travers de belles collections, issues de différentes périodes historiques. Dans ce quartier, il faut prendre le temps de se balader dans les larges allées arborées qui abritent la plupart des ambassades étrangères, dont certaines sont vraiment impressionnantes !

musée nationalMusée national de Colombo.

Il est maintenant temps pour nous de quitter Colombo, ville pleine de surprises, pour rejoindre notre hôtel. Nous mangerons, au soir, dans un superbe restaurant étoilé, au décor de rêve, dont voici quelques photos :

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Ansi se termine ma petite balade dans cette ville mouvementée, je ne vous en ai livré ici qu’un bref aperçu, car il est bien évident qu’il reste de nombreux endroits à y découvrir ! Alors faut-il visiter Colombo : La ville n’est pas inintéressante, lors d'un long séjour, nous avons eu plaisir à la visiter. Malgré tout, on doit admettre qu’elle ne présente pas le même intérêt que des sites plus emblématiques du Sri Lanka : tels que Sigiriya, Dambulla, Kandy, ou les anciennes capitales d’Anuradhapura et de Polonnaruwa. 

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Ainsi se termine notre grand voyage au Sri Lanka. Nous y avons vécu des expériences incroyables, admiré des paysages sublimes, fait des rencontres incroyables, et mangé des plats très épicés et variés... Ces neuf jours n’étaient qu’un échantillon d'un pays aux multiples facettes, dans lequel il faudrait retourner, pour l’explorer plus en profondeur !

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Dans l'article suivant pour conclure la visite de notre séjour de 9 jours au Sri Lanka : nous détaillons, pour ce qui désireraient aller dans ce pays, ce que l'on a aimé, et ce que l'on a moins aimé !

N’hésitez pas à partager vos impressions et vos coups de cœur, en commentant cet article ! A bientôt !

 

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Sri Lanka : plages de Kalutara

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Nous poursuivons notre route, en direction de la côte sud ouest, du Sri Lanka, vers la petite station balnéaire de Kalutara.

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Cette région est une des plus touristique du pays, en raison de la facilité d’accès, due à la proximité de Colombo et de l’aéroport, (35 km), mais également en raison de la grandeur des plages, qui se succèdent, pratiquement sans interruption, de Kalutara à Matara.

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A Kalutara, notre point de chute, nous trouvons de très belles plages naturelles et sauvages, encore peu fréquentées, qui ont la chance d'être épargnées, pour l'instant, par les constructions hôtelières. 

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Tout du long de la plage, des cocotiers s'étirent vers le ciel. Paradisiaque ! La plage est bordée, aussi, nombreux  frangipaniers et de toutes sortes d'autres essences de bois, et de fleurs, léchées par les vagues de l'océan indien.

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L'on peut marcher pendant des heures, sans croiser beaucoup de monde, pour notre plus grand plaisir ! Les nombreux bateaux de pêcheurs colorés, sont dignes des décors  de plus belles cartes postales. 

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Si vous aimez regarder les rouleaux des vagues venir s'échouer sur la plage, vous assisterez à un beau spectacle que vous offre la nature ! Faire attention, par contre, pour la baignade, car la mer à cet endroit, peut être très déchaînée !

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La pêche est une activité vitale au Sri Lanka. Elle se pratique soit : sur échasse, sur de petites embarcations très colorées, sur des pirogues à balancier, où depuis la plage, où l'on tire le filet.  Par mer calme, de longs filets sont poussés au large, puis tirés hors de l'eau, par plusieurs familles avec femmes et enfants, et quelques touristes. 

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Il peut y avoir jusqu’à 40 personnes, qui sont à la manoeuvre, souvent pour une maigre récolte. Des familles de pêcheurs  vivent encore de la pêche : un spectacle que de voir les embarcations traditionnelles, affronter les vagues, pour ramener des crabes et des langoustes. 

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Au Sri Lanka, les pêcheurs ont développé une technique, aussi surprenante, qu’efficace : la pêche sur échasse. Les vagues de l’océan indien sont si puissantes, qu’elles rendent impossible la pêche en bordure de plage. Et pourtant, les poissons peuvent être nombreux à l’aube.

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Habitués à utiliser d’autres méthodes comme le filet ou le tuba, les pêcheurs Sri Lankais se sont adaptés. Ils ont planté des perches, sur lesquelles ils peuvent s’asseoir, et pêcher à une dizaine de mètres du rivage. En plus de connaître parfaitement leur environnement, ce sont de vrais équilibristes ! En fonction de la lune, de la saison, de la météo, ils choisissent où et comment pêcher. Ils sont souvent assis toute la journée, sur leur échasse, à attendre non pas les poissons, mais plutôt les touristes, curieux de faire de belles photos souvenir ! Un petit pourboire est toujours le bienvenu !

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Le Sri Lanka, est un zoo, grandeur nature, à l'état naturel. Des animaux que l'on ne voit, habituellement, que dans des parc animaliers, ou dans des reportages animaliers, ici ils sont partout ! Certains nous fascinent, ou nous amusent, comme les lézards en tous genres, et de toutes les couleurs...

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... d'autres, par contre, nous ôtent l'envie de toute baignade, comme les crocodiles.

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Certains que l'on devine, que l'on sait proche, et que l'on est bien content de ne pas voir (comme les serpents).

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Dans la catégorie,  intéressant à observer, mais bon, pas très appétissants : les varans terrestres (gros reptiles) que nous croiserons, très souvent, sur nos routes, ou à proximité de nos hôtels (à la recherche de nourriture).

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Ces lézards géants, surprenants, de 1.50 m de long, et pesant jusqu'à 10 kg, peuvent grimper facilement les surfaces verticales, comme les murs et les arbres. Malgré sa large taille, il se nourrit principalement de très petites proies comme des insectes, des escargots, des fourmis et des vers de terre. 

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Ils jouent un rôle important dans le contrôle des espèces ravageants les champs cultivés. Prenez note qu'ils ont très peur de nous et s'éloignent, rapidement, si l'on s'approche d'eux.

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Les varans malais, (ou varans d'eau), que l'on trouve très souvent aussi, au Sri Lanka, peuvent atteindre 3 m de long.  Ils figurent parmi les trois plus grands lézards au monde.

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Ces grands carnivores se nourrissent d'oiseaux et d'oeufs, de petits mammifères (surtout des rats), de poissons, de lézards, de grenouilles, de serpents, de bébés crocodiles, et d'oeufs de tortues.

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Il en existe plus d'une trentaine d'espèces, la plus célèbre étant le varan de l'île de Komodo en Indonésie, carnassier de 4 m de long, très dangereux, car il attaque l'homme.

Le Sri Lanka renferme une faune endémique fascinante que nous ne nous lassons pas d'admirer. Celle-ci ne se contente pas des zones protégées ou des parcs nationaux, elle évolue partout, et surtout là où on ne l'attend pas.

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Parmi ces rencontres inoubliables, nous avons eu la chance de rencontrer, aux abords de notre hôtel de très discrets écureuils géants, qui avaient  élu domicile.

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L'écureuil, géant, du Sri Lanka, possède certes quelques traits communs avec son petit cousin, mais encore faut-il parvenir à le voir d'assez près ou de le photographier pour s'en rendre compte. Il se caractérise par sa fourrure noire, sur la partie supérieure de son corps, et blanche sur sa partie ventrale, ses pattes rappelant celle des pandas, avec des oreilles très petites et courtes

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Nous avons aperçu, à plusieurs reprises, une silhouette noire, que nous avons prise au départ pour un drôle de singe, se déplaçant, furtivement, en sautant d'arbre en arbre. Interloqués, nous avons décidé de jouer les photographes animaliers, en nous cachant, patiemment, au pied d'un arbre pour parvenir à le shooter. Notre patience fut récompensée !

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Cet écureuil, endémique, est capable de sauter comme un singe, en s'agrippant de branche en branche, avec ses pattes de devant, mais aussi de courir à toute vitesse sur ses quatre pattes. Ce curieux animal fait malheureusement partie des espèces menacées, à cause de la perte de son habitat.

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Comme la plupart des autres villes sri-lankaises, Kalutara, où nous nous arrêtons, possède aussi des lieux historique, riches en culture : la Stupa de Gangatilake.

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Ce sanctuaire bouddhiste, imposant monument, est un site vraiment pittoresque ! Impressionnant de voir ici la ferveur des bouddhistes qui le fréquentent ! Le grand Dagoba blanc, est une icône de la ville, visible de loin, en raison de sa stature majestueuse. En plus d'avoir été un temple bouddhiste, le site a été utilisé à diverses fins,  à l'époque coloniale, notamment pour servir de fort et de résidence. 

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La Stupa Gangatilake est unique au monde, car entièrement creux, une structure de dôme en béton. Nous terminons la visite par l’intérieur du temple, après avoir bien sûr ôté nos chaussures. Les visiteurs peuvent profiter de l'atmosphère de sainteté et de paix. Tout l’intérieur est très joliment décoré de fresques, statues, sculptures... Sur les murs, 74 peintures murales, chacune repésentant un aspect différent de la vie de Bouddha.  Des histoires intéressantes car elles enseignent des valeurs morales précieuses. 

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Le bouddhisme joue un rôle important dans la culture de l'île. Les divers rituels religieux, qui ont lieu dans ce temple, sont une expérience authentique ! Les fidèles font leur prières en déposant une offrande (fleur, eau, nourriture …) après avoir fait trois fois le tour. Une ambiance vraiment particulière se dégage de cet endroit, car tout se fait en silence. Bien que nous soyons spectateurs, nous avons l’impression de troubler la paix de ce magnifique endroit. Nous apprécions,  également, le cadre attrayant du temple, où il est de tradition de déposer quelques roupies dans des boîtes de dons, en faisant quelques prières.

Ici, comme partout ailleurs, coexistent l’ancien et le moderne, entre l’effervescence de la ville, les hôtels, les monuments de style colonial, et le magnifique temple bouddhiste. Au soir nous rendons à notre hôtel Tangerine Beach, de Kalutara, avec sa superbe piscine. 

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Cet hôtel, avec  accès direct à la plage, est situé au milieu d'espaces extérieurs, joliment aménagés, entouré d'étangs tropicaux et d'un jardin de palmiers luxuriant. 

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Il possède un spa et un centre de bien-être conçu avec beaucoup de goût. Idéal pour les familles qui cherchent la tranquillité et des vacances balnéaires. 

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Au soir nous avons droit, dans notre hôtel,  à une petite démonstration d'un charmeur de serpent, impressionnant à voir !

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Colombo, notre dernière étape, sera le passage obligé, pour se mettre dans le bain et pouvoir continuer cette superbe découverte du Sri Lanka.

Suite : Colombo

 

 

 

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20 mars 2018

Sri Lanka : excursion sur la rivière Kelani

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Nous poursuivons notre route vers la ville de Kitulgala, où la rivière Kelani a servi de décor au célèbre film : " Le pont de la rivière Kwaï ". Le film a été tourné au Sri Lanka et non en Thaïlande, comme prévu au départ. Le pont en lui-même aurait coûté à lui seul près de 500 000 dollars, et reste l'un des décors naturels les plus chers jamais créés au cinéma.  L’ouvrage du pont a demandé huit mois de travail.

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Environ 1.500 arbres géants ont été abattus dans la jungle, débités en poutres, transportés par quarante-huit éléphants, jusqu’au site de construction, enfoncés dans le sol pour donner corps au plus imposant ouvrage jamais réalisé au Sri Lanka (130 m de long sur près de 28 m de haut). 

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Un superbe édifice qui allaient partir en fumée, une semaine après son achèvement, pour une scène de trente secondes au cours de laquelle 1.000 tonnes de dynamite pulvérisait le pont au moment où une locomotive tirant six wagons passerait. Cette explosion, à la fin du film, a nécessité une très grande logistique.

IMG_1070Reconstitution d'un pont suspendu, à la place de celui qui est parti en fumée poru le film.

Bien que les distances ne soient pas longues entre chaques lieux, les conditions du trafic et l'état des routes, (virages, nids de poules), obligent notre bus à rouler à une vitesse de 50 km/h, maximum, tout le long du parcours.

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Kitulgala est située sur la partie la plus pittoresque de la vallée de la rivière  Kelani, c'est pourquoi beacuoup de Britanniques ont construit leurs résidences secondaires ici, au temps de la colonie. 

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La route est longue mais tellement belle… Nous attendions cette journée avec impatience et n’avons pas été déçus ! Chaque virage dévoile des paysages plus beaux les uns que les autres : des rizières, des plantations de thé à perte de vue, des sommets qui culminent, des forêts d’eucalyptus, des rivières, des cascades, des villages perchés dans les montagnes…

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L’ immense rivière Kelani,  qui descend tout droit du pic d'Adam,  appelé « la montagne au papillons », s’étend sur 145 km de long et représente la quatrième plus longue rivière du Sri Lanka. Elle prend sa source au cœur d’une réserve naturelle sauvage, et s’écoule à travers une étroite gorge rocheuse. 

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Le paysage est particulièrement spectaculaire, avec des falaises boisées plongeant vers les eaux agitées de la rivière Kelani. Très prisé par les amateurs de sensations fortes, le rafting est une activité possible dans la descente des rapides de cette rivière.

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Il est pratiqué aux abords du village de Kitulgala, situé dans une jungle de moyenne altitude.

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Cette aventure palpitante dans les eaux tumultueuses de la rivière Kelani, est aussi bien adaptée aux amateurs, qu’aux avertis, qui recherchent les sensations fortes ! 

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La région est également prisée des amateurs de canoë-kayak.

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Nous ferons une pause, bien méritée, au midi, dans un restaurant de type colonial, dont l'emplacement donne directement au dessus de la rivière. 

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IMG_1097 Petite pause photo avec ma fille.

Dans ce restaurant, qui nous a servi une cuisine locale, nous avons eu droit à l'incontournable : « Rice and Curry ». C'est une sorte de thali indien, que les Sri Lankais mange tous les jours et souvent plusieurs fois par jour.

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Ce plat traditionnel est composé de riz blanc servi avec différents curries. Les légumes, les lentilles, le poisson ou la viande sont cuisinés en sauce, avec un excellent mélange de cumin, de poivre, de safran, de curcuma, de lait de coco et de piment. Ce plat nous offre un repas varié, et très épicé, aux saveurs du Sri Lanka.

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Pour le dessert, on nous amène un bol en céramique blanche, rempli d'un gros morceau de caillé blanc, ferme.  Le caillé ressemble beaucoup à un yogourt grec, à la fois dense et non sucré mais rafraîchissant. Il s'avère que le caillé est en effet du yogourt, fabriqué à partir du lait de buffle. 

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Après un bon repas nous empruntons le bac (bateau), à chaînes. Il s'agissait, autrefois, d'une embarcation qui permettait aux personnes de traverser une rivière, ou un canal, lorsque l'éloignement des ponts obligeait à parcourir une trop grande distance. A l'époque où les moyens de locomotion n'étaient pas ce qu'ils sont à l'heure actuelle. IMG_1102

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Par exemple lorsque des agriculteurs avaient des vaches au champ, de l'autre coté d'une rivière, et que les ponts étaient éloignés de quelques kilomètres, ils utilisaient un bateau à chaînes pour aller traire leurs vaches matin et soir et pour ramener le lait.

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Lorsque qu'un hameau se trouvait de l'autre coté de la rivière, par rapport au village, et qu'il fallait parcourir une longue distance pour trouver un pont, on empruntait un bateau à chaîne. Ces bacs ont été un peu oubliés, depuis quelques années, mais certains villages ont conservé les leurs, ceux-ci font parti du patrimoine local, ils sont utilisés actuellement pour le tourisme.

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C’est aussi dans les eaux tumultueuses de la rivière Kelani, que vivent de nombreuses espèces endémiques de la faune et de la flore.  En raison de son emplacement dans une zone de transition, entre les basses terres tropicales (100 m d'altitude), et les hautes terres fraîches (800 m d'altitude),  les espèces des deux écozones vivent dans le Sanctuaire d'oiseaux de Kitulgala. On peut même rencontrer l'aigle royal, dans ces montagnes. 

Pour tous ceux qui se passionnent pour les randonnées, cette expérience dans les montagnes, du centre de l'île, aux paysages majestueux, est à ne pas manquer.

 

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17 mars 2018

Sri Lanka : les chutes de Ramboda

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Situées à 24 km de Nuwara Eliya, au centre du Sri Lanka, les impressionnantes chutes de Ramboda, où nous nous arrêterons au midi, pour manger, constituent le lieu idéal pour les visiteurs à la recherche de dépaysement. Au pays du thé, c'est l'une des destinations touristiques les plus populaires du Sri Lanka.

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Depuis le pont de Ramboda, de la route ou des sentiers aux alentours, les chutes s'admirent depuis une multitude de points de vue. 

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Onzième chutes, les plus hautes du pays, les cascades de Ramboda sont surtout connues pour leur beauté et leur environnement unique. 

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On peut les approcher de près, en passant par le restaurant, où nous avons mangé au midi.

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Nous sommes descendus jusqu’au pied des chutes d’eau par un chemin un peu raide et glissant. C'est l'une des plus hautes chutes du monde, un endroit qui n'a pas encore été touché par l'urbanisation.

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Formées par Panna Oya, elles s'abattent, depuis 109 mètres de haut, en dévalant la montagne, au milieu de rochers impressionnants, aux couleurs sombres. 

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Elles forment de magnifiques cascades, avant de reprendre paisiblement leur chemin, entre collines, montagnes, cultures en terrasses, rizières et plantations de thé. 

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Nous assisterons à une véritable palette de verts : du vert émeraude des palmiers, au vert tendre des rizières, en passant par les verts plus sombres de la jungle.

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Cette cascade est remarquable par sa taille et ses niveaux différents, avec une vue somptueuse, sur la vallée luxuriante.

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Au retour de notre balade, nous déjeunons dans le fameux restaurant, de l’hôtel "Ramboda Falls", qui se trouve au pied de la cascade.

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Nous y mangerons un bon « Rice and curry ». 

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Ce repas se compose de riz, accompagné de plusieurs plats de curry, de légumes aussi délicieux les uns que les autres, de chips de farine de riz et d'un plat de lentilles. L’intérêt est que ce plat est en fait composé de beaucoup de plats (jusqu’à 10 !) et entièrement vegan, sympa non ? Ce plat très copieux et délicieux est assez simple à faire, malgré les apparences.Toutes les familles sri-lankaises ont leur propre recette de ce plat national.

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L’un des meilleurs restaurants, que nous ayons jamais vu, au Sri Lanka, avec un panorama imprenable sur la cascade, et la vallée alentour magnifique !

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L’eau est froide, car elle provient directement des sources montagneuses, mais se baigner sous une cascade, ou juste devant,  est un souvenir inoubliable ! 

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Elle est fréquentée par des sri-lankais du coin, peu frileux, ou même venus de loin, car populaire. Si vous avez envie de découvrir les habitudes des locaux, vous êtes au bon endroit ! 

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Passage incontournable pour qui visite la région et les plantations de thé des environs, les Chutes de Ramboda, dans un lieu préservé, valent assurément le détour. Nichées dans une nature encore sauvage, au sein d'une végétation luxuriante, et d'un cadre montagneux, les cascades de Ramboda, nous aurons offert un spectacle hors du commun... 

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Quelques singes nous tiendront compagnie, au pied du restaurant. Le macaque à toque, qui doit son nom à la touffe de poils qu’il a sur la tête, est un petit singe rusé et chapardeur que l’on rencontre souvent près des temples ou dans les parcs. Peu farouche, toujours à la recherche de nourriture, il vous observe du coin de l’œil et n’hésite pas à plonger la main dans votre sac laissé ouvert…

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Depuis quelques décennies, les macaques à toque sont menacés par le rétrécissement de leur habitat naturel et par le trafic d’animaux. La population a en effet chuté de moitié en moins de 40 ans. C’est aussi une des raisons pour lesquelles, ils se rapprochent de plus en plus des zones urbanisées et des temples où les touristes et les fidèles les nourrissent.

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Au soir nous mangerons et dormirons, à notre hôtel de Nuwara Eliya : l'Araliya Green Hills, dont voici quelques photos :

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Cette région montagneuse, offre un cadre idyllique, à l'atmosphère calme et reposante, pour les amoureux de la nature, un incontournable à inclure dans son itinéraire de voyage !

 

 

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Sri Lanka : concours de cueillette de thé

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Après la visite de la fabrique, un  concours de cueillette de thé est organisé, dans les collines, pour les femmes et les enfants de notre groupe, dont ma fille fera partie. En fin de journée, nous visiterons la jolie ville coloniale de Nuwara Eliya.

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Avant de commencer, notre récolte de feuilles de thé, des cueilleuses professionnelles nous font une démonstration des étapes correctes de la cueillette, qui durera 40 minutes.  Outre les méthodes de culture, la cueillette est aussi très importante pour obtenir un thé d’une grande qualité. La cueillette du thé n’a pas lieu toute l’année.

IMG_0983Ma fille, très concentrée sur son travail de cueilleuse de thé.

En effet, pendant certaines périodes, lorsque le nombre d’heures d’ensoleillement décline, le théier entre en « dormance », il  vit comme au ralenti. A l’issue de chaque période de dormance, le théier s’éveille et vient alors le temps de la première récolte. 

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Le nombre de cueillettes possibles dans l’année dépend de la latitude, du nombre d’heures d’ensoleillement, de la pluviométrie, ainsi que des températures. Ainsi certains jardins de thé ne peuvent produire que 2 récoltes par an et d’autres, notamment au Japon ou au Sri-Lanka, pourront aller jusqu’à 4 récoltes.

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C'est un travail, minutieux, fatiguant, qui est encore largement effectuée à la main, et qui nécessite beaucoup d’expérience. 

IMG_0996La fabrique de thé.

La récolte manuelle est due à differents facteurs : la qualité du thé souhaitée, la nature du terrain, sur lesquel le thé est cultivé (le plus souvent en pente), le faible coût de la main d’oeuvre. La cueillette représente à elle seul près de la moitié du coût de revient du thé. 

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Les cueilleuses nous expliquent qu'il existe 3 types de cueillette, bien distincts, offrant donc des thés qui seront  d’excellence ou bien de qualité moyenne :

- En premier lieu la cueillette impériale : Celle-ci consiste à cueillir le bourgeon ainsi que la petite feuille qui le suit. C'est donc l’assurance d’une qualité aromatique exceptionnelle et de bénéficier des bienfaits de cette boisson millénaire. 

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- En second lieu, cueillette fine : pour laquelle on doit récupérer le bourgeon et les deux feuilles le suivant. Ce type de cueillette offre tout de même un thé délicieux d’une qualité rare.  Ces jeunes pousses concentrent près de 80% des antioxydants du thé ! Si l’on récolte davantage de feuilles, on va perdre en qualité. D’où l’importance de bien former les équipes en charge de la récolte et de valoriser leur travail.

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- En troisième lieu on observe la cueillette moyenne : qui consiste à sélectionner le bourgeon et les trois feuilles qui le suivent. Certes la quantité sera au rendez-vous, mais la qualité sera plus médiocre, qu’avec les deux autres types de cueillette. 

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En l’état de culture, le théier ne dépasse pas 1,20 m, car cette taille facilite la récolte manuelle, et optimise l’apparition de bourgeons. La culture thé exige beaucoup de soins et de précautions.

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A peine la récolte terminée, nous nous rassemblons, et partons avec notre précieux panier, vers le lieu où l'on va procéder au pesage.

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Pour nous récompenser de cette petite expérience de cueillette, nous avons droit à une dégustation de toutes sortes de thés : noirs, verts, blancs... 

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 Nous passons, ensuite, à la boutique et  ne résistons pas à acheter du thé, sachant que nous avons droit à deux kilos par personne, pour les douanes.

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Le salon de thé est agréable et nous en profitons pour manger des gateaux typiques anglais, avec du thé en boisson, bien sûr. 

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Les locaux aiment boire le thé à l’anglaise, avec du lait et du sucre tandis que je préfère la version 100% thé !

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Des  touristes tamoules arrivent, au moment de notre départ, que de  jolis sourires. 

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Nous reprenons la route en direction de la ville de Nuwara Eliya.  Les paysages changent au fur et à mesure des kilomètres : des plantations de thé, des montagnes à la végétation luxuriante, puis des paysages plus plats et des potagers. 

DSCF291La ville de Nuwara Eliya.

A 70 km au sud de Kandy, Nuwara Eliya est une petite station, perchée à 1889 m d'altitude, la ville la plus haute de l’île, avec un climat beaucoup plus frais. Petite promenade à pied dans cette célèbre station, autrefois crée par les anglais et aussi appelée « Little England ».

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Au XIXe s., à l'indépendance, elle fut le refuge préféré des colons anglais qui délaissaient en été la ville de Colombo, devenue irrespirable. Nous y découvrons, dans l'ambiance surannée des vieux palaces, ce qui est resté de l'époque coloniale : l'architecture, les courses hipiques très populaire, un parcours de golf de 18 trous et des jeux du cricket. 

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Voir toute cette influence britannique sur cette île tropicale lointaine était une expérience surréaliste pour nous, quelque chose que nous ne nous attendions absolument pas à voir. Mis à part cela, cette ville vaut surtout la fraîcheur de son climatet la beauté exceptionnelle de ses environs. Les collines recouvertes de plantations de thé et traversées par une multitude de cascades, forment en effet un panorama magnifique (prochain article).

Rencontre improbable avec les cueilleuses de thé au Sri Lanka

Merci d'avance pour vos commentaires, qui me font toujours plaisir ! A bientôt !

Suite : les cascades

 

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16 mars 2018

Sri Lanka : visite d'une fabrique de thé

 

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Comment ne pas être enchanté devant le relief vallonné des arbres à thé, au feuillage intense, chatoyant, et très esthétique. Un des points forts de notre séjour, avec Tours Square, est la découverte des plantations de thé. 

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Pendant plusieurs heures de routes difficiles, nous traversons, en bus, des montagnes, et des vallées superbes, à la végétation luxuriante. 

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Nous arrivons, enfin à l'usine de fabrication de thé, que nous allons visiter dans son intégralité.  

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Datant des colonies britanniques, ces usines sont la principale attraction, touristique, de la ville de Nuwara Eliya. Elle est ouverte au public la journée, pour des démonstrations, dégustations, et ventes, mais est réellement en activité avec les ouvriers, uniquement la nuit, à l’abri des regards. Seules les ouvrières qui récoltent les feuilles de thé, et les hommes qui les rapportent à l’usine, travaillent en journée.

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Cette fabrique de thé,  nous a permis de voir toutes les étapes, et toutes les machines, nécessaires à l’élaboration du thé.

Processus de fabrication du thé : 

- La cueillette : Consite à couper, manuellement les jeunes feuilles et bourgeons trouvés au sommet de l'arbuste à thé.  Afin de conserver la fraîcheur du thé, les feuilles de thé cueillies, sont envoyés aussitôt dans les usines. Les cueilleuses sont depuis la mise en place de ces plantations, des femmes Tamoules. Elles ont un rendement d'environ 20 kilos par jour, le ramassage se fait  en fin d'après midi, avec pessage. 

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- Le transportEntre le moment où le thé est récolté et le moment où il rejoint le bâtiment pour y être manufacturé, il doit s’écouler un minimum de temps. En effet, il ne faudrait pas que les feuilles fraîches tout juste emballées dans des sacs pour être transportées commencent à fermenter sous le coup de la chaleur et de l’humidité. Un va et vient de tracteurs et de camions, ramènent les sacs de feuilles de thé, qui sont transvasés, ensuite, dans l'usine à séchage. 

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Il s’agit d’un processus très artisanal qui fait intervenir de vieilles machines, de cent ans, et surtout le travail manuel. 

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- La déshumidification : C'est le procédé le plus décisif dans la production de thé. Les feuilles de thé fraîchement cueillies sont dispersées sur des supports, sur lesquels les feuilles sont réchauffées de manière à réduire l'humidité, permettant ainsi une souplesse des feuilles de laminage.

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Cette extraction de l'humidité a pour objet de déclencher une séquence de réactions chimiques, qui a, par la suite, une influence positive sur la qualité du thé produit.

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- L'enroulement :  Les feuilles sont maintenant tordues et enroulées à la fois par la main, et la machine pendant environ 25 à 30 minutes, afin de briser les cellules de la feuille, ce qui va permettre aux huiles et aux enzymes d'être libérés.

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- L'oxydation :  C'est l'oxydation des enzymes, où la couleur des feuilles passent du vert au brun ou noir, quand on les laisse fermenter dans des conditions humides. Le temps d'oxydation est un facteur qui détermine si les thés resteront noir, vert ou Oolong. C'est là aussi que l'arôme unique du thé commence à émerger.

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- Le séchage : Les feuilles sont séchées uniformément, pour arrêter le processus d'oxydation. Ce procédé est considéré comme le principal facteur déterminant d'un bon thé.

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- Le conditionnement : enfin, les  feuilles sont classées par taille et conditionnées,  avant d'être expédiées dans le monde entier. L’ensemble de ce processus demande une vingtaine d’heures.

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A titre d' exemple, sur 1400 kilos de feuilles fraiches, récoltées au départ, il n'en restera plus que 100 kilos, à la fin du processus de fabrication. 

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L'arbre du thé, le théier fait parti des "Camélias", il peut devenir  un très grand arbre si il n'est pas taillé. Taillé à environ un mètre de hauteur, sa fleur est jaune et blanche, assez reconnaissable. 

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Pour conclure : je tenais à vous parler de toutes ces femmes qui travaillent, très dur, tous les jours, pour ramasser les feuilles de thé, un métier qu’elles exercent de mères en filles. Dans ces régions, il fait souvent très chaud, avec beaucoup d'humidité, elles doivent, en plus, porter des sacs lourds dans leur dos. Même sous le poids de la fatigue, lorsque ,nous croisons, au milieu des théiers, ces cueilleuses, elles nous font de grands sourires et nous observent avec une mine réjouie.

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Ces visages rayonnants contrastent avec ceux que l’on croise, autour de nous, dans nos pays. Dans nos villes européennes, la vie n’est pas forcément plus facile ou plus difficile que dans une plantation de thé. Mais on oublie parfois de faire attention aux autres. On se regarde avec dureté. On vit un peu comme des étrangers et pour un rien, on se plaint !

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Même si moi, aussi, je bois beaucoup de thé, comme de nombreuses personnes, je trouve qu’une fois devant notre tasse on ne réalise pas forcément le labeur manuel et éprouvant, qu’il y a derrière.

IMG_1014Habitations (bidonvilles) des cueilleuses de thé.

Merci d'avance pour vos commentaires qui font toujours plaisir, à bientôt !

Suite : cueillette du thé

 

 

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Sri Lanka : pays du thé

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Le Sri Lanka est une destination rêvée, pour les amoureux de la nature. Avec 30% de son territoire recouvert de forêt, le Sri Lanka est un grand poumon vert à la végétation luxuriante ! Grâce aux pluies qui arrosent le pays, la flore est abondante et diversifiée : des rizières, des plantations de thé, des forêts tropicales, des zones montagneuses, de la jungle et de nombreux parcs nationaux. Aujourd'hui, c'est plus particulièrement dans des plantations de thé, que je vous emmène, pour un spectacle éblouissant !

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Nous quittons Kandy, en prenant un bus, pour nous diriger plus vers le sud. En route, nous découvrons de magnifiques paysages, verdoyants, aux versants tapissés de plantations de thé, qui confèrent, au paysage, un aspect très particulier. Nous longeons des plantations en terrasse, dont les arbustes créent des courbes, qui épousent les collines environnantes. Une région calme et paisible, de légères pentes, un climat généreux.  

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À l’origine réservée à la culture du café par les colons britanniques, la région montagneuse est ensuite plantée de théiers sous l'impulsion du planteur écossais James Taylor. C'est le début d'une culture appelée à s'épanouir, pour le plus grand bonheur des amateurs et des voyageurs. Ce n’est pas pour rien, non plus, que Sir Thomas Lipton y a installé ses précieuses plantations, à la fin du 19ème siècle !

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Les amateurs savent que la saveur et la qualité du thé dépendent de l’altitude, où la plante a été cultivée. Comme les vins en France, il existe différents cépages et des grands crus, réputés comme les meilleurs au monde. Le thé produit au Sri Lanka est essentiellement du thé noir. On distingue trois altitudes (haute, moyenne ou basse). Le thé des plus hautes altitudes (+ de 1300 m), est le plus fin et le plus aromatique. En basse altitude, le thé est plus sombre, plus fort, plus « breakfast ».  Le thé produit dans la région montagneuse de Nuwara Eliya (où nous sommes actuellement), est considéré comme le meilleur du pays. Tout est lié, aussi, au climat : les moussons du sud-ouest et du nord-est, donnent au thé ses propriétés fondamentales. 

DSCF0339Luxueuse maison de thé d'origine britannique.

Pour illustrer cet article, je vous propose quelques photos de plantations de thé de la région de Nurawa Eliya (capitale du thé de l’île). Certaines sont prises directement depuis le bus, qui traverse les nombreuses plantations de thés. 

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Ce que nous ne savions pas, c'est que les Britanniques avaient introduit les premières théières sur l'île (James Taylor en 1867) et fondé ce qui est aujourd'hui l'une des principales industries du Sri Lanka. L'humidité, les températures fraîches, et les précipitations sur les hautes terres centrales du pays, créent un climat propice à la production de thé de haute qualité. La culture du thé, a métamorphosé les montagnes sauvages, en un immense jardin à la française.

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Nous nous retrouvons rapidement loin des circuits classiques, et traversons de nombreux  petits villages de montagne, avec de belles propriétés, datant de l'époque coloniale britannique.

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Le cueillette du thé du Sri Lanka est réalisée exclusivement par des femmes. L’âge minimum légal pour travailler est de 12 ans. Ce dur labeur est réalisé exclusivement par des femmes tamoules que les Anglais avaient fait venir du sud de l’Inde pour pallier le refus des Cinghalais de travailler dans leurs plantations.

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Nous pouvons observer à quel point les cueilleuses effectuent un travail de fourmi. Vêtues de "longhis", saris aux couleurs vives, elles vont d'arbustes en arbustes, choisissent avec soin, à la main, les feuilles des théiers, tous les cinq ou sept jours. Elles cueillent uniquement les feuilles poussant au sommet de la plante (les jeunes bourgeons et feuilles tendres), avant des les récolter dans un sac, ou une hotte, disposée dans leur dos, et qu’elles soutiennent avec la tête !

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La récolte achevée, les cueilleuses quittent les champs en groupes pour se rendre à la collecte, où chaque panier est pesé, par un contremaître, avec une balance. Ce moment constitue une détente après le travail, et chacun se met à parler, sauf s’il préfère écouter les histoires des autres. Et, bien sûr, si des étrangers, comme nous,  se trouvent parmi elles ce jour-là, fait rarissime bien sûr, alors les langues se délient et les rires vont bon train.

Elles gagnent moins de 3€, pour 18/20 kg de feuilles récoltées, quotidiennement. Ce mode de culture harassant n’a pratiquement pas changé depuis plus d’un siècle. Une vie difficile et éprouvante pour un faible salaire. Suivront une dizaines d’heures de flétrissage, puis de roulage pendant 3 heures et enfin de séchage pendant 20 minutes à 110 °C, (prochain article).

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Hélas, les conditions de travail des employés des plantations sont loin de s’améliorer avec le temps. Le taux de pauvreté des travailleurs a même tendance à augmenter. Il est passé de 22% à 34% sur le district de Nuwara Eliya de 2002 à 2007. Pourtant, la production de thé dépend étroitement de leur force de travail, le Sri Lanka restant un pays où la cueillette mécanisée n’a pas supplanté la cueillette manuelle. 

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 Le thé est l’industrie qui a créé de véritable richesse, comme : les banques, les compagnies d’assurance, les ports maritimes pour le transport… Il fut la première source de revenus jusqu’à ces 15 ou 20 dernières années. Puis, d’autres industries se sont développées à leur tour, principalement le textile. Mais la subsistance de quatre millions de personnes dépend encore du thé, autrement dit 20 % de la population du pays. 

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Malgré que l’île a changé de nom, en 1972, pour s'appeler : Sri Lanka, l’appellation Ceylan demeure une marque de réputation mondiale. L’ensemble des plantations sont nationalisées. Néanmoins, la quantité prime souvent sur la qualité. Heureusement, les autorités font marche arrière, 20 ans plus tard, avec une re-privatisation et un retour à la qualité. L’appellation Thé de Ceylan est restée du nom de la colonie anglaise, annexée en 1802 par les sujets de sa Majestée.

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Si le thé de Ceylan est majoritairement du thé noir, il existe également du thé vert, produit dans la province de Uva. La demande mondiale pour le thé vert augmentant, il est probable que le pays fasse tout pour réponde à la demande. On y trouve aussi du thé blanc du jardin Handunugoda. En 2013, 340.000 tonnes de thé ont été produites, et exportées à 95%. La France en importe 870 tonnes, la Russie 45.000 tonnes. 10% des emplois du pays en dépendent. 

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Un voyage au Sri Lanka n’est pas complet, sans découvrir des plantations de thé en terrasse, de la région montagneuse du pays, ainsi qu'une fabrique. Se promener dans les rangées d’arbustes qui dégagent un doux parfum, sous un beau soleil, nous en gardons, moi et ma fille, un agréable souvenir !

Suite : visite d'une fabrique de thé et cueillette.

 

 

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15 mars 2018

Sri Lanka : danses de Kandy

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Nous complèterons notre visite des sites du triangle culturel, par des spectacles de danses, à Kandy, ancienne capitale royale du Sri Lanka.

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Danses de diables masqués, danses rituelles et semi-religieuses, danses pures de Kandy, aux costumes bariolés, elles font toujours partie intégrante de la culture sri lankaise.

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Les danses kandyennes,  sont pratiquées dans le centre montagneux du pays, sous le nom de « danses du haut pays » (traduction : උඩරට නැටුම්) .

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Selon la légende cinghalaise, elles furent créées il y a de cela près de 2 500 ans, lors d’une cérémonie de “désensorcellement” d’un roi kandyen.

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Elle se décline en quatre versions et de nombreux gestes miment les mouvements des animaux et donnent vie à des héros mythiques...  

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Le danseur vêtu d'une large jupe, est torse nu paré de nombreux colliers en argent et ivoire ainsi que des bracelets et anneaux d'argent à ses pieds.

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Ces danses qui composent de vrais rituels, se retrouvent notamment dans les mariages, et surtout elles sont accompagnées bien souvent par des tambours, des musiciens, des chanteurs, et des percussionnistes qui effectuent des pirouettes et des sauts. 

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Souvent, des masques cachent les visages des danseurs. 

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Le plus connu des ces drames est le kolam, il met en scène de nombreux personnages grotesques et déformés.

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A la base, cet art était, au départ, uniquement réservé aux hommes, avant de s’ouvrir également aux femmes. Il allie, force et grâce, sur les rythmes innombrables des percussions.  

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Après cette représentation, nous nous rendons, en bus, dans les plantations de thé.

 

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Sri Lanka : les tuk-tuk à toutes les sauces

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Je vous emmène aujourd'hui, dans une joyeuse ambiance, colorée, sur les routes sri-lankaises, avec des petits véhicules qui peuvent avaler des kilomètres et supporter tous les terrains : on les appelle les Tuk-Tuk, des incontournables du Sri Lanka !

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Au cours de notre voyage, dans le pays, nous serons forcément amené à approfondir nos découvertes en utilisant les transports locaux, et populaires, pour les petits trajets.

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Le plus authentique, de ces moyens de transport reste, sans conteste, le tuk tuk, ce véhicule à 3 roues,  ou tricycle à moteur, (appelé aussi pousse pousse ou rickshaw)

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Il fait partie des moyens de déplacement préférés des touristes, et des visiteurs, qui se rendent dans l' île !  

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Ce petit taxi rapide, mais très polluant, est particulièrement pratique en ville, pour couvrir des petites distances et se faufiler entre les voitures. Un mode de transport à essayer absolument lors  de votre séjour !

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Voiture ou taxi, même si parfois les tuk-tuk changent de taille, ou de format, c'est toujours un petit véhicule pittoresque. Avant d'arriver au Sri Lanka, je pensais qu'ils n'étaient populaires qu'en Inde, mais sur cette île on les trouve partout, ils abondent dans toutes les villes. Les trains, eux, sont plutôt utilisés pour les trajets extra-urbains.  

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C’est en temps que taxis qu’ils sont les plus utilisés.  Where are you going ? Cette phrase vous allez l’entendre des dizaines de fois par jours, ne sautez pas dans le premier venu. Renseignez-vous sur le prix moyen à payer.

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Négociez avec le chauffeur, et pour le Taxi demandez le compteur « meter », mais souvent ils refuseront, sachez que vous ne paierez jamais le même prix que les locaux. 

 

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Dans les zones très touristiques, les taxis ont imprimé sur des bouts de papier des trajets, aux prix exorbitants, pour vous amener à quelques minutes de votre point de départ.

 

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Même pour les transports scolaires, on peut voir des groupes de 2 à 7 enfants, entassés, comme des sardines, à l’intérieur.

 

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Une autre curiosité : le tuk tuk vendant différentes variétés de pains, avec de la la musique c’est le boulanger ambulant.

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Certains vendent même de la crème glacée, dans leur tuk tuk, attendant les clients dans un endroit touristique, ou défilant dans les rues avec de la musique, pour attirer l'attention.

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On trouve, même, des tuk tuk, publicitaires, vantant les mérites d'un site touristique, ou d'une entreprise.

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Mon coup de coeur va aux tuk-tuk personnalisés, et customisés, façon « tunning », totalement insolites et décalés !

 

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De nombreux 3 roues livrent leurs colis dans les villes, comme la compagnie de livraison américaine UPS.

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Pour la petite note historique, le premier tuk tuk aurait été importé du Japon, il y a environ 50 ans, depuis le tuk tuk a bien évolué et peut supporter une tonne de marchandise et, même trois à six personnes.

 

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Pourquoi l'appelle t'on Tuk Tuk ? Car c’est le bruit que faisait le moteur à l’époque Tuk Tuk Tuk Tuk Tuk.

 

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N’oubliez pas de négocier le prix de la course avant de monter et prévoyez un petit papier avec l’adresse où vous désirez vous rendre, si possible, sinon ne vous inquiétez pas, le chauffeur demandera à ses compatriotes, ayant quelques bases de la langue de Shakespeare.

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Pensez aussi à avoir l’adresse du lieu dans lequel vous souhaitez vous rendre sur un bout de papier, par exemple où vous logez.

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Évitez de prendre un tuk-tuk, pendant les heures de pointe, si vous ne voulez pas être coincé dans la circulation, pendant des heures, transpirer et respirer les vapeurs dangereuses des moteurs, et subir l'effervescence des conducteurs trépignant d'impatience !

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Personnellement, je n’aime pas trop le tuk-tuk, car pour moi c'est plus une expérience, un attrape touristes, qu'une façon très pratique de se déplacer.

IMG_0865Notre chauffeur et notre groupe.

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Je peux comprendre, toutefois, qu’un séjour en au Sri Lanka, sans un Tuk Tuk, n’est pas un séjour au Sri Lanka. Donc, si c'est la  première fois que vous montez dans un tuk-tuk, il n'y a aucun mal à l'essayer !  Merci d'avance pour vos commentaires, à bientôt pour de nouvelles aventures.

Suite : des danses Sri Lankaises 

 

 

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14 mars 2018

Sri Lanka : le Temple de la Dent

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Je vous propose de visiter, aujourd'hui, à Kandy, capitale spirituelle du Sri Lanka,  le « Temple de la Dent », lieu de résidence actuel de la fameuse Dent de Bouddha, autour de laquelle tourne la ville, son activité touristique et nationale ! De nos jours, Kandy n’est plus la capitale, mais elle est restée un lieu important, pour les bouddhistes du pays. 

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C'est la deuxième plus grande ville du Sri Lanka,  après Colombo, assez oppressante ! C'est un grand choc pour le voyageur qui aurait filé, bien vite, du côté des grands sites culturels, du nord du pays, comme nous l'avons fait.

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Bouillonnante, un peu stressante, hyperactive, Kandy brutalise un peu le touriste, que nous sommes, par sa ferveur et son activité.

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Il règne, par conséquent, à Kandy une certaine agitation, et un bruit constant, qui choque après notre première semaine, calme, dans le centre du pays, passée dans les plaines tropicales, au milieu des éléphants. Autant de paramètres qui nous donnent l’impression de changer, d'un seul coup, de pays, d’entamer un second voyage, au Sri Lanka, après la visite du triangle culturel.

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Situées à une altitude de 500 mètres, au-dessus du niveau de la mer, et entourées par les chaînes de montagnes, les températures autour de Kandy sont légèrement plus fraîches que dans les basses terres. 

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Haut lieu spirituel du Sri Lanka, Kandy est une cité verdoyante, baignée par un gigantesque lac artificiel, qui fut créé par le dernier roi de Kandy.

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Kandy possède, toutefois, des attractions culturelles et historiques exceptionnelles, au milieu de collines boisées, comme le pèlerinage pour le Temple de la Dent (relique d'une dent sacrée du Bouddha). Elle est répertorié comme un site du patrimoine mondial de l'UNESCO, en tant que ville sacrée, et en raison de l'importance de ce temple. 

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C'est le site le plus vénéré du Sri Lanka, connu aussi sous le nom Sri Dalada Maligawa. Nous y accédons, avec notre groupe, par l’enceinte principale, par un petit pon, au dessus des belles douves, de l’ensemble royal.  Ce lieu de culte a été construit au 16ème siècle après JC., à côté du complexe du palais royal, de l'ancien royaume de Kandy. 

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Le sanctuaire surplombe la vaste étendue du lac Kandy. La tradition locale a, depuis des temps immémoriaux, déclaré que celui qui abrite et protège la relique divine, a automatiquement le pouvoir de gouverner le pays. 

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Ici, les rois cinghalais résistèrent, jusqu’en 1815, aux Portugais, puis aux Hollandais et aux Britanniques. Leur bien le plus précieux était une dent de Bouddha, censée avoir été récupérée de son bûcher funéraire en 543 av. J.-C. 

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Une princesse l’aurait introduite en fraude au Sri Lanka au IVe siècle, cachée dans ses cheveux. La croyance voulait que celui qui la possédait reçut le droit divin de diriger le pays.

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La relique repose toujours dans le Temple de la Dent, (cachée dans un cercueil d'or), qui côtoie l’ancien palais royal, devenu musée national.

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Le Temple de la Dent fut victime d’un terrible attentat en 1998, l'un des plus meurtriers, commis par les Tigres du LTTE. Longtemps le site a fait l'objet d'une protection impressionnante.

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Le temple a été  restauré et réparé depuis. L’ambiance est d’ores et déjà religieuse, les sri lankais, bouddhistes, venant se recueillir, ici, semblent un peu ailleurs, comme absorbés par leur foi. 

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Chaque jour, des milliers de pèlerins, vêtus de blanc, se dirigent vers cet espace sacré, portant des fleurs de lotus et des frangipaniers, pour leurs offrandes et leurs prières, appelées pujas. 

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Le temple est mieux visité le matin, ou le soir, quand les offrandes cérémonielles, et les prières sont données. 

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Il est essentiel d'être habillé de façon appropriée,  les vêtements doivent couvrir les jambes et les épaules et, avant d'entrer dans le temple sacré, les  chaussures doivent être enlevées.

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Nous pénétrons dans la salle principale du temple, abritant un autre ensemble, finement décoré et très ancien.

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C’est à l’étage que la suite se passe, dans une coursive de bois, où chacun peut se recueillir, et déposer ses offrandes. 

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Le tabernacle, censé contenir la Dent de Bouddha, n’est pas visible aux yeux de tous, toute l’année, seulement une petite semaine, tous les sept ans ! Il règne ici une ferveur intimidante devant laquelle, même l’athée se fait le plus petit et le plus discret possible.

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Tout autour, sont disséminés de nombreux monastères bouddhistes, et hindouistes, objets de pèlerinage.

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Kandy est également connue pour le Kandy Esala Perahera, un important festival religieux, de "fête de la Dent", de dix jours chaque mois d'août. Pendant les cinq premières nuits, rituels et danses ont lieu devant les cinq principaux sanctuaires de la ville.

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Lors de la sixième nuit, des processions partent de chacun d’eux, pour gagner le temple de la Dent. 

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Nuit après nuit, les processions sont de plus en plus importantes et spectaculaires : danseurs, jongleurs, cracheurs de feu, contorsionnistes, musiciens, percussionnistes… et des douzaines d’éléphants grimés, caparaçonnés et illuminés. 

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Les processions fusionnent en un ultime défilé, où une centaine de pachydermes escortent leur doyen mâle, qui transporte une réplique du reliquaire sacré. 

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Ce festival de 10 jours est l'un des plus grands festivals bouddhistes au monde et le plus important au Sri Lanka. 

 

 

 

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Sri Lanka : voyager en train

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Voyager au Sri Lanka, sans prendre le train, c’est passer à côté d’une aventure et manquer un pan entier du paysage culturel de l’île ! Et quoi de mieux pour s’immerger dans l’univers des Sri Lankais, que d’embarque dans un authentique train rouge. On a l'impression de remonter le temps, une très belle expérience, où l'on traverse des paysages somptueux, au rythme du pays. Voilà une première vraie prise de contact, avec la folie douce du Sri Lanka, avec ses incroyables trains, du siècle dernier et ses habitants, bienveillants, serviables, et d’une bonté inépuisable ! 

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Après avoir quitté l'orphelinat des éléphants, et assisté à leur bain, nous prenons le train, à la petite station de Rambukkana,  proche du site, pour nous diriger ensuite à Kandy, l'ancienne capitale du royaume. 

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Lorsque le train arrive, le quai est relativement bondé.

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Nous voyons nos premiers sri-lankais monter à la volée dans le train, qui roule encore dans la gare. Sacré choc culturel d’un coup d’un seul, mais tout le monde sourit, rit, s’amuse de cette situation, semble-t-il normale, mais tellement étonnante pour nous européens.

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Nous  grimpons et arrivons à nous asseoir, entassés à plusieurs sur une banquette.  Les places assises sont chères et peu nombreuses, heureusement qu'elles nous étaient réservées à l'avance ! 

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Côté sécurité, nous vous conseillerons plutôt le train, que le bus. Le train est l'un des moyens de transport les plus rentables,  les plus efficaces et les plus sécurisés. L’île est parcourue de 1500 kilomètres de lignes ferroviaires. C'est un moyen de transport agréable qui permet non seulement de rencontrer les Sri Lankais, mais aussi d’admirer les paysages défiler lentement, un spectacle incroyable ! 

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Les célèbres trains rouges, vintage,  que nous prendrons, pour aller à Kandy, sont un must pour tout voyageur visitant cette petite île de noix de coco ! C'est un train à vapeur, toutes les wagons sont d’époque, même les conducteurs portent un uniforme traditionnel. 

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Toute l’infrastructure, des rails jusqu’aux wagons, en passant par la casquette du chef de gare, semble avoir cinquante ans, soixante ans, cent ans peut-être. Le réseau ferroviaire Sri Lankais n’est certes pas ultra-moderne, mais il est sûr, confortable, et relie les villes majeures du pays. Il fut construit, en partie, par les colons anglais au XIX° siècle. A l'intérieur, ce n'est pas le grand luxe, pas de climatisation, mais les portes et fenêtres qui restent souvent ouvertes, laissent entrer l'air. Tout le monde a son propre siège, personne n'est autorisé à monter, s'il n'a pas de billet. 

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Lorsque le train est en marche, chaque porte est ouverte, et les gens sont assis, les jambes pendant à l’extérieur. C'est surprenant à voir ! Il n’est pas rare  non plus de sortir sa tête à l’extérieur, pour admirer le paysage. Quand on le fait, d’ailleurs, on voit toutes les autres têtes qui sortent des fenêtres : marrant ! Le train ne va pas vite, aussi même si ça semble dangereux, ça l’est assez peu finalement. Il faut malgré tout rester vigilant ! 

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Les bleus sont des trains plus modernes, mais réservés souvent à la ligne touristique, qui traverse la montagne de Kandy à Ella. La ligne, à partir d’Ella, fut créée à la fin du dix-neuvième siècle par les colons britanniques, dans le but d’acheminer leur production de thé, depuis les montagnes jusqu’au port de Colombo.

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La précieuse denrée était ensuite chargée à bord de navires qui mettaient les voiles vers l’ouest. Ils empruntaient le tout nouveau canal de Suez, traversaient la Méditerranée et remontaient les côtes portugaises et françaises jusqu’à la théière des sujets de la reine Victoria.

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Notre lent convoi serpente, autour de collines, montagnes embrumées, superbes plantations de thé, forêts d’eucalyptus et de pins, villages locaux, ainsi qu’une mer de palmiers quand nous arrivons près de Kandy. 

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Honnêtement, la vue depuis le train était vraiment magnifique. Il fait chaud, et humide, nous profitons de tout ce temps pour nous promener entre les wagons et saisir l’ambiance particulière de ce voyage.  La marche, entre les wagons, n'est pas facile car elle est souvent bloquée par les autres passagers debout. 

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Nous admirons, tout le long du trajet, des vues à couper le souffle, surtout quand le soleil brille et assister, au passage, à la vie quotidienne, des Sri Lankais.

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Nous verrons des écoliers qui attendent que le train passe pour traverser la voie ferrée...

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...des villageois nous faisant de grands signes amicaux, auxquels nous répondions, ravis...

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...des femmes travaillant dans les plantations de thé, des enfants jouant dehors, des ouvriers au travail...

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Des vendeurs ambulants passent régulièrement dans le train et vendent des mets typiquement Sri Lankais, comme des samosas (beigners de boeufs et légumes épicés) et autres piments. Pratique, mais attention aux mains grasses ensuite !

 

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Quand il fait vraiment chaud, ou si vous avez envie de luxe, il y a la possibilité de réserver l’ option  1ère classe. Mieux vaut réserver ces wagons à l'avance car il n'y en a qu'un ou deux par train et ce n’est pas donné (autour de 1200 roupies par siège) et aucune des portes de voitures ne sont ouvertes. Pas génial pour la photographie ainsi que pour pouvoir prendre l’air frais dehors !

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Nous arrivons, enfin, à Kandy, dans une chaleur humide, étouffante ! 

IMG_0950 kandyVille de Kandy.

Ce voyage en train aura été une belle expérience, et restera longtemps gravé dans nos mémoires. Prendre le train au Sri Lanka, est une drôle d’aventure à chaque fois, assez stressante, mais pourtant la plus confortable ! 

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Ce pays qui mêle paysages superbes et scènes de vie joyeuses nous a totalement conquis. En prenant le temps de l’explorer,  même sur un séjour de deux semaines, il est possible de passer de la plage à la ville, de la ville à la montagne, et de la montagne à la jungle, tant le Sri Lanka est varié et les distances sont courtes.

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