Nos carnets de Voyages autour du monde.

14 juin 2017

Ventimiglia

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Avant d’arriver à Menton, ville luxuriante aux couleurs ocres et orangées, nous décidons de nous arrêter à Ventimiglia.  Dans l'ouest de la Ligurie, et à quelques kilomètres de la frontière avec la France, Ventimiglia (Vintimille en français) est dans une position enviable, entre la Riviera italienne et la Côte d'Azur, et depuis longtemps a été une destination touristique populaire.

DSC_2022La rivière de la Roya se jettant à Ventimiglia.

Si on la compare à la charmante ville française de Menton, juste à côté, le contraste, vue de l'extérieur, est saisissant, je dirais même un choc ! Une impression de passé révolu, domine l'ensemble. 

DSC_1951Ventimiglia.

Heureusement, l'intérieur du centre historique nous réserve de très belles surprises, que je vais essayer de vous faire découvrir, au fil des ruelles escarpées, car ça monte et ça descend sec ! Bien qu'elle ne soit pas la plus visité des villes de la Riviera, elle possède un certain charme, avec ses maisons aux couleurs pastel et ses belles églises. Ventimiglia, la vraie, ne se dévoile, progressivement, qu'à ceux qui veulent bien s’y attarder.

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A noter : la vieille ville de Ventimiglia, toute en hauteur, est étagée sur plusieurs niveaux dont on accède par de nombreux escaliers.

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J'admire les gens et même les personnes âges qui doivent descendre, tout en bas, plusieurs fois par jour, dans la ville moderne pour faire leur courses, aller au marché, ou autres...

théâtreAncien théâtre d'Albintillium, l'ancienne Ventimiglia.

Impossible en effet, pour le touriste qui ne fait que passer, de s'imaginer qu'il reste encore de belles ruines de l'ancienne ville romaine et prospère Albintillium, autrefois bordée de maisons cossues. Les thermes, le théâtre, (construit à la fin du 2ème s. en utilisant des blocs de pierre de La Turbie), les maisons seigneuriales, les anciens quartiers habités, les riches mosaïques et les nombreux objets, également importés et récupérés dans les fouilles archéologiques, témoignent de cette prospérité.

thermesThermes.

Après avoir laissé notre camping-car, sur le grand parking, en contrebas, nous arrivons à l’entrée d’une porte fortifiée. Les  fortifications qui enserrent les murs médiévaux de la ville datent du 16e siècle. 

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De magnifiques bougainvilliers décorent l'entrée de la porte fortifiée.

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Notre curiosité, nous incite à rentrer dans la vieille ville frontalière, aux murs décrépis, que nous ne connaissons pas, pour prendre quelques photos. 

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Une fois la porte fortifiée franchie, nous avons l’impression d’être dans un autre monde. 

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Dans les ruelles entourées de maisons, à plusieurs étages, la lumière cède la place à la pénombre et à la fraicheur. Aucun bruit ne vient troubler nos pas dans ces étroites ruelles, aux murs d’une incroyable hauteur  ! 

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Nous retenons notre souffle..., nous avons l’impression d’être seuls au monde, en ce début d'après-midi, hormis quelques chats errants, qui se prélassent dans les rares coins ensoleillés,  à l’affût de quelque nourriture. Peu d’agitation dans les rues, à l’exception de quelques déplacements de rideaux sur notre passage, (une ville fantôme, en quelque sorte !)

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Il faut savoir que nous y sommes passés vers 14 h, et qu'à ce moment là, les gens font la sieste. Et oui, la sieste est une tradition qui a la vie dure en Italie ! Elle remonte à l’Antiquité où elle a été mise en place et depuis, c’est une vraie institution. Après le déjeuner et un bon plat de pasta, la ville s’endort. Toutes les boutiques ferment et ne rouvrent qu’en fin d’après-midi.

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Il n’y a personne dans les rues et tout le monde reste à l’ombre. C’est particulièrement impressionnant, surtout pour des touristes, comme nous !  La vie refait surface à partir de 17h, environ, où les cafés sont envahis. Les femmes âgées sortent des petites chaises et s’assoient juste devant leur porte pour parler, de tout et de rien, avec leurs voisines. Leurs maris font de même mais préfèrent généralement les bancs publics autour de la petite place du village.

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Les façades des maisons, aux couleurs délavées, vétustes et humides, en raison du manque d’ensoleillement, se succèdent, collées les unes aux autres. Ici la notion du temps semble avoir disparu. 

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Même si la vieille ville impressionne, et que l'on a l'impression de ne pas être en sécurité dans ces ruelles sombres et désertes,  ce n'est qu'en apparence seulement !  

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On se surprend, peu à peu, à trouver la vieille ville pittoresque avec du linge qui pend aux fenêtres.

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En fin d'après midi, après la fameuse "siesta",  la place de la cathédrale est pleine de vie ! Quelques petits vieux papotent entre eux et se chauffent au soleil, plus loin des enfants jouent au ballon, d'autres jouent aux boules… ici la Dolce Vita commence à prendre tout son sens !

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Dans les ruelles étroites et sombres, une dame âgée, peu habituée à voir des touristes, dans la ville haute, nous dévisage, en passant, sans oser nous adresser la parole. Souvent quelques mots en italien, même avec un accent, suffisent à lever toute inquiétude, avec les habitants du quartier. 

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Il est vrai que dans la vieille ville, rare sont les touristes qui y montent. Ils ne connaissent pas vraiment le quartier de Alta Ventimiglia, la partie haute de la ville, qui est la plus riche, pourtant, en l'histoire.

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Ils préfèrent rester dans la ville moderne, en contrebas, pour son marché hebdomadaire. Tous les vendredis, des centaines de Français traversent la frontière italienne pour se rendre au célèbre marché de Ventimiglia, qui s’étend le long du front de mer, de la ville nouvelle.  Même les superette subissent l'invasion francophone. Avec l'augmentation du prix de la vie, ils sont nombreux à venir y acheter les produits de première nécessité, bien moins chers qu'en France.

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Il faut dire que ce marché, ouvert de 6 h à 17 h, vaut vraiment le détour et à des prix défiants toute concurrence.  On y trouve de tout, même de la contrefaçon, et quand on dit tout, c’est vraiment tout : des vêtements en tous genres, des produits de beauté, de la nourriture, des objets artisanaux, des jouets pour enfants, des gadgets improbables, de la maroquinerie, de faux articles de marque... Il règne dans ce vaste marché, une ambiance bon enfant et colorée, et l’on peut passer des heures à simplement flâner le long des étales qui débordent d’objets hétéroclites. Depuis 2007 les marchands ambulants sont interdits.

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Attention cependant aux objets de contrefaçons. Vous tomberez certainement sur des sacs de marques, de luxe, à des prix très intéressants. Et pour cause ! Il y a de fortes chances que cela soit des faux. Par contre, si vous vous faites contrôler, à la douane, vous pourriez payer une amende pour recel de contrefaçon. 

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- Petite chapelle : Nous poursuivons notre déambulation, au hasard des ruelles étroites, que nous rencontrons et nous arrêtons devant  une petite chapelle, à l'extérieur sobre, encastrée entre deux maisons. Elle aurait pu passer inaperçu, à nos yeux, tellement elle se fonde dans le décor. Rien de son apparence extérieur nous indique que c'est un monument religieux (voir photo ci-dessous).

DSC_1951Petite chapelle à l'arrière de la fontaine, encastrée dans deux maisons.

Et pourtant, à l'intérieur, c'est une vraie splendeur : des fresques, des statues en marbre, des tableaux, décorent la chapelle de haut en bas. 

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La beauté  de son style baroque, est digne des grandes cathédrales italiennes. 

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Devant l'autel, un Christ émouvant, presque réel, allongé sur un lit.

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- La cathédrale : Remis de notre émotion, et après quelques égarements, de ruelles en ruelles, nous arrivons, enfin, dans la rue Garibaldi, devant  la cathédrale. 

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Elle et sa place, cœur monumental du quartier, méritent vraiment un détour ! 

 

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La fondation de cette magnifique cathédrale, remontant au VIIIe siècle, est l'un des plus beaux édifices romans de la Ligurie. 

Cathédrale Ventimiglia

Toute la grandeur du Vintimille médiéval semble se manifester dans ce superbe édifice, témoignage unique de l'architecture romane dans la région.

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Construite sur les fondations d'une église carolingienne, Santa Maria Assunta présente une façade datée de 1222 et des chapelles latérales du XVIe siècle. 

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- Le baptistère octogonal, au dos de la cathédrale, remonte au XIsiècle.

DSC_1976Baptistère à l'arrière de la cathédrale.

A l'intérieur est conservé un majestueux bassin à immersion du XIIsiècle. On peut, aussi, y admirer une "Vierge à l'Enfant" (de 1328).

DSC_1967La crypte avec son baptistère.

Sous le chœur, dans la crypte, on aperçoit les soubassements du haut Moyen Age et des pierres tombales gravées de symboles. 

DSC_1972La crypte avec ses pierres tombales.

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 Nous trouvons, dans la rue  Garibaldi, la rue principal, un jardin fleuri, dont l'exubérance des plantes nous étonne, 

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... et juste à côté de la cathédrale, un Palais qui semble avoir perdu toute sa splendeur d'antan !!!

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Ce Palais était le couvent des Sœurs d'Orto,  avec son impressionnant escalier, à deux rampes d' accès. Cet ancien monastère, héberge, maintenant les différents services de la ville. Suite à des fonds collectés, une restauration prochaine aura lieu.

portail de la cathédraleLe couvent des Soeurs d'Orto, et la cathédrale sur le côté.

- L'église Saint-Michel : De ruelles en ruelles et après quelques égarements, nous arrivons devant l'église Saint-Michel. 

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Les piliers de la crypte, en marbre ont été taillés, parait-il,  à partir de bornes miliaires de la via Aurélia. 

DSC_1990Façade de l'église Saint-Michel.

L'esplanade de l'église Saint-Michel est baignée par le soleil. Nous avions oublié qu’il faisait beau, dans la pénombre des ruelles étroites.

DSC_1991L'église Saint-Michel, vue sur le côté.

A l'extérieur au pied de l’église, des oliviers et des palmiers chétifs nous font penser au Mont des Oliviers.

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 Nous dominons la ville moderne, au calme, sans qu'aucun bruit ne nous parvienne.

DSC_1997Vue sur la ville nouvelle, de l'église Saint-Michel.

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En regagnant notre parking,  nous regardons étonnés un camion, transformé en épicerie ambulante, vendant ses fruits et légumes. On marchande à qui mieux mieux sur la qualité des produits. Il est vrai que c'est très pratique pour les gens habitant dans la ville haute, cela leur évite de devoir descendre dans la ville nouvelle, en bas, car les escaliers sont nombreux.

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- Les fêtes en Italie : Les Italiens sont de vrais fêtards ! C’est une population très chaleureuse. Ils parlent très forts et font de grands gestes avec les mains. Ils sont très expressifs. Mais au-delà de ça, les festivités auxquelles ils prennent part sont surtout rythmées par le calendrier religieux. Dans chaque ville, le saint patron est fêté avec ferveur et des processions ont lieu en son honneur. Mais certaines fêtes sont aussi profanes, comme les carnavals qui sont très appréciés. Le carnaval de Ventimiglia ne déroge pas à la règle :

carnaval

Décrit par le célèbre acteur de Hollywood, Carrie Grant comme « le plus grand spectacle sur terre », le festival de bataille de fleurs de Ventimiglia, est en effet l'un des carnavals de fleurs les plus dynamiques et passionnants au monde ! Bien que les célébrations de ce genre ont lieu dans tous les pays du monde entier, peu associent les origines antiques de la fête avec de la musique, de la danse, du théâtre !

Carnaval de bataille de fleurs

Au cours de la seconde moitié du mois de Juin, les visiteurs peuvent regarder la parade annuelle de chars décorés de fleurs se déplaçant à travers la ville, accompagnés de fanfares, de danse et de gens habillés en costumes colorés et bien plus encore !

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En cette belle journée de printemps,  le ciel était d’un bleu éclatant, immaculé de quelques nuages blancs. Le ciel et la mer semblaient jouer à celui qui serait le plus bleu !

DSC_1961Nouveau port en construction, de Ventimiglia, en construction.

- Nouveau port : Le port de la principauté de Monaco étant saturé, pour accueillir tous les yachts de luxe, qui voudraient faire escale, la ville de Monaco a acheté la concession portuaire de Ventimiglia, pour 85 ans. Située à 20 mn de bateau, les visiteurs fortunés seront acheminés vers le Rocher en navette ou en hélicoptère. Le nouveau port devrait être achevé l’été 2018, avec un coût total du projet estimé  à 80 millions d’euros. 

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Ce nouveau port devrait être une vrai providence pour Ventimiglia, lui permettant, avec  les bénéfices tirés du port, de rénover la ville haute de Ventimiglia, qui en a bien besoin. Cette vieille ville, mérite, sans aucun doute, d'être plus connue pour tous les petits trésors qu'elle renferme !

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Suite : Menton

 

 

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13 juin 2017

Lucques (Lucca)

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Nous poursuivons notre périple en Toscane et démarrons notre journée historique par le Moyen-Age, avec la visite de la ville  de Lucques (Lucca). Avec ses 85 000 habitants, elle est située entre Pise et Florence, non loin des carrières de marbre de Carrare.

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Elle est entourée de fortifications, datant du XVI ème siècle, et a parfaitement conservé sa structure médiévale : murailles et bastions, ruelles, palais. Un bel endroit que je vous laisse juger à travers les photos que j'ai prises.

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C'est une ville très riche, du point de vue historique et monumental, la raison pour laquelle elle a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco. 

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 La ville a été fortifiée de remparts entre 1504 et 1645. Si, longtemps ils ont assuré la protection face aux attaques des envahisseurs, aujourd'hui, ces murailles ne protègent la ville que des assauts du modernisme ! 

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Des remparts, on a une superbe vue panoramique de la cité coincée à l'intérieur des murs ainsi que de la région montagneuse et verdoyante qui encercle Lucca. 

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On y rentre par six portes historiques tout autour des remparts, en briques rouges, du XVIe siècle, (4 kms de long).  

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Quel plaisir  de déambuler dans les rues animées, d'une ville comme Lucca, pour découvrir tous ses petits trésors. Il règne dans ces ruelles une l’atmosphère moyennageuse... Ici tout respire l'authenticité, comme au temps passé !

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Elle est conçue uniquement pour se promener seulement à pied ou à bicyclette !

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Pratiquement aucune circulation automobile dans cette ville accueillante, sauf quelques livreurs, même les bus sont interdits dans le centre historique.

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Il peut arriver que la météo nous surprenne. Dans le bon sens du terme, cela va sans dire ! Le début de la matinée avait commencé par quelques gouttes de pluie, puis au bout d'une heure, comme par miracle, le beau temps était revenu.

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- Toutes les rues convergent vers la place de l'Amphithéâtre, de forme elliptique et entourée de beaux bâtiments aux couleurs ocre.  Au temps des gladiateurs, elle pouvait accueillir 10 000 personnes. 

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Elle a été édifiée sur les restes d'un ancien amphithéâtre romain (IIe ‑ Ier siècle av. J.-C.). Il a été fondé par l'Empereur romain Claudius, un siècle avant J.C., et a été détruit lors des invasions barbares, qui ont eu lieu au moment de la chute de l'empire romain. 

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Une chance, la place était pratiquement déserte, après la giboulée, pour notre plus grand plaisir ! L'amphithéâtre romain n'existe plus, mais l'enceinte ovale est maintenant ceinturée par des bâtiments médiévaux avec d'anciennes arches creusées dans les murs des maisons.

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Cet endroit demeure un lieu de rassemblement central de Lucca, depuis deux mille ans.  C'est le centre de la vie sociale de Lucca, c'est ici que se passe les rencontres, les discussions et le shopping.

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Les compositeurs d'opéras Boccherini (1743-1805) et Puccini (1858-1924) sont nés ici. Lucca vibre en permanence sous des concerts de musiques et de chants d'opéra qui flottent dans l'air de la ville fortifiée.

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Lucca a été surnommée la ville aux cent églises, à cause de ses nombreux édifices religieux, dont les plus importants sont : la Cathédrale de San Martino, l'église de San Giovanni e Reparata, San Michele in Foro et San Frediano.

 

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Tout proche de la place de l'amphithéâtre, nous nous rendons à la cathédrale San Martino, (13e s.), une véritable merveille d'architecture, de romanesque avec une façade de marbre blanc.

DSC_6838Cathédrale San Martino et son campanile.

Au milieu, nous apercevons le campanile (11e s.) et à droite nous voyons la casa de l'Opéra du Dôme (12e s.).

DSC_6839Cathédrale San Martino et son campanile.

Ces trois bâtiments remarquables sont situés sur la Piazza San Martino. Ce sont des exemples typiques de l'architecture médiévale de Lucca.

DSC_6840 arrière du Duomo2Cathédrale San Martino vue de derrière.

Détails de la façade de la cathédrale San Martino où l'on peut remarquer les subtilités de l'architecture de cette façade imprégnée de différents styles. 

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La Basilique Saint Frediano est l'une des plus ancienne église de Lucca. 

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 Elle est célèbre pour la richesse de la décoration de sa façade, du XIII° s., une grande mosaïque, de byzantin, sur un fond d'or représentant le Christ est monté au ciel, accompagné de deux anges et les douze apôtres. 

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L'intérieur de la basilique de Saint Frediano est divisé en trois nefs avec deux magnifiques colonnades à arcs égaux.

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L'intérieur de l'église, contient un trésor tout aussi important : le corps naturellement momifié de la sainte Zita, (la sainte patronne de la ville). 

DSC_6796Tombeau de la sainte Zita.

C'était une fille humble et généreuse, née en 1218, à Lucca, qui distribuait sa nourriture aux pauvres. Après 48 ans en tant qu'employée de maison, elle meurt à 60 ans.

DSC_6793Tombeau de la sainte Zita.

Quatre ans après sa mort, elle est canonisée. Par trois fois on ouvrit son tombeau ; la dernière fois en 1652, quatre siècles après sa mort, son corps fut retrouvé intact (un vrai miracle !).

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Les fonts baptismaux du XIIe siècle, de la basilique de Saint Frediano sont d'une grande beauté. Ils étaient, utilisés comme baptistère et se trouvent à droite de l'entrée. De beaux reliefs représentent les histoires de Moïse et des apôtres. 

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A Lucca l'on trouve pratiquement une église à tous les coins de rue. En voici deux autres que nous avons trouvées, proche du Duomo. 

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- L'église San Giovanni et Reparata fut construite au XIIème siècle sur un édifice préexistant et remontant au IVème siècle, qui jusqu`en 725 avait été la Cathédrale de la ville de Lucques. 

santi GiavanniEglise San Giovanni e Reparata.

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Ici l'on peut admirer les vestiges de la basilique paléochrétienne du IVème siècle et du baptistère remontant à la même époque, portés à la lumière après un long chantier commencé en 1969.

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DSC_6834 Intérieur de l'église San Giovanni e Reparata.

- Une autre église de Lucca, à la façade magnifique, «San Michele in Foro», érigée au XIIe siècle sur l'emplacement de l'ancien forum romain ! 

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 De style roman, elle a un plan en croix latine et se trouve sur la place St Michele.

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Sa façade, du XIII° s., ornée à profusion de sculptures, marqueteries de marbre et incises, est remarquable.  Le portail principal est percé dans la partie basse, composée d'arcades aveugles ; la partie haute de la façade, armée de fer pour lutter contre le vent, comporte des colonnades en loggia sur quatre niveaux. 

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La statue de Francesco Burlamacchi, fut érigée sur la place St Michele, en 1863.  

DSC_6853Eglise et place de San Michele in Foro.

- Au sommet de la tour Guinigi, la plus importante tour de la ville,  d'une hauteur de 44 mètres, 231 marches, on trouve un jardin avec des chênes verts plantés plusieurs siècles auparavant. 

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La tour médiévale fut édifiée au XIVe siècle, par les seigneurs Guinigi, les plus riches de la ville.

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Le toit des tours leur servait de jardin et ces seigneurs voulurent agrémenter leur sévère demeure avec cette tour couronnée d'arbres. 

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A l'époque de la Renaissance, les habitations en forme de tour étaient un symbole  de puissance et de domination. 

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Plus la tour était haute, plus le seigneur était riche, comme à San Gimignano.

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De 130 à 160 tours furent érigées à LUCCA au Moyen-âge. Ces tours furent la résidence des familles de riches marchands.

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Il reste quelques tours qui ont survécus aux siècles. Le toit des tours leur servait de jardin et d'ombre.  

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Cette ville, qui fut un véritable coup de coeur pour nous, se lit comme un livre ouvert : les chapitres sont les quartiers, et les pages sont les ruelles. En raison de sa position géographique et son vieux centre médiéval, c'est la destination de nombreux touristes chaque année. Je vous la conseille fortement si vous vous rendez en Toscane.

Suite : Ventimiglia

 

 

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12 juin 2017

La Toscane du Nord

Monterrigionni

Le paysage de cette campagne, typiquement toscane, se caractérise par de douces collines, espacées de modestes cours d’eau. Les paysages que l'on découvre, tout au long de notre parcours, dans le nord de la Toscane, sont le résultat de l’intense activité agricole existante depuis l’antiquité. 

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Ici la nature et les mains de l’homme, se sont unies, pour conserver un paysage extraordinaire. Le territoire conserve en grande partie ses origines paysannes. Ici on trouve des arbres fruitiers qui dominent dans la plaine, là des collines décorées d’oliviers, plus loin de rangées de vignes.

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Nombreuses sont les entreprises agricoles qui produisent : vin, huile, fruits mais aussi blé et tournesol.

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Les petits villages pisans conservent intacte leur structure médiévale : pittoresques maisons,  étroites ruelles et remparts, imposants châteaux.

monterrigionni2Monterrigionni.

- La Chartreuse de Pise : La campagne pisane recèle des sites charmants, injustement oubliés par beaucoup de touristes, comme, la Certosa di Pisa.

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Elle est située à environ 10 km de Pise ou de Calci, en pleine verdure, au milieu des oliviers, près du village de Calci.

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Il s’agit de l’un des plus beaux et plus grands ensembles monastiques d’Italie, fondé en 1366. 

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La chartreuse est située dans une belle vallée, connue sous le nom de Valle Graziosa, (gracieuse).

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Elle a été agrandi au cours des siècles, notamment au XVIIe siècle et abritait des activités productives et artisanales des moines.

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La chartreuse, remaniée au XVIIIe siècle, offre une dizaine de pièces à visiter, dont son église et ses douze chapelles richement décorées.

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Hébergeant une quinzaine de moines, ainsi qu’une soixantaine de frères à leur service, le couvent est un exemple exceptionnel de la période baroque avec son cloître, ses cellules et son appartement du prieur.

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Il abrite, aujourd’hui, un musée d’histoire naturelle, géré actuellement par l'Université de Pise. Il a été fondé par le grand-duc de Toscane :  Ferdinando I de' Medici.

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Ses collections naturalistes font donc partie du patrimoine, cumulé par l'Université, au fil des siècles.

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Le musée abrite aussi une Galerie des Cétacés, où l'on trouve le squelette complet d'un baleinoptère, une Galerie de minéraux et une sur des reptiles.

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La visite de la chartreuse est incontournable, car le charme de l'histoire ancienne des bâtiments et la beauté artistique du lieu, s'ajoute à l'intérêt du musée.

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- Vicopisano :  la campagne environnante est ponctuée de bourgs, pleins de charme, comme Vicopisano.

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C'est une petite ville médiévale dans la province de Pise (18 km de Pise), située entre les montagnes et la rivière Arno. Elle est dominée par l'impressionnant château de Brunelleschi. 

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Vicopisano a en effet un patrimoine médiéval bien conservé : douze tours (du 11ème au 15ème siècle), deux bâtiments médiévaux et la forteresse de Rocca de Brunelleschi, ouvert au public pour des visites guidées. 

vicopisano

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Quel plaisir de visiter ce bourg pittoresque avec ses fortifications. 

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Ces trois tours principales sont : la tour de l’Horloge, des Quatre Portes et la tour de Brunelleschi, reliée au donjon par un mur à mâchicoulis.

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Au sommet se dresse le château, (1434-1438), donjon crénelé, qui jouxte le palazzo Pretorio, orné de nombreux blasons. Ce type de fortification est un des rares et l'un des meilleurs exemples d'architecture militaire dans la Toscane, du XVe siècle. Il  a été construit pour protéger les trafics venant du fleuve Arno, qui reliait Pise et Lucca à la mer. 

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C'est la raison pour laquelle, à partir du douzième siècle, de nombreuses familles nobles et aristocratiques ont établi leur résidence à Vicopisano. De nombreuses  maisons/tours et églises ont été construites pendant cette période. 

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 La meilleure façon d'apprécier Vicopisano est lors d'un événement récurrent, appelé «Festa medievale», qui se déroule, chaque année, dans la première semaine de septembre.

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Cette petite ville mérite d'être plus connue, car elle possède une histoire ancienne, est riche en monuments et beaux paysages. Les guerres mondiales ont heureusement épargné tous les bâtiments anciens. Il est donc possible, aujourd'hui, d'admirer ces monuments médiévaux, dans leur état d'origine, pour un véritable retour au passé !

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- Lac de Massaciuccoli

Je vous emmène faire une promenade à Torre del lago Puccini, à quelques kilomètres au sud de Viareggio, station balnéaire prisée de la côte toscane. C'est un village coincé entre la mer et le lac de Massaciùccoli,  célèbre pour avoir accueilli le grand compositeur Giacomo Puccini. Avec son beau théâtre en plein air, Torre del Lago Puccini ne cesse de fasciner les touristes et les amateurs de musique. 

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On comprend pourquoi Puccini, l'un de nos plus grands compositeurs,  était amoureux de Torre del Lago,  pour en faire son domicile. Le Maître est si fortement liée à ces lieux, qu'en 1938 son nom a été ajouté à la ville.

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Ici Puccini va composer plusieurs de ses œuvres et aimait à se ressourcer en ce lieu enchanteur, où le temps semble suspendu !

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Sa maison, à Torre del Lago, est devenue un musée. Il y est enterré avec sa femme.  Le musée est dédié au compositeur Giacomo Puccini et est aménagé dans la villa qu'il avait fait construire en 1899. On y retrouve le piano sur lequel il travaillait, ainsi que différents portraits du compositeur, son masque funèbre, ses trophées de chasse et les armes qu'il utilisait dans l'exercice de sa passion.

Villa_pucciniVilla Puccini.

La villa Puccini dispose également d' un jardin japonais. C'est une maison simple, mais sa richesse vient de son environnement, dans lesquels Puccini aimait jouer et composer. Au Belvedere, on peut voir son monument, en bronze, construit en 1925. Tout le monde s'arrête pour rendre hommage à ce grand auteur compositeur. 

statue de puccini

 Pour revivre la magie des œuvres de Puccini, il n'y a pas de meilleur endroit que le Grand Théâtre en plein air . Situé sur les rives du lac, ce théâtre impressionnant vous permet de profiter pleinement de la beauté et l' intensité de l'art de Puccini, dans une atmosphère unique en son genre. Chaque été, le Festival Puccini attire des amateurs d'Opéra, du monde entier, prêts à se plonger dans les œuvres de Puccini.

théatre en plein air Puccini

 - Viareggio :

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Pour fuir l'agitation des villes italiennes, rien de mieux que de faire une petite halte dans la station balnéaire de Viareggio. 

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Viareggio, charmante petite ville fleurie,  est un ancien petit port de pêcheurs, métamorphosé au début du 19è siècle en station balnéaire. DSC_5070

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Centre des mondanités au début du XXe siècle, il accueille, aujourd'hui, le fameux défilé carnavalesque. Après l'incendie de 1917, on reconstruisit les principaux bâtiments de l'avenue, (hôtels et casinos), en style "Art Nouveau".

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En déambulant dans les rues de Viareggio, vous vous rendrez compte du déclin progressif qui s’est opéré.

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La ville qui a connu ses heures de gloire, vers la moitié du 20e siècle, était surnommée, autrefois, «La Vieille dame». 

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Avec un air un peu désuet, Viareggio n’en est pas moins une station balnéaire huppée, particulièrement appréciée des Italiens. 

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Elle est la station balnéaire, parmi les plus fréquentées d'Italie. Elle est connue aussi pour ses immenses parcs, qui bordent la ville. Ces hectares de belles pinèdes, sont de véritables oasis de silence. 

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La particularité de Viareggio est sa multitude de plages privées . On se croirait dans un club de vacances. Si vous aimez plutôt les plages tranquilles et les criquesce n’est pas à Viareggio qu’il faut venir !

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Les Italiens, eux, ne jurent que par les plages privées qui offrent plusieurs options : cours de gym, piscine, restauration sur place, cabines pour garder ses affaires...Généralement les italiens  louent des emplacements en famille, à l’année, pour profiter pleinement des services proposés.

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Si, comme moi, vous n'aimez pas trop les plages privées, allez faire un tour près de l’embarcadère, pour admirer les pécheurs et le petit port de pêche de la ville. 

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Avec des petits airs de Bretagne,c’est ici que vous pourrez prendre le bateau à la journée pour rejoindre Cinque Terre.

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Le soir, on rejoint le bord de mer pour y savourer des seiches à la plancha, ou encore des calamars frits, avant d’aller écouter des groupes de musiciens, dans l’un des nombreux bars de la station balnéaire.

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- Pietra Santa :

Située au pied des montagnes Alpi Apuane, Pietrasanta est depuis toujours un centre important pour le travail du marbre.

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Cette ville a été le point de rencontre de très nombreux artistes et sculpteurs du monde entier, depuis l'époque de Michel-Ange jusqu'à celle Henry Moore ou Mirò. 

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Elle est littéralement pleine d'ateliers de sculpture et de fonderies d'art, ses dernières, dédiées surtout aux oeuvres contemporaines.

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L'excursion de Pietrasanta ne serait complète sans une visite à l'un des ces lieux, qui ont vu naître tant de chefs-d'oeuvres.

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Le centre historique, avec l'élégante place du Dôme, est l'un des plus beaux de la région. On peut admirer en particulier la façade de marbre et le campanile en brique du Dôme de St Martin (1256-1258). 

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Ses places sont décorées par de nombreuses sculptures. 

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Riche en patrimoine artistique, Pietrasanta se dessine autour de sa place principale, Piazza del Duomo, où l'on trouve une très belle et ancienne église, San Martino, de style roman-gothique.

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DSC_4998Eglise San Martino.

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L'église la plus étonnante est Sant'Agostino, en roman mais avec un campanile baroque et un joli cloître.

 

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Au coin de la place, le musée "de Bozzetti", (sculpteur), aménagé dans un vieux couvent, conserve des maquettes et des modèles, le plupart du temps en plâtre, des sculptures réalisées par les nombreux artistes, qui exercent, ou ont exercé leur art dans les ateliers, ou les fonderies de la Versilia.

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- Carrare :

En arrivant à Carrare, notre regard est attiré par les montagnes découpée par les carrières de marbre. Ce marbre blanc, très prisé, brille comme de la neige. 

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Les carrières de marbre étaient, probablement, déjà connues à l'Age du Bronze mais ce fut sous les Romains que l'extraction se développa et s'intensifia. A la Renaissance, le marbre de Carrara fut utilisé par Michel Ange pour ses sculptures, ce dernier venait personnellement choisir les blocs avec lesquels il réalisait ses œuvres.

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Dans la ville de Carrare  de gros blocs taillés attendent qu'on vienne les sculpter. 

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Et c'est justement ce fameux marbre qui apparaît dans la ville à chaque détour : les places, les palais, les frontons des façades...

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...il n'y a pas un endroit ou l'on ne puisse admirer l'habilité de l'homme, dans le travail du marbre.  

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Le chef-d'oeuvre le plus important que l'on peut admirer à Carrare est sans aucun doute le Dôme dont la construction s'est déroulée sur plus de 300 ans.

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Commencée vers l'an 1000, c'est l'exemple d'une succession de s, du roman au gothique, avec une facace de pisan tout à fait particulière. La rosace qui domine le porche, est un véritable chef-d'oeuvre de sculpture réalisée dans un bloc d'un seul tenant.  

carte

 Suite : Lucques (ou Lucca)

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Pise (2)

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Nous poursuivons notre visite de Pise par le Duomo et enfin le centre historique, une pure merveille ! Si en été, les températures sont élevées, à Pise, comme dans le reste de l'Italie, le printemps est très bon compromis avec des températures douces et une superbe lumière. Tôt le matin, la ville s'éveille doucement, les rues sont encore désertes, les commerces fermés. Vous pouvez alors  profiter, pleinement, des charmes du centre historique . 

La cathédrale : en marbre blanc, dédiée à Santa Maria Assunta, résume à elle seul l’art roman pisan, avec sa très belle façade ornée d’arcades qui soulignent l’harmonie de l’ensemble. 

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L’édifice, qui nécessita deux siècles de travaux (XIe-XIIIe siècles), relève principalement de l’architecture romane italienne avec des influences byzantines. 

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Il est construit avec un appareillage alterné de marbre clair et sombre. Son plan d’ensemble est celui d’une croix latine.

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Le dôme situé à la croisé du transept s’inspire de ceux de la Basilique Saint-Marc à Venise.

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La façade due à Rainaldo, est une superposition de quatre galeries à colonnettes.

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Le sommet est couronné d’une statue de la Vierge à l'Enfant, tandis que des figures des évangélistes reposent sur les coins.

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Photos, ci-dessous, exaltant la beauté des décorations sculptées, de la façade de la cathédrale.

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Des portes de bronze, de Bonanno Pisano, fondues en 1602,  remplacent celles existant à l’origine et détruites dans un incendie en 1595. 

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Il faut faire le tour de cette immense cathédrale pour prendre la mesure de son ampleur.

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L'architecte italien Buscheto, à qui l'on doit le Duomo, fut enterré sous un arc aveugle de la façade de marbre.

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Nous entrons  dans de Duomo  par une porte de bronze, qui représentent des épisodes de la vie de la vierge.

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L’intérieur du Duomo se caractérise par l’harmonie des arcades et l’élégante pierre polychrome.

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La nef, d’une longueur de 100 mètres, est agrémentée d’un plafond, à caissons, datant du XVIIe siècle, recouvert de dorures et illustré des armoiries des Médicis.

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Les colonnes corinthiennes, en granit, situées entre la nef et l'abside, proviennent de l’ancienne mosquée de Palerme, ramenées comme butin lors de l’expédition de 1063. 

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Les murs sont recouverts de marbre noir et blanc. 

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Les fresques originales, de la Renaissance, ont été remplacées après leur destruction dans l’incendie de 1595.

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A l'intérieur, les dalles de marbre nous conduisent à une chaire extraordinaire, créé par le maître sculpteur Giovanni Pisano, entre 1302 et 1311. Elle repose sur six colonnes de porphyre et cinq piliers, représentant des figures allégoriques et religieuses. 

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La chaire représente l'église, soutenue par : la Justice, la Tempérance, la Force et la Prudence. Œuvre majeure de la sculpture médiévale, elle a été épargnée par l’incendie de 1595 et entreposée durant les travaux de restauration. Ce n’est qu’en 1926 qu’elle fut redécouverte et remise en place.

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Beaucoup d'œuvres d'art médiévales qui ornaient la cathédrale ont été détruites dans cet incendie. 

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Aujourd'hui, la cathédrale nous offre un étonnant mélange  de styles médiéval et de style Renaissance.

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Nous descendons  la nef, pour atteindre l'autel. 

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En atteignant le chœur, nous pouvons admirer le crucifix de Giambologna...  

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...et le nouvel autel, en marbre de Carrare, avec la représentation de deux anges en vol, en bronze, qui en marquent l'entrée.DSC_1874

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En levant les yeux, nous admirons, aussi, la monumentale mosaïque du XIIIe siècle qui décorent l'abside. Cette mosaïque représente le Christ, en majesté, entouré par la Vierge et Sain Jean. Il a été achevée en 1302, et a miraculeusement survécu à l’incendie de 1595. 

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Le Duomo est ouvert tous les jours et l'entrée est payante. On profite d'une remise en achetant un billet couvrant plusieurs attractions, et  permettant d'accéder aux autres sites touristiques de la Place du Dôme.

Le centre historique :

Contrairement aux idées reçues, la ville de Pise ne se limite pas uniquement à la place des Miracles et à la la tour penchée.

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Lorsque que vous quittez l'esplanade, vous découvrez alors la vieille ville avec ses très belles et vieilles rues colorées. N'hésitez pas à vous aventurer dans les ruelles étroites, (voir plan détaillé, ci-dessous), vous assisterez à des scènes de la vie quotidienne.

plan ville

Nous y avons découvert de jolies places et palaces et des églises pleines de charme. Nous n’avons pas été déçus. 

DSC_1932Ancienne église transformée en banque.

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DSC_1934Chapiteaux de l'ancienne église transformée en banque.

- Rue Santa Maria : Depuis la place du Dôme (piazza dei Miracoli), nous empreintons la via Santa Maria, artère principale de la ville, bordée d’élégants immeubles et le quartier le plus populaire de Pise. 

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De part et d'autre de la via Santa Maria partent de petites ruelles étroites, colorées. Elles sont typiques des centres historiques des villes d'Italie. Lors de vos promenades à Pise vous verrez de nombreuses petites rues que je vous invite à découvrir. Vous avez l'impression de rentrer dans l'intimité de la vie des italiens.

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Dans la rue Santa Maria, tout proche de la tour de Pise, nous trouvons de nombreuses boutiques de souvenirs ( interdites, maintenant, sur le site de la place du Dôme).

DSC_1751Boutiques de souvenir de la rue Santa Maria.

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- La Piazza Dei Cavalierie (de la cavalerie) : Sur la gauche, la via dei Mille nous mène sur la Piazza dei Cavalieri, l’une des plus remarquables places de Pise. 

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De très beaux palais l’entourent : parmi eux, le palazzo della Carovana Il a été construit par Vasari, en 1562, et abrite la prestigieuse Université de Pise , (Scuola Normale Superiore), fondée par Napoléon.

DSC_1913Palazzo della Carovana. (Université de Pise).

Cette place était également connue sous le nom de "Piazza delle 7 Vie" ("Place des 7 rues") en raison des nombreuses rues de cette place. C'était l'emplacement de l'ancien Forum romain et le cœur du pouvoir politique pendant la République de Pise. 

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La place a été rénovée au 16ème siècle par la famille Medicis, après la création de l'Ordre des Chevaliers de Saint-Etienne. 

Palazzo_della_CarovanaPalazzo della Carovana.

Cosimo I, de la famille Medicis, a voulu que cette place soit un symbole de force et de puissance. 

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La statue de Cosimo I, (1596), qui le représente, se trouve sur la Fontaine del Gobbo. 

DSC_1920Cosimo I de la famille Medici.

Toujours sur la place dei Cavalierie, nous trouvons, aussi, le Palazzo dell'Orologio (le "Palais de l'Horloge"). C'est la bibliothèque de la Scuola Normale Superiore. Elle a été construite, en reliant deux tours médiévales. 

DSC_1923Palazzo dell Orologio.

Juste à côté, toujours sur la même place, la belle église Santo Stefano dei Cavalieri, édifiée au XVIe siècle. Dans l'église, plusieurs drapeaux ont été conquis, lors de combats avec des pirates. 

église santo Stefano dei Cavalieri

- Le Palais de l’Archevêque (Palazzo Arcivescovile) : C'est un édifice, élégant, entrepris au 15ème siècle, qui abrite aujourd'hui les archives de l'archevêché de Pise.

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Un grand portail flanqué de deux colonnes,  soutiennent  la terrasse du premier étage.

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Dans  la grande cour sont conservés quelques bustes d’archevêques de Pise.

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Au centre une statue du XVIIIe siècle, représentant Moïse. Au rez de  chaussée, une chapelle privée est décorée de fresques baroques.

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 -La Piazza delle Vettovaglie Le quartier situé à la gauche de la via San Frediano, avec son marché quotidien, nous plonge dans une atmosphère bien plus vivante. C'est le coeur médiéval et populaire de Pise : c’est ici qu’au XVIe siècle fut instauré le marché à blé, aujourd’hui marché tout court. La pliazza delle Vettovaglie accueille de nombreuses belles boutiques, de bons restaurants et le marché des légumes, coloré et animé ! 

piazza_delle_vettovaglie

Les bâtiments, exemples étonnants de l'architecture du Moyen Age, témoignent de la longue histoire de Pise.  Continuer vers la grande tour : Il Campano (la grande cloche), qui marquait l'heure des cours de l'Université.

tour Il Campano

- La rue du Borgo Stretto : est l’axe commercial de la ville : il fait bon se balader sous ses arcades. C'est la rue la plus élégante de Pise. 

borgo stretto

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Les magasins et les boutiques les plus chers sont ici, sous ses arches. On y trouve aussi de beaux restaurants et bars. 

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 En nous promenant dans le centre historique de Pise, nous découvrons de nombreuses traces de l'histoire politique de la ville de Pise. Des statues des personnages célèbres ornent les places. 

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- La place Garibaldi est toujours très fréquentée et c'est l'un des points de rassemblement de Pise. Le bâtiment orange clair s'appelle "Casino dei Nobili",  c'était l'endroit où les nobles se réunissaient pour «tuer le temps», au 18ème siècle. 

Piazza_Garibaldi"Casino dei Nobili"

C’est ici que l’on peut contempler le fleuve de l’Arno, paisible et bordé d’élégants édifices, aux couleurs vives. La ville s'est développée le long des rives de l'Arno.  Le matin et le soir lors du coucher de soleil sont les meilleurs moments pour profiter de la vue. Les rives de l'Arno s'illuminent et seuls quelques oiseaux viennent troubler la tranquilité des lieux. Les reflets de la ville sur l'eau sont alors splendides.

DSC_1748Le Pont di Mezzo.

Plusieurs ponts enjambent l'Arno et vous permettent d'avoir de superbes points de vue sur le centre historique. N'hésitez pas à emprunter les ruelles étroites qui partent de part et d'autres.

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La chiesa di Santa Maria della Spina, se situe, elle aussi, près de l’Arno. Cette église a été construite par un marchand qui avait réussi à se procurer une épine (Spina ) de la couronne du Christ d'où son nom.

DSC_1688Chiesa di Santa Maria della Spina.

église santa maria della Spina

Anciennes thermes : Les amateurs d'antiquité pourront observer dans les environs les restes d'anciennes thermes.  

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Depuis les temps les plus anciens, l’eau thermale, qui jaillissait des profondeurs, a été appréciée pour ses propriétés et ses fonctions curatives. Elles ont été aimées d'abord par les Étrusques, les Romains, puis ensuite par la famille des Médicis.

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- Les spécialités du terroir : les pici, sorte de spaghettis, les zuppe aux poissons, et l’incontournable bruschetta à l’huile d’olive délicieuse…

brushetta

- Côté vins : vous aurez l’embarras du choix, entre les nombreux chiantis, et les sublimes "vino nobile" de Montepulciano, brunello de Montalcino… 

montepulcianoMontepulciano, pays du bon vin.

vins Toscane

Pour conclure : Pise est une  étape  INCONTOURNABLE, que ce soit pour sa magnifique place du Dôme, que pour son centre historique au passé très riche.

N'hésitez pas à me laisser un message lors de votre visite. C'est avec plaisir que je lirai vos remarques, suggestions et que je répondrai à vos questions.Il vous suffit de cliquer sur "commentaire" en bas de chaque post... et le tour est joué !
Bonne visite.

Suite : villages et campagne pisane

 

 

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10 juin 2017

Pise (1)

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Pise, ville de caractère, de 90 000 habitants, s’étire paisiblement le long de l’Arno. 

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Il faut prendre le temps de la découvrir, car Pise ne se résume pas qu’à sa tour penchée, d’autres merveilles nous attendent, aussi. Comme toutes les belles cités de Toscane, elle regorge de monuments d’art et d’histoire, exceptionnels !

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L’aire des camping-cars étant reléguée sur un parking éloigné du site et sans navette, il faudra marcher au moins 1.5 km pour accéder au centre historique (et autant au retour).

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Mais comme cela faisait plus de 10 ans que nous y étions retournés, nous avons fait le sacrifice de cette petite marche matinale. Comme à Sienne, nous y arriverons au soir, afin de pouvoir visiter de bonne heure, le lendemain matin,  la monumentale et magnifique place du Dôme, avec sa tour penchée.

DSC_1762Remparts entourant la Place du Dôme.

Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, c’ est une destination touristique d’une valeur inestimable. Ses monuments méritent l’appellation de «place des Miracles», qui lui fut attribuée par l'écrivain Gabriele D’Annunzio. C’est un admirable ensemble architectural qui réunit sur une vaste pelouse, impeccablement tondue : la tour penchée (ou torre pendente), le Duomo, le Baptistère, le cimetière, ainsi que deux musées. 

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- La tour de Pise

La tour de Pise est le monument le plus emblématique de Pise, rendu célèbre par son étrange inclinaison. Elle se trouve juste en bordure du centre historique de Pise.

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Ce beffroi cylindrique attire des visiteurs venus du monde entier. 

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Il s'agit en fait du campanile roman de la majestueuse cathédrale de la Place du Dôme. 

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Entamée en 1173, elle fut achevée en 1370. Vous me direz pourquoi penche-t-elle ? La raison est la proximité de deux nappes phréatiques qui causa, dès sa construction, un sérieux effondrement du terrain, que dix ans de travaux ont néanmoins réussi à bloquer… 

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Prévoyez 15 € si vous décidez de grimper à son sommet. 

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L’escalier, pour y accéder, est étroit. Il faut monter 296 marches de marbre, pour accéder à la plate-forme panoramique du dernier étage.

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Il paraît que d'en haut, vous avez un panorama unique sur le Duomo, le Baptistère de Pise et les pelouses de la grande place (par contre ce n'est pas ma tasse de thé, j’ai le vertige !!!). Ne pas oublier son appareil photo, pour les courageux ! 

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 D’étranges statues d'animaux ornent les étages inférieurs.

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Le baptistère Saint-Jean de Pise, (Battistero di San Giovanni), s’élève face à la façade ouest de la cathédrale de Pise, sur la piazza del Duomo, proche du cimetière Camposanto et de la tour de Pise (campanile).

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Sa construction se prolongea jusqu’au XIVe siècle, ce qui explique deux style différents :

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Sa base est de style roman d’influences pisane et lombarde puis gothique à partir du second étage.

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 C’est un exemple du passage du style roman au style gothique.

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Il présente, à l'intérieur, une acoustique exceptionnelle.

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L'entrée est payante, mais vous bénéficierez d'une réduction en achetant un billet combiné, permettant de voir les autres monuments présents sur la place.

-  Le cimetière Camposanto (1464) :

Le cimetière est situé sur la bordure nord de la Place du Dôme,  et est accessible à pied depuis le centre historique de Pise. Nous découvrons dans le cimetière Camposanto, (« champ sacré ») : des fresques médiévales, des sarcophages romains, et des sculptures.

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Nous avons voulu visiter le cimetière, peu connu des touristes, à l’ouverture (9h30), le Duomo n'ouvrant qu'à 10 h30. Une chance nous étions les seuls visiteurs, pour notre plus grand plaisir !

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En 1203, à l'initiative de l'évêque Ubaldo, une cinquantaine de navires avaient ramené de Palestine, la Terre Sainte, du Golgotha pour aménager ce "Champ des Miracles". On lui prêtait la vertu de transforer les morts en squelettes en 24 heures. 

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À l'intérieur d'un espace organisé comme un vaste cloître gothique, les Pisans édifièrent vers la fin du XIIIè siècle un cimetière rectangulaire, monumental, pour regrouper les tombes, au lieu de les disperser autour du Duomo, comme c'était le cas depuis le siècle précédent.

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Pour orner les galeries construites par Giovanni di Simone, les Pisans commandèrent des fresques sur les murs extérieurs. Des statues y ont aussi été regroupées, comme celle du célèbre mathématicien Fibonacci.

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Nous admirons les cloîtres gothiques avec les gigantesques fresques.

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Malheureusement, les bombardements américains, sur Pise en 1944,  ont entrainé la destruction de la plupart des grandes fresques. 

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Les œuvres, abritées dans cette salle, sont les premières à avoir été restaurées à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

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On peut y admirer les magnifiques fresques du  «Triomphe de la Mort » et du «Jugement dernier»  (XIVe siècle).

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En nous promenant le long des galeries en marbre, rappelant un cloître, on peut voir des milliers de pierres tombales, de toutes sortes, qui «décorent » le sol, vraiment surprenant !

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Ce sont souvent des sépultures d’anciens nobles de Pise ou du Clergé.

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84 sarcophages antiques, de notables pisans, datant des romains, (du IIIe siècle), sont logés dans les galeries qui bordent le cimetière.

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Nous évoluons librement, sur cette parcelle de « terre sainte »,  entre les tombes, les pierres tombales et les plaques commémoratives de toutes les modèles. La sérénité qui se dégage entre les murs de Camposanto nous  invite à une longue promenade.

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La pelouse dans la cour l’intérieure du cimetière permet de s’évader, au calme, loin de la foule des touristes. 

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L'entrée est payante comme le baptistère et le Duomo, mais vous bénéficierez d'une réduction en achetant un billet combiné, permettant de voir les autres monuments présents sur la place.

Suite : Pise (2) Duomo et centre historique.

N'hésitez pas à me laisser un message lors de votre visite. C'est avec plaisir que je lirai vos remarques, suggestions et que je répondrai à vos questions. Il vous suffit de cliquer sur "commentaire" en bas de chaque post... et le tour est joué ! 

Bonne visite, à bientôt.

 

 

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09 juin 2017

Sienne (2)

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Nous poursuivons notre déambulation dans les rues de Sienne, qui nous réservent encore de nombreuses surprises. Même si ce n'est pas la 1ère fois que nous y mettons les pieds (la 3ème), la ville nous fait toujours autant rêver, un vrai ravissement ! 

Sienne

Si Florence est une cité imposante, opulente, Sienne, par contre, est une ville plus discrète, plus secrète et pleine de charmes !

DSC_1485Palace rencontré au détour d'une ruelle, avec son petit patio intérieur.

Nous nous dirigeons, ensuite, en plein coeur de la ville, vers la Piazza del Campo, encore pratiquement déserte.  Lorsqu’au détour d’une rue, on aperçoit sa très haute tour, l’émerveillement commence, la place s'ouvre devant nous.

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Ce matin-là, je profite que le soleil illumine les façades, et du peu d’affluence, pour admirer les beaux palaces, et faire quelques photos, avant qu'elle ne soit envahie par la foule.

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 Elle ne ressemble à aucune autre. A deux pas de la Cathédrale (Duomo), nous prenons, un moment, pour vous imprégner de la grandeur de cette place (au sens large du terme).

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Célèbre grâce à sa forme incurvée de coquille saint Jacques, et ses pavés anciens, c’est le cœur de la cité siennoise. Touristes, habitants, étudiants, commerçants, artistes... tout le monde cohabite dans une superbe ambiance d'insouciance, où le temps semble s'être arrêté ! 

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C’est à chaque fois, avec la même émotion,  que nous pénétrons dans ce décor magique, qui ressemble à un immense amphithéâtre (une arène gigantesque). DSC_1459

La place est bordée de palaces : ocre, rose, blanc et terre de Sienne, bien sûr, de restaurants et de boutiques de souvenirs. On prend grand plaisir à déambuler sur cette place qui nous transporte, facilement, aux temps des chevaliers !

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C’est une des plus belles places d'Italie, que nous pouvons contempler, en nous postant à hauteur de ses différents escaliers d’accès. 

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Hormis le Palazzo Comunale, on peut admirer aussi la Cappella di Piazza, le Palazzo Petroni, le Palazzo Saracini...

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…ainsi que le campanile, appelé Torre del Mangia (1325). Cette immense tour, majestueuse, entièrement en brique, est haute de de 102 m.

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Il est possible de monter au sommet de la tour, en empruntant l’escalier exigu, d’environ quatre-cent marches. De là-haut, on jouit d’une vue superbe sur la Piazza del Campo. 

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Le ciel est bleu, et empli de centaines d'hirondelles, je crois en avoir rarement vu autant !

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Au pied, nous trouvons une loggia en marbre blanc : la Capella di Piazza (la chapelle de la place).

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Elle fut érigée, en 1352, en offrande à la Vierge Marie, faite par les Siennois reconnaissants d’avoir survécu à la peste noire.

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Nous en profiterons, au midi,  pour casser la croûte et boire un verre de "Spritz", l'apéro national, dans l'un des nombreux resto-terrasses situés tout autour, tout en profitant du spectacle de la ville animée.

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Sur la place, nous restons, quelques temps aussi, à admirer la  «Fonte Gaia». Cette célèbre fontaine, de marbre, a été réalisée par le sculpteur Jacopo della Quercia, entre 1409 et 1419.

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Elle doit son nom à la joie manifestée par les Siennois le jour de son inauguration.

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C’est la fontaine la plus élevée de la ville et sans doute la plus importante, que ce soit par son immense valeur artistique ou bien par son emplacement priviliégié, sur la  Piazza del Campo.

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Elle fut conçue comme une grande piscine rectangulaire, entourée de sculptures en bas-relief, sur trois côtés. 

DSC_1475Détails des sculptures de la fontaine de la Piazza del Campo.

Sienne ne disposant pas de sources d'eau naturelles, on construisit, autour de la ville, des aqueducs et on développa de complexes systèmes d'irrigation. 

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Nombreuses sont les belles fontaines, que l’on nous admirerons au détour des ruelles. 

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Outre sa beauté architecturale, la Piazza del Campo tire sa renommée du Palio, l’ancestrale course de chevaux qui s’y déroule deux fois par an. Ce jour-là, la sublime piazza del Campo se transforme en un hippodrome atypique, où afflue une foule de curieux.

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Le 2 juillet et le 16 août, des courses de chevaux, qu’on appelle le Palio, ont lieu sur la Piazza del Campo. Cette course remontant au XVIIe s., se déroule sur trois tours du Campo, entre les 10 cavaliers, (sans selle), sélectionnés parmi les 17 quartiers de la ville.

DSC_1544Affiche du Palio.

Lors de notre précédent séjour à Sienne, il y a 5 ans, sans le vouloir nous sommes tombés un jour du palio, (le 16 août). La ville vibre au rythme du Palio et des fêtes traditionnelles, depuis le Moyen Age. Nous ne savions pas encore où nous allions mettre les pieds.  

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Nous n’avons pas voulu assister, à cette course de chevaux, car trop de monde, ce jour-là ! Il paraît que c'est très impressionnant de voir cette course de chevaux, très dangereuse, où seuls quelques-uns terminent. Par contre, nous avons assisté à la magnifique parade qui défilait, dans les rues. Nous avions beaucoup de mal à nous déplacer, avec la foule qui  était présente partout !

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Nous sommes restés, ce jour là, un peu sur notre fin, sans avoir pu visiter de monuments, (tout était fermé, pour l'occasion de ce spectacle, hors du commun). 

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La course est précédée d’animations festives, ainsi que d’une grande parade, appelée  cortège historique. Des porte-drapeaux, défilent, en costumes médiévaux, aux couleurs du quartier. Ce déploiement de beauté repose sur des mois, des années d'entraînement : au maniement des tambours, des clarines, au lancer de drapeau… 

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Cette grande parade  attire des milliers de spectateurs, du monde entier, qui remplissent entièrement l'immense place del Campo,  le jour du Palio (impressionnant !). Les 2 photos, suivantes, proviennent du site Internet, du journal “Le Figaro”. Elles nous permettent, toutefois, de constater l’immense popularité de la course auprès des Siennois, et des touristes. 

Palio

 Lors de la course effrénée, la compétition est assez violente, chaque concurrent montant à cru peut frapper avec sa cravache les autres cavaliers et chevaux. Pendant plusieurs minutes,  la clameur monte, enfle, des pans entiers de foule vibrent aux écarts de leur cheval, hurlent à la chute du jockey de l'équipe adverse, prient leur saint patron et la Madone de Sienne d'accorder la victoire tant espérée. Le vainqueur est le 1er cheval qui termine la course avec ses ornements de têtes intacts. Le vainqueur reçoit un drapeau en soie peinte, appelé palio.

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Ville médiévale par excellence, Sienne est magique et son coeur bat sur la Piazza del Campo. 

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L'entourage de toutes les rues qui l'entourent, reste chargé de mystères et d'histoires. 

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On s’est juste baladé, au gré de nos envies, dans les ruelles aux nombreuses arcades. 

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Il faut s'arrêter et profiter de tous les beaux monuments, des maisons anciennes, des palaces du Moyen Age, des petites boutiques de souvenirs, des artisans..., car à Sienne, on peut prendre son temps, on n’est pas bousculé. 

 

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DSC_1657Boutique de céramiques peintes à la main.

 

DSC_1658Belle porte cloutée.

 

Nous nous laissons séduire, en cours de route, par une gelateria, (glacier), dans les environs. Les glaces, artisanales, italiennes sont si bonnes, qu'il est difficile d'y résister ! 

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 Nous passons, ensuite,  sous le porche du Palazzo Chigi, où nous accueille la statue du pape Jules III.

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Il héberge, aujourd’hui, une académie musicale.

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Dans la cour, un élégant puits porte la jolie devise de la famille Chigi : "Micat in vertice" , qui signifie : "je brille au firmament"...

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Dans la loge on peut admirer de belles fresques, qui recouvrent le plafond.

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Après une journée pleine d’émotion et des souvenirs pleins la tête, nous regagnons notre camping-car, en reprenant la navette du bus. Nous quittons Sienne, notre coup de coeur, non sans quelques regrets, en espérant y revenir très bientôt ! 

bus

Pour conclure, je dirais que Sienne est une ville magique et secrète, que l'on découvre au détour des ruelles. Son histoire est tout aussi passionnante et son centre-ville, plein de charme, tout en arborant aussi fièrement quelques bâtiments de tailles et de détails exceptionnels. C'est la perle de la Toscane au même titre que Florence.

Suite : Pise

 

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08 juin 2017

Sienne (1)

Vue générale

Sachant, par expérience, qu'il est très difficile de se garer en camping car, dans Sienne, nous décidons d'y venir au soir et d'y passer la nuit, pour pouvoir dès le lendemain matin, à la 1ère heure, visiter cette merveilleuse ville, qui nous a déjà enchantée plus d'une fois ! Heureusement que nous étions arrivés au soir, car à 7 h du matin, le parking était déjà envahi de voitures. Nous choisissons une navette de bus, pour rejoindre la ville haute historique. 

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Il est tôt mais la cité a déjà revêtu ses atours : les rues, aux élégants pavés, viennent d’être nettoyées et ne sont pas encore complètement sèches après l’arrosage municipal. Sienne qui sera déserte à 8 h du matin, hormis quelques livreurs, ne le sera plus 1 h plus tard. Nous  profitons de visiter le centre historique, avant l'arrivée des hordes de touristes. 

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Au passage nous admirons, encore une fois, la célèbre charcuterie/fromagerie, que tout le monde veut immortaliser.

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DSC_1484La charcuterie de Sienne, célèbre pour ses bons produits locaux, et sa belle tête de sanglier, en devanture.

Nous arrivons sur la petite place Salimbeni, bordée de trois palais qui constituent le siège et les bureaux de la Monte dei Paschi di Siena, la plus ancienne banque encore en activité (depuis 1472).

place Salimbeni

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Juste à côté, on peut voir la statue de l’homme d’église Sallustio Bandini, philosophe et auteur d’une doctrine économique, pour la prospérité du peuple.

place salimbeni sallustio Bandini

En poursuivant dans la rue commerçante, nous admirons au passage la belle « loggia du commerce » où l’on peut voir des statues de Saint Pierre et de Saint Paul, ainsi que des saints protecteurs de la ville.

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Partout dans Sienne on peut voir des statues de Romulus et Remus, symbole de la ville, buvant aux mamelles de leur louve romaine, adoptive. 

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La lupa senese (en français «louve siennoise»), est le symbole de la ville de Sienne.  Cette représentation, mythologique, commémore la fondation de la ville de Sienne par les fils de Rémus (Senius et Aschius), assassiné par son frère Romulus au moment de la fondation mythique de la ville de Rome. 

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Ainsi, après le meurtre de leur père, les deux frères fuirent leur oncle, sur deux chevaux, un blanc et un noir, qu’Apollon et Diane leur avaient fournis, emmenant dans leur chevauchée, la louve qui avait nourri et protégé leur père et leur oncle, ils en firent l’emblème de la ville qu'ils allaient fonder.

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Nous nous dirigeons maintenant vers un autre merveille : la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption  (ou Santa Maria Assunta . Nous passons devant lportail du Nouveau Dôme. Il devait être une porte secondaire latérale et donner accès au nouvel édifice (non construit). 

DSC_1487Portail du Nouveau Dôme.

Ses proportions élancées, le détail des sculptures en fait presque un travail d'orfèvrerie. La superposition d'un arc en ogive et d'un arc nous montre la sculpture du Christ, entouré de deux anges.

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Les riches Siennois du début du XIVe siècle, mettront tout leur amour et leur passion à concevoir, cette gigantesque cathédrale, hors du commun.

IMG_0313Les trois portes d'entrées avec au sol, des représentations en marbre, comme on le trouve à l'intérieur de la cathédrale.

Dans le portail principal, en bronze, on peut admirer 20 épisodes de la vie du Christ. Un chef-d'oeuvre de sobriété ! 

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Citation d'André Suarès,  dans son ouvrage : "Voyage du condottière" :

« Quelle grandeur, quelle flamme d’amour dans ces petits Siennois. Si ardents, si riches qu’ils fussent au début du XIVe siècle, il leur faut une audace passionnée pour oser concevoir, au plus haut d’une ville et d’un terrain si difficile, l’exaltation d’un tel colosse. »

DSC_1491Les trois arches de la façade principale, d'après les dessins de Giovanni Pisano, en marbre, aux sculptures très fines.

Il aura fallu deux siècles et demi pour construire la cathédrale de 1136 à 1382. D'après la légende, la cathédrale primitive est construite au XIe siècle, à l'emplacement d'un temple païen, dédié à Minerve. Chose habituelle dans les constructions d'églises primitives, le lieu était déjà "sacré". La cathédrale  aurait été consacrée par le pape Alexandre III en 1179, après la guerre avec le Saint Empire Romain Germanique de Frédérique Barbe-Rousse.

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. La façade en marbre tricolore, noir, blanc et rouge a été réalisée par le prodige Giovanni Pisano à la fin du XIIIe siècle. On ne peut qu’être admiratif devant la richesse et la finesse de cette façade ! Malgré que ce soit la 3ème fois que nous la visitons, je suis toujours autant émerveillée devant tant de beauté ! 

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C'est l'un des édifices emblématiques de la cité siennoise et l'un des exemples majeurs de l'architecture romano-gothique. C'est-à-dire construite avec des bases romanes du XIIe siècle et poursuivie avec une architecture gothique à partir du XIIIe siècle.

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Le campanile roman, en marbre de blanc et de noir, domine dans le ciel de Sienne. Ses ouvertures sont de plus en plus grandes au fur et à mesure que l’on s’élève sur le sommet. C’est la plus haute tour de Sienne, avec la tour du Mangia del Campo, dominant à 102 m d’altitude. 

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Les mosaïques, au sommet, évoquent le couronnement de la Vierge et la Nativité de Jésus. 

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Au pied des marches, la louve siennoise, perchée sur une haute colonne surveille, du coin de l’œil les visiteurs.

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Malgré que nous sommes arrivés de bonne heure au Duomo, on commence à voir des attroupements de touristes, autour des guides, qui commentent ce magnifique joyau.

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La nef, qui mesure 90 mètres de long, est remarquable. 

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 Les voûtes peintes en bleu, avec des étoiles d’or, furent surélevées au XIV siècle.

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Ses piliers sont une alternance de  marbre noir et blanc, soutenant des arches en plein cintre. 

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Cette bichromie fait référence au blason de la ville noir et blanc.

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 La belle coupole de la cathédrale qui fut élevée entre 1259 et 1264.

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La coupole a un plan hexagonal en bas, mais dodécagonal en haut, et est décorée de statues en stuc doré de saints, dans les niches.

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Autre coupole, d'une chapelle, à l'intérieur du Duomo.

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On peut voir en haut des colonnes, les bustes, en stuc, de 171 papes.

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Le chœur et le maître-autel datent de 1506. 

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Au-dessus de l’autel une Vierge à l’enfant est entourée des statues de Saint Paul, Saint Pierre, Saint Pie et Saint Grégoire, sculptées par Michel-Ange, (réalisé en 1485, pour le pape Pie III)

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Le pavement, est réalisé avec de magnifiques marqueteries en marbre représentant des scènes bibliques et des sibylles. 

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Près de 56 scènes sont réalisées en 1369 et 1547 par des artistes siennois de renom tel que Matteo di Giovanni. Les premières techniques utilisées étaient la gravure, dans du marbre noir, rempli ensuite de niellage (sorte de mélange de sulfure métallique qui inclut du cuivre, de l'argent et d'autres métaux, cette technique d'orfèvrerie était déjà utilisée par les Romains comme matériau de remplissage dans la marqueterie de métaux). 

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Plus tard la technique évolue et on ajoute des morceaux de marbres blancs, verts, rouge.  L'ensemble de la composition n'est visible que quelques jours par an. Le reste du temps, un parcours recouvert de protection est aménagé pour les visiteurs.

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Par contre, nous devrons repasser pour admirer la chaire en porphyre et marbre vert, œuvre de Nicolas Pisano de 1265 à 1268, (le fils de celui qui a conçu la façade), actuellement en restauration. Les neufs colonnes, qui soutiennent le balcon octogonal,  sont ornées de sculptures allégoriques. On peut y voir à travers des balustrades, des épisodes de la vie du Christ qui y sont représentés.  (la photo est d’internet, n’ayant pu la prendre en raison de la restauration).  

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La Libreria Piccolomini :

Cette magnifique salle mérite absolument la visite, pour ses superbes fresques et son magnifique plafond. 

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C'est la bibliothèque du cardinal Francesco Piccolomini (futur Pie III). Alors archevêque de Sienne, il fait construire la bibliothèque entre 1492 et 1502 dans les locaux du vieux presbytère, pour honorer la mémoire de son oncle Pie II et pour abriter son important patrimoine bibliographique. 

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Les fresques des murs décrivent la vie de Pie II. Elles ont été réalisées, entre 1502 et 1509, par Pinturicchio. 

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Le Baptistère hexagonalde San Giovanni, est situé près de la cathédrale dans le centre de Sienne. Construit dans le même style gothique toscan que la cathédrale, il est moins bien orné que sa voisine et sa façade est restée inachevée.

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Il est décoré de panneaux peints par les plus grands artistes du 15ème siècle, qui représentent des scènes de la vie de San Giovanni. Et pour compléter cette impressionnante collection, les murs et le plafond sont ornés de fresques superbes.

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baptistère fresques bronze

Si vous vous décidez à prendre la route de l'Italie, vers la Toscane, ou si vous avez déjà visité la région, n'hésitez pas nous mettre des commentaires ou nous poser des questions, et  à nous faire partager vos carnets de bord, photos et anecdotes de voyages. Merci et à bientôt.

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Suite : Sienne (2)

 

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07 juin 2017

La Toscane du sud

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Après Bolsena, la route, nous menant à Sienne, nous fait traverser de beaux panoramas toscans : le Val d'Orcia et les Crêtes du Senesi. Cette région, splendide, que nous avons  déjà eu l'occasion de visiter au printemps dernier, serpente dans des espaces vallonnés et colorés.  

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Les champs de cultures aux couleurs changeantes, les vignes et les oliveraies s'étendant à perte de vue, contribuent à la beauté naturelle de l'endroit, qui a inspiré l'œuvre de plusieurs artistes de la Renaissance. Le Val d'Orcia, au sud de la Toscane, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO réunit, sur un petit territoire, un large éventail d'atouts touristiques. 

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La Vallée n’a pas succombé à l’industrialisation, ni à la transformation radicale de la modernité. Encore aujourd’hui on peut voir de charmants villages qui sont restés intacts, comme au temps du Moyen Age.

PienzaPienza.

RadicofaniRadicofani.

Dans cette région du sud de la Toscane, nous traversons des paysages ondulés et sauvages, ponctués par les alignements de cyprès, et la fameuse Terre de Sienne. 

crêtes du Senesi

Nous admirons ces panoramas qui s’offrent à nous, parfois presque lunaires, mais toujours magnifiques ! 

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volcan AmiataLe volcan Amiata en fond de décor.

Le paysage enchanteur n’est qu’une suite de cyprès, de ravines creusées par l’érosion, de monticules blancs argileux, sans végétation, ou presque...

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...de pins ou de cyprès isolés et de fermes solitaires.

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DSC_1406Les cyprès gardent les sentiers qui mènent vers des petites fermes au milieu des champs.

Après avoir traversé une partie du sud de la Toscane, nous faisons un petit arrêt à Acquapendente. A l'entrée de la ville, une énorme forteresse, avec deux grosses tours, attire notre attention. Nous décidons de nous y arrêter pour la voir de plus près. 

DSC_1321Abbaye de Saint Sépulcre (extérieurs).

Un panneau, à l'entrée de l'église, nous indique que c'est la basilique romane Saint Sépulcre, qui contient des reliques, sacrées, provenant de la Terre Sainte, à Jérusalem. 

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Fondée entre 951 et 968, par Mathilde de Westphalie, mère de l'empereur Otton Ier, la basilique jouit d'un rayonnement spirituel étonnant !

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D'après des récits, Mathilde de Westphalie serait partie en direction de Rome avec des reliques et l'argent nécessaire à la fondation, en Italie, d’une église similaire à celle du Saint Sépulcre, à Jérusalem.

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La présence, à Acquapendente, d'une basilique consacrée au Saint Sépulcre, s’explique par : la position stratégique le long de la Via Francigena, les reliques sacrées provenant de Terre Sainte et le fait que Jérusalem était loin et difficile d'accès.

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Elle est identique dans sa forme, ses dimensions et son orientation à celle de Jérusalem. Elle a été construite en mémoire à la ville Sainte,  où les pèlerins avaient l’habitude de se recueillir depuis le Xe siècle,  avant d’arriver à Rome.

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Le crypte, du Xe siècle, de style roman, avec ses 24 colonnes,  ses arches et ses chapiteaux, est l’une des plus ancienne d’Italie.

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Dans cette forêt de colonnes, nous  admirons les magnifiques chapiteaux sculptés, tous différents. Des lumières au sol nous permettent de les examiner de plus près.

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Beaucoup de ces chapiteaux représentent : des décors végétaux, des personnages, de beaux feuillages, des masques humains, des animaux fantastiques, tirés des bestiaires : dragons, lions, boucs, aigles, oiseaux adossés au milieu de feuillages...  

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Au centre de la crypte, un double escalier creusé dans la roche permet d'accéder à un tombeau, qui reproduit les formes du Saint Sépulcre originel de Jérusalem.

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A l'intérieur du tombeau, sont conservées les reliques des pierres de marbre qui, selon la tradition, ont été tâchées du sang du christ, lors de la passion. Elles auraient été rapportées, à Acquapendente, par des cavaliers de retour de la première croisade. 

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 Ces reliques de pierre assurent, à la basilique Saint Sépulcre d'Acquapendente, dès sa fondation, une importante fréquentation par les pèlerins, à destination de Rome.

pierre tâchée de sang qui viendrait du St Sépulcre de JérusalemTombeau contenant les reliques de pierre.

En 1262, l'abbaye passe des mains des bénédictins, à celles des chanoines augustiniens, de l'ordre du saint Sépulcre de Jérusalem, duquel le monastère dépend directement.

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Jerusalem-st-sepulcre2Eglise Saint Sépulcre à Jérusamem (extérieur et intérieur)

Transformée en cathédrale au XVIIe siècle, l'église subit de profondes transformations, puis ensuite détruite.

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De l'édifice médiéval ne subsiste plus que la crypte romane.

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La basilique est décorée par une série des tableaux présentés lors de la fête à la mi-mai de la Madonne des fleurs. A cette occasion, un concours de création de tableaux est organisé. Tous les tableaux font 2,60 par 3,60m.

pugnaloni

Ils ne doivent contenir que des fleurs, des rameaux et des feuilles, agencés en mosaïque. La réalisation de ces tableaux géants (les pugnaloni) demandent beaucoup de temps, de la 1ère esquisse, à la recherche de fleurs et de feuilles qui donneront vie à la composition. Quand commence sa véritable exécution : c'est un travail intense, qui demande la participation, avec passion de nombreuses personnes, et continue toute la nuit jusqu'au matin du dimanche quand la fresque est prête à être exposée dans les rues et sur les places du centre historique.

pugnaloni2

Aux premières heures de l'après-midi les pugnaloni sont déposés sur la Place de la Cathédrale où commence dans la soirée le défilé jusqu'à la place où se rejoignent le cortège historique et les banderoles. Les tableaux sont exposés toute l'année dans la basilique. Les effets de perspectives et de relief sont surprenants

tableaux de fleurs

 Suite : Sienne

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06 juin 2017

Bolsena

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Alliez la beauté du lac de Bolsena à l'élégance des vestiges du Moyen-Âge : vous obtenez une ville médiévale typique et charmante : Bolsena.

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Une petite visite s'imposait donc. Nous trouverons à nous garer, sans problème, sur les parkings en bordure du lac. Bolsena est située près du lac, dans le nord de la région du Latium. 

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C'est une ville très ancienne, pleine de charme et de caractère, bâtie sur les ruines de l’ancienne Volsinies, autrefois une des principales villes d’Etrurie.

DSC_1315Une des deux portes donnant accès au centre historique de Bolsena.

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En nous promenant le long de ces ruelles pavées, appelées les vicoli nous découvrons quelques charmantes petites boutiques typiques...

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... et restaurants italiens, typiques, où nous mangerons une bonne cuisine authentique.

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Ses ruelles pittoresques, ses promenades fleuries sur les rives du lac, nous invitent à profiter de la dolce vita et à goûter aux bonnes glaces italiennes, bien sûr !  

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Bolsena peut se vanter de beaux vestiges historiques, comme :

- la basilique Sainte Christine...

basilica san cristina

 - la Chiesa di San Salvatore...

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- ou encore le château médiéval : "Castello Rocca Monaldeschi".

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Ce château abrite également un musée, qui raconte l’histoire du lac, et de la ville, au temps des étrusques et romains. 

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Nous rencontrons, au détour d'une ruelle, un sculpteur de poteries, de vases et de décorations étrusques. Ses oeuvres que l'on peut voir, un peu dans toute la ville, agrémentent le parcours.

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En visitant cette ville, nous avons tout appris sur la vie fascinante de la Sainte Patronne de Bolsena : Sainte Christine.

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Un festival  est organisé en son honneur, au mois de Juillet. Il y a également une ancienne églises dédiée à Sainte Christine, qui témoigne, en détail, de l'horrible fin de sa vie.

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La légende raconte que Sainte Christine, une petite fille de 11 ans de Bolsena, au IVe siècle, fut persécutée par son père, riche magistrat païen, avec d'horribles tortures. En refusant de se sacrifier aux dieux païens, elle fut martyrisée. Elle fut déchirée avec des griffes de fer, elle subit le supplice de la roue et du feu. Elle guérissait immédiatement de ses blessures. Elle fut jetée dans le lac avec une meule de pierre autour du cou, elle survécut et fut sauvée par un ange. Elle fut tour à tour, jetée dans de l'huile bouillante, jetée dans une fournaise ardente, enfin jetée en prison avec des serpents venimeux. Rien n'y fit. On lui coupa la langue, elle ne perdit pas la parole. Attachée à un poteau, elle fut criblée de flèches et mourut. 

DSC_1317La basilique Sainte Christine.

Au milieu de l'abside se trouve un gisant de la sainte en terre cuite, œuvre de Buglioni (XVème siècle).

sarcophage de sainte ChristinaSarcophage de Sainte Chritine.

Les origines de la Fête-Dieu : le Corpus Domini (ou fête du Saint Sacrement), remontent au XIIIe siècle. Cette fête relève d’un miracle qui a eu lieu à Bolsena, en 1263 :
Un prêtre de Bohême, 
Pierre de Prague, avait fait un pèlerinage et avait de grands doutes spirituels notamment sur la présence du Christ dans l’Eucharistie. Lors d’une messe, à l'église Sainte Christine, célébrée par ce prêtre, lors de la consécration, l’hostie prit une couleur rosée et des gouttes de sang tombèrent sur le corporal et sur le pavement. Les faits miraculeux furent portés à la connaissance de l'évêque qui en informa le pape Urbain IV. Celui-ci reconnut le caractère miraculeux de l'événement et promulgua une bulle pontificale. 
 Le pape, institua alors à sa demande la fête du Corpus Domini. A partir de ce jour-là, Bolsena devint une destination de pèlerinage, importante,  grâce à ce miracle. Les quatre pierres tachées par le sang ont été enchâssées dans ce monument. 

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A la suite de ce miracle, à Bolsena, on créa une fête religieuse catholique et anglicane, célébrée chaque année, soixante jours après PâquesCe miracle est relaté par les fresques de la cathédrale d'Orievo L'ancien chemin de pèlerinage qui mène à Rome, la Via Francigena, passe tout près de Bolsena. 

Evènements à Bolsena

- Dimanche 18 juin, à l'occasion de la Fête-Dieu ("corpus domini"), les ruelles médiévales sont ornées de magnifiques tapis de pétales de fleurs. Les habitants de Bolsena continuent chaque année à maintenir la tradition de l' « Infiorata », un tapis de fleurs sur un kilomètre qui accompagne la procession dans les allées du village. 

Infiorata di bolsena

Ce jour là, le prêtre porte l’Eucharistie dans un ostensoir, au milieu des rues et des places qui sont richement pavoisées de draperies et de guirlandes. On abrite le Saint-Sacrement sous un dais, porté par quatre notables. Lors de la procession, on marche sur un tapis de pétales de fleurs, (unevrai oeuvre d'art), appelé chemin du Saint-Sacrement.

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Les habitants commencent la récolte des fleurs quelques jours avant la fête ; pour certaines espèces très appréciées, la récolte se fait aux premières lueurs de l'aube du jour même de la fête. 

infiorate di bolsena

Les dessins sont ceux de véritables œuvres d'art: la technique consiste à réaliser le dessin sur papier ou directement sur le sol et créer par la suite les contours avec une enduit de sciure et de vernis noir.

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Une fois les contours créés, les pétales de fleurs sont appliqués sur le dessin, et sont maintenus humides en pulvérisant de l'eau sur les figures florales.

tapis de fleurs

- Du 23 au 25 juin, la fête des hortensias est le rendez-vous des amateurs de plantes et de jardins et d'exposants en provenance de toute l'Italie. 

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Du port de plaisance, il est possible prendre un bateau pour faire une excursion autour du lac.

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Notre promenade, hors du temps, dans ce petit bout de paradis, qu’est la ville de Bolsena, fut un vrai délice !

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Parfaitement bien conservée, elle nous a permis de nous  rendre compte de ce qu'était la vie, autour du lac de Bolsena, autrefois. L’emplacement de Bolsena est parfait pour visiter la région ainsi que le sud de la Toscane et de l'Ombrie et le Latium. 

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Nous ne sommes pas près d'oublier cette ville située dans un endroit remarquable, au bord du lac du même nom.  A voir absolument, si vous passez dans la région de Viterbo !

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Suite : Basilique St Sépulcre à Aquapendente.

 

 

 

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Lac de Bolsena

Le Lac de Bolsena, où nous ferons une petite étape « Nature », recouvre le cratère d'un volcan éteint. 

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C’est le plus grand lac d'origine volcanique d'Europe et le cinquième lac le plus grand d'Italie.

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Il s'est formé il y a environ 300 000 ans, à la suite de l'effondrement de certains cratères de la chaîne des monts VulsiniIl  borde la frontière entre la Toscane et Latium, au centre de l'Italie.

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Le Lac commença à se remplir d'eau il y a environ 370 000 ans à la fin de l'activité volcanique. 

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La lave en se refroidissant se transforma en rocher, créant ainsi un parfait bassin pour former un lac. Du lac, émergent deux îles volcaniques : Bisentina et Martana. 

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La propreté de ses eaux permet de s’y baigner, sans problème, et garantit un extraordinaire développement de sa faune et de sa flore.

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Autour de ce lac pittoresque, et grâce aux anciennes cendres volcaniques, la terre est devenue fertile, avec une végétation très variée.

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Les berges du Lac sableuses, accessibles et tranquilles, sont tapissées de champs, vergers, oliveraies, vignobles...

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 ...lieu idéal pour se relaxer, nager et pêcher.

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Le Lac de Bolsena, de forme ovale, comme la plupart des lacs volcaniques, est entouré de charmants villages, comme : Bolsena, Tuscania, Valentano et Viterbo, Montefiascone, Marta,  pour n'en nommer que quelques-uns :

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DSC_1314Lac vue du château de Bolsena.

La majorité des villages, situés autour du lac, font partie de la Via Francigena, un parcours de pèlerinage qui reliait Canterbury à Rome.

CampodimonteVillage de Capodimonte.

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Divers sites archéologiques, d'intérêt remarquable, constellent par ailleurs le territoire. Nous irons visiter le site archéologique étrusco-romain, de Volsinies. Volsinies, comme Tarquinia était une des plus vieilles et des plus riches cités de la région. Son territoire était défendu par la chaîne du Volvan de l’Amiata, le Tibre ainsi que le rocher d’Orieto. 

carte sites archéologiques

Cette ancienne ville Etrusque fut construite au-dessus de Bolsena, avant que les Romains ne la conquièrent et en chassent ses  habitants. Ils s'y installèrent, eux-mêmes, et construisirent de nombreux nouveaux bâtiments, notamment un grand amphithéâtre.

Son mur d’enceinte était réputé pour sa puissance. De nombreuses ruines sont encore visibles : ici un pan de mur s’élève à côté du château, qui semble surveiller l’immensité du lac...

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...plus loin, une des voies antiques de la cité romaine subsiste encore, plus loin, d’énormes dalles de calcaire gris se succèdent, là un amphithéâtre qui disparaît sous la végétation…

DSC_1270Site archéologique de Bolséna (ancienne cité étrusque de Volcinies).

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 Ce site étrusque, fut très convoité par les Romains, qui s'en empareront en 264 av. J.C. et repartiront, dit-on, avec plus de deux mille statues en bronze !

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Notre étape suivante nous mènera dans la petite ville de Bolsena, construite sur les bords du lac du même nom.

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DSC_1240;Lac vue des hauteurs de la petite ville de Bolsena.

Entre les parfums de la végétation et l'éblouissement lié à la beauté des lieux, la sensation de plénitude, au bord du lac de Bolsena, était totale.

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Que l'on soit amateur de patrimoine médiéval, passionné par les édifices d'époque ou encore amoureux de la nature, dans cette région, du centre de l’Italie,  il y a de quoi satisfaire tous les goûts !

Suite : ville de Bolsena

 

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05 juin 2017

Montefascone

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Avant de nous rendre au lac de Bolsena, nous ferons une halte obligée au charmant village perché de Montefiascone, à 17 km de Viterbo. 

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Après une nuit bien tranquille sur le grand parking du village, quelle ne fut pas notre surprise de nous réveiller, au petit matin, au milieu d’une multitude de tentes,  dressées pour le marché.

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Dans ce tumulte, nous décidons de lever le camp, au risque de nous retrouver complètement coincés.

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Après avoir garé notre camping car un peu plus loin,  nous décidons d’aller parcourir l’agréable village de Montefiascone.

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Dans le centre historique, ruelles, fontaines, passages voûtés se succèdent, pour notre plus grand plaisir !

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Le village il est perché sur un éperon rocheux, à 590 m d’altitude,  nous offrant un superbe panorama sur le lac volcanique de Bolsena  

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 ... et la campagne environnante. 

DSC_1152Brume matinale sur Montefiascone.

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On peut y voir de très beaux monuments, comme :

- La cathédrale Santa Margherita, avec son dôme imposant, deuxième en taille après celle de Saint-Pierre à Rome.

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De style renaissance, elle a édifiée en 1519, et sera achevée au XVIIe siècle.

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- la forteresse des Papes, (la Rocca dei Papi), construit au plus haut point de la ville, récemment restauré et abrite aujourd'hui des expositions et des événements culturels,

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- l'église romane de San Flaviano, (XI-XIIe s.),  construite sur deux étages superposés, à différentes périodes. 

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-  La jolie église Sant’Andrea (XIe s.) et son puits médiéval, située sur la place de la mairie où se trouve également le Palazzo Doria Renzi. 

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C'est l'une des plus ancinenes églises de Montefiascone (IXe siècle).

DSC_1159Puit médiéval.

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puits

- Depuis les jardins du château, nous pouvons admirer un panorama à 360 degrés, spectaculaire sur la Toscane, le Mont Argentario, Viterbo, le volcan Amiata, la splendeur du lac de Bolsena avec ses îles et  les parcelles plantées, de mille couleurs. 

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-  A noter également Porta Aldrovandi, qui mène au vieux village et la mairie. 

Histoire :

A la fin du 1er siècle, Montefiascone faisait  partie des biens de l'église, avec Viterbo. De par sa position stratégique que la ville occupait, et afin de réaffirmer l’autorité de l’église, la ville  a été fortifiée pour défendre les terres papales d’ Innoncent III,en 1207.

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En 1353, le château et la forteresse sont devenus le centre des opérations militaires, pontificales. En 1369 le pape Urbain V a doté Montefiascone d’un diocèse. 

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Plus tard,  y vécurent de nombreux papes, des gouverneurs et les artistes. 

rocca del papiVue sur le lac Bolsena du Palais des Papes.

La ville doit sa renommée au commerce de son vin blanc, excellent et célèbre, qui s’appelle : Est! Est !! Est !!! (oui, c’est son nom… !).  C’est un vin blanc sec agréable au goût de prune et d’amande amère.

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 Autres spécialités :  l'huile d'olive extra vierge et les anguilles et  carpes du Lac de Bolsena. 

DSC_1182Nombreux oliviers autour du lac de Bolsena.

C’est aussi une destination culinaire populaire, comme en témoignent les nombreux restaurants et trattorias.  Une belle route panoramique mène à quelques kilomètres, sur les rives du lac de Bolsena où se sont installés de nombreux  campings et  restaurants. Le bord du lac,  se prête à des belles randonnées, ainsi qu’à des excursions en bateau et sports nautiques (voile, surf, pêche...). 

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Suite : le lac de Bolsena.

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03 juin 2017

Côte Amalfitaine (2)

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Surgit de la brume marine, comme un belvédère sublime, niché dans des jardins de  bougainvillées, de palmiers, de  pins parasol, Positano est le Saint Tropez napolitain. 

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- Positano : C'est un ancien village de pêcheurs, de 4000 habitants, très spectaculaire, qui est situé sur la côte amalfitaine à 17 km de Sorrento. Nous arrivons, après bien des virages, dans ce nid d’aigle, surprenant, loin de l’agitation du monde.

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Il fût un lieu de villégiature, sous l’Empire Romain, et accueille encore aujourd’hui la jet-set italienne. 

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Positano fut apprécié par Picasso, John Steinbeck, Noureiev, Maurice Clavel ... et de nombreux touristes, célèbres ou non. 

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Il possède un charme fou, avec ses jardins luxuriants et ses petites maisons aux couleurs vives, descendant en terrasses jusqu’au bord de l’eau.

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On y trouve beaucoup d’hôtels, des boutiques de souvenirs, de mode, de boîtes de nuit, de restaurants, une véritable ambiance à la napolitaine !

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C'est aussi un bon endroit pour ramener des souvenirs à base de citron, comme : des bougies, du savon et du limoncello (liqueur de citron).

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Après tout, la côte amalfitaine est mondialement connue pour ses énormes citrons.

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La particularité de Positano : ses mille escaliers. Pour visiter ce village à flanc de montagne il faudra les affronter, pas toujours facile, en plein été quand il fait plus de 30° C.

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Les anciens du village y arrivent sans souci, question d’entraînement, sûrement. Tout est en pente ici, rien n’est  plat.

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En flânant dans les étroites ruelles, abruptes, nous arrivons rapidement aux principaux points de rassemblement du village : la Piazza dei Mulini (place des moulins), l’église Santa Maria Assunta.

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Datant du 10e siècle, l'église est près de la plage,  et a été édifiée sur les vestiges d'une ancienne abbaye bénédictine. 

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Son magnifique campanile est du 18eme siècle.

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Un unique chemin mène à une petite plage de sable gris volcanique. Elle est très fréquentée, dès les premiers beaux jours.

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Mais cette plage se mérite, à moins de résider sur place, il faudra aller du parking à la côte, en descendant quelques 500 marches. Les plages, sur la côte amalfitaine, sont généralement assez petites et confinées entre des rochers. 

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En descendant la via dei Mulini, un  vieux palais abrite un luxueux hôtel, le Palazzo Murat. Fils d’un pauvre aubergiste, devenu maréchal d’Empire, Joachim Murat épousa Carolina Bonaparte et devint le beau-frère de Napoléon. Après la conquête française de Naples et du sud de l’Italie, Murat fut couronné roi de Naples de 1808 à 1815. Il expropria les propriétaires de ce palais du XVIIIe siècle pour en faire sa résidence d’été, et y recevoir discrètement ses maîtresses.

palazzo MuratPalazzo Murat.

De chaque côté de la plage se trouvent des tours de défense, sarrasines, c'est le cas de toutes les villes et villages de la côte amalfitaine. 

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Au moyen âge les pirates sarrasins effectuaient des razzias sur les côtes, on bâtit donc ces tours pour s'en protéger. 

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DSC_0504Moment de contemplation sur le village de Positano, à la tombée de la nuit.

La route qui serpente pendant des kilomètres le long de la côte amalfitaine, entre ciel et mer, nous mène le lendemain matin, au joli village d'Amalfi… Ses nombreux lacets et virages nous provoquent bien des émois, d’autant plus, qu’au détour de chacun d’eux, surgissent des panoramas différents : la mer qui scintille au soleil, l’île de Capri au large, des villages perchés au loin...

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- Amalfi : le village d'Amalfi, qui a séduit plusieurs célébrités, est le plus important de la côte, celui qui y a d’ailleurs donné son nom. Le village, de 5200 habitants, est au pied du mont Cerreto haut de 1315m, et est entourée de falaises. 

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Même splendide paysage qu’à Positano, mais avec une histoire plus riche, encore. Inaccessible par la terre, la cité se tourna très tôt vers la mer.

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Au 11ème siècle, Amalfi, comme Venise, était l’une des grandes puissances maritimes du sud de l’Italie, rivalisant avec Gênes et Venise, sur la route du commerce maritime avec l’Orient. 

Amalfi duomole Duomo di Sant’Andrea.

Il reste encore quelques legs de ce riche passé marchand, notamment autour de sa cathédrale : le Duomo di Sant’Andrea, perchée au sommet d’un escalier magistral. 

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Comment ne pas tomber en admiration devant le dôme, de style byzantin du Duomo, construit au XIe siècle, (mélange d'art oriental et occidental). Sa crypte abrite les restes du saint.

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Le Duomo possède une imposante façade polychrome, fermée par une porte en bronze, fondue à Constantinople. Voilà le monument le plus expressif de l’histoire amalfitaine. Sur le flanc gauche du duomo, le cloître du Paradis, mérite bien son nom, avec son jardin entouré de galeries aux arcades de style oriental.

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En visitant le centre historique, on peut admirer de beaux à balcons, ils sont tous différents. Les ruelles,  passages voûtés, placettes et fontaines sont de style andalou. Quel plaisir, aussi, de flâner devant les nombreuses terrasses de café ou aller admirer les nombreuses boutiques, qui proposent toutes sortes de produits faits à partir des agrumes de la région, dont le fameux limoncello, (liqueur faite à partir de citrons). 

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On peut voir à Amalfi une tour de guet du XVIe siècle. Elle servait à protéger Charles Quint, qui, à l’époque, portait la couronne des rois de Sicile.

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La côte amalfitaine est devenue l’un des moteurs touristiques du sud de l’Italie et victime de son succès, quoiqu’on comprenne aisément pourquoi ! 

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Le printemps s’avère une saison idéale pour partir à la découverte de cette région : que ce soit en voiture, en navire de croisière ou avec les nombreux traversiers qui desservent la côte, à partir de Salerne ou de Sorrente. 

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Mais, quelle que soit la manière qu’on choisisse, il ne fait aucun doute que la côte amalfitaine nous réserve toujours de beaux spectacles !  

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Viterbe : Mini-Vatican médiéval

place st laurent, le palais des Papes et la cathédrale

En remontant de la côte amalfitaine, nous nous arrêterons dans la ville de Viterbo, entre Rome et le lac de Bolsena. Le parcours du mini-Vativan, médiéval, se déroule sur un itinéraire qui part du Palais des Prieurs, (Mairie), nous mène à travers des ruelles étroites et maisons du moyen âge, des petites places aux fontaines gothiques, jusqu’au superbe Palais du Papes.

palais des papesPlace du Palais des Papes.

Si les origines de Viterbe se perdent dans la nuit des temps les premières traces remontent à l'époque étrusque. On en a retrouvées dans le centre-ville (mur étrusque).

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Viterbe fut ensuite conquise par les romains, au IVe siècle de notre ère. A cette époque-là, Viterbe n’était qu’un castrum sur la voie romaine Cassia.DSC_1071

Mais c'est au VIII siècle que Viterbe prend une certaine ampleur. A partir de cette période  Viterbe fait partie du "patrimoine du Vatican, à Rome", avec  des remparts qui protègent tout le centre historique. 

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 C’est à partir du moyen âge que Viterbe vivra son âge d'or. La ville comptait soixante mille âmes, à l’époque de sa grandeur, et n’en renferme plus aujourd’hui qu’une vingtaine de mille.

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DSC_1046Baptistère

Etant en plus dans une zone riche en eaux thermales, de cette époque on peut voir :

- Le Palais des Papes, sur la place San Lorenzo, qui domine la cité.

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Il hébergera au XIII siècle, un peu plus de 20 ans, les Papes, après Rome, et avant de s’installer à Avignon. Viterbe sera choisi par les papes comme lieu de résidence, quand à Rome la situation était trop tendue. 

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On y tiendra de nombreux  Conclaves. Le palais des Papes, théâtre de plusieurs événements cruciaux de l'histoire de l'Église, fut érigé entre 1255 et 1267. La sévérité de l'édifice longe les crénelures de la façade pour se prolonger dans la loggia adjacente, avec ses sept arcades et sa fontaine. On accède sur le côté à la loggia, dite des bénédictions, où les souverains pontifes apparaissaient aux fidèles. 

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Ornée d’arcs ogivaux finement ciselés, la galerie possède, en son centre, une fontaine du XVe siècle décorée de gargouilles en forme de têtes de lions (comme partout dans la ville).

DSC_1097Fontaine sur la place du Palais des Papes.

- Sur la place du Palais des Papes, on trouve le Duomo roman, dédiée à Saint Laurent, du XIIe siècle, au décor très beau et sobre.

Duomo place palais des papesLe Duomo sur la place du Palais des Papes.

Sur le côté, se dresse le campanile dont la partie supérieure, avec ses fenêtres en ogives et l’alternance polychrome de travertin blanc et basalte noir, ne peut nier une certaine influence toscane.

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DSC_1091Portail sculpté, en bronze du Duomo.

- les églises, au style roman, comme la Duomo, ou l’église Sainte Marie la Majeure, sont dignes de ce petit mini-Vatican, du Moyen Âge. Quoique bâtie aux environs de l’an mille, elle sont parvenue jusqu’à nous dans leur intégrité.

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- le quartier médiéval de San Pellegrino (des pélerins) : est l'exemple même de ce passé lointain. S'aventurer, dans ce quartier pauvre et populaire, ce sera, à chaque pas, des sensations inconnues qui viendront vous assaillir, un véritable voyage dans le temps. On y voit :

. Des ruelles étroites et dallées qui s'engouffrent sous des arcades sombres,

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. Des maisons-ponts qui assurent le passage en haut, entre une maison et l’autre, situées le long des ruelles,

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. Des maisons de nobles,  aux escaliers extérieurs et perrons élevés, donnant seuls accès à des maisons anciennes et étranges,

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. Des colonnes encastrées dans des murs,

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. De lourds balcons, sculptés, qui surplombent la voie publique,

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. Des frises ou cordons gothiques courant sur des murs recrépis,

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. Des écussons féodaux, illustrant une entrée quelconque, 

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. Des portes vermoulues semées de gros clous, armées de verrous gigantesques,

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. Des fontaines originiales, sculptées dans la pierre volcanique locale,  

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Au détour d’élégantes placettes, nous débusquons encore quelques lions se rafraîchissant aux fontaines. 

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 A Viterbe, les monuments sont taillés dans le pépérin, un tuf volcanique de couleur grise.

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. Le Palais des Alessandri : est une des plus poignantes évocations qui soient du haut moyen âge. Sur deux côtés, repose l’ossature décrépite de ce que fut cette demeure féodale, avec son balcon volumineux, et ses frises sculptées.

Viterbe

. La place Plebiscito

DSC_1044Place Plebiscito.

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Cette place possède deux palais : celui des Prieurs et celui du Podestat.

palais des prieurs sarcophages étrusques

Sous le Palais des Prieurs, on débouche sous un portique qui forme le fond d’une cour. 

palais des prieus sarcophages

On aperçoit la ville et en fond de décor, la campagne environnante, qui verdit sous le ciel bleu. 

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Dans la cour du Palais des Prieurs, nous trouvons des sarcophages, qui laissent supposer l’origine étrusque de Viterbe, ainsi que de belles sculptures. 

Palais des Prieurs (1460) avec, dans sa cour des sarcophages étrusques

D’ailleurs, des fouilles ont révélé d’importants vestiges de cette civilisation, dans les environs.

palais des prieurs fontaine

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palais des prieurs sculpturesSculptures et sarcophages, au palais des Prieurs.

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 - Des lionsA chaque coin de rue, ou d'une fontaine, on tombe sur des lions de pierre.

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Leur présence remonte à l’époque médiévale, où s’opposèrent militairement les deux factions  des guelfes et des gibelins, les premiers soutenant la papauté, les seconds favorisant le Saint Empire.

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- De nombreux palais,

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- Les tours de défense :  Viterbe est par excellence la ville des tours, dont celle dite de l’Orologio, la plus haute de toutes, qui fait 42 m de haut.

place plebiscito - tour Orologio 42 m de haut

Elles s'érigent un peu partout dans la ville. Datant du  XI-XIIIème siècles, elles étaient habitées, à l’époque, par des nobles qui voulaient ainsi montrer leur puissance et leur audace. Les statuts communaux punissaient les nobles qui se rebellaient par la démolition de leurs tours ; on se contentait d’abaisser ces tours, quand il s’agissait de moindres délits. C’est ainsi qu'un grand nombre de tours seigneuriales disparurent.

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Conclusion : Cette ville historique a réussi à garder presque intacte son apparence du XIIIème siècle. Nous avons l'impression, en nous y promenant, de faire un véritable voyage dans le passé. Tout, ou presque, est resté figé comme au temps du Moyen Age.

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Une ville incontournable à faire lorsque vous vous rendez sur Rome.

Suite : Montefiascone et lac de Bolsena.

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01 juin 2017

La Côte Amalfitaine (1)

Sorrento

Nous poursuivons notre périple, en Italie du Sud, en direction de la côte amalfitaine, aux paysages époustouflants ! Le charme authentique des villages perchés, accrochés au flanc de la montagne, où l'on rencontre une végétation méditerranéenne exubérante : des citrons énormes comme des melons, des orangers, des oliviers, des amandiers, de la vigne...

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De Sorrento à Salerno, ce littoral est classé, depuis 1997, au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco.

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Ces gorges vertigineuses sont d’une incroyable beauté, surtout quand on a la chance de les apprécier sous un beau ciel bleu, tâcheté de quelques nuages, où brille un soleil déjà chaud, pour la saison du mois de mai.

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Des montagnes, abruptes, dévalent vers la mer Tyrrhénienne, où selon Homère, le héros Ulysse, fut séduit par le chant des sirènes, ces divinités au visage de femme avec des ailes et des pattes d’oiseaux. 

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Dans ce paysage, digne de la mythologie antique, nous découvrons une route étroite, sinueuse et majestueuse, qui dessert de nombreux villages perchés, comme des nids d’aigle, entre mer et ciel, comme : Sorrento, Positano, Amalfi, Ravello…

Bagni di PozzanoLe village de Bagni di Pozzano.

Ces lieux paradisiques, loin du chaos de Naples, ont enchanté les poètes, les artistes et les célébrités, ils enchantent aujourd’hui  les touristes. Un peu partout sur notre route, des belvédères ont été aménagés en haut des falaises pour permettre aux touristes d’apprécier et  photographier les paysages grandioses.

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- Castellammare di Stabia :  nous faisons une première escale au village de Castellammare di Stabia, construit sur les pentes du mont Faito. Le village, très touristique, est parsemé de bars, de boutiques et de restaurants.

Bagni di Pozzano3

La baie de Naples s’offre à nos regards ébahis avec tout en face le Vésuve qui la surplombe. Les vues  à 360 degrés, sont à couper le souffle, on aperçoit, aussi, au loin, l'île volcanique d'Ischia. 

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Colonisé par les peuples Italiques, Grecs et Etrusques, Stabies passa, ensuite, sous la domination romaine au 4ème siècle av. J.C. 

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Au début de notre ère, c'était un lieu de villégiature des plus appréciés, parsemé de luxueuses villas et réputé pour ses sources et son eau minérale

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L'éruption du Vésuve, en 79 après J.C.,  survint et la ville disparut sous les cendres, en même temps que Pompéi et Herculanum.  Pline l'Ancien, qui s’y trouvait mourut asphyxié par les gaz, en voulant observer de trop près le terrible phénomène. Les fouilles archéologiques ont mis à jour les restes de l'ancienne ville de Stabiae, sur la colline de Varan.

Stabiae Impluvium Villa Arianne

Les fouilles ont commencé en 1749, pendant le règne de Charles de Bourbon : la Villa San Marco et la Villa Arianna sont deux villas très célèbres et très bien préservées, qui méritent d'être visitées. On peut y admirer de somptueuses mosaïques et fresques.

Villa_San_Marco Stabiae

Castellammare di Stabia est, aujourd'hui, depuis l'époque des Bourbons, un port actif, réputé pour ses chantiers navals. On peut y admirer de splendides navires, comme celui de Vespucci.

navire vespucci à CastellammareNavire Vespucci, au port de Castellamare di Stabia. 

- Vico Equense Nous reprenons la route, au milieu d'un paysage  irréel. Le spectacle qui nous est offert avec la mer en contrebas, le ciel bleu et le soleil qui brille de tous ses feux est grandiose ! Plusieurs restaurants affichent de belles terrasses qui surplombent la mer, des petits endroits où l’on peut manger tout en admirant la mer et la baie de Naples. 

Vico Equense château colonna2

Situé sur un promontoire surplombant la mer et dominée par la masse du mont Faito (1400 mètres), Vico Equense est célèbre pour son château médiéval. Il fut construit au Xe siècle par le duc de Sorrente et ses sources sulfureuses aux propriétés thérapeutiques bien connues. 

vico equense château colonnaLe château médiéval de Vico Equense.

Vico Equense château colonna3

Outre la beauté naturelle indéniable, Vico Equense offre également un important patrimoine historique et architectural, dont la belle cathédrale de l'Annonciation, donnant sur la mer, datant du XIVe siècle. 

vico equense2La cathédrale surplombant la mer.

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Elle est le seul exemple de style gothique de la région de Sorrente. À l'intérieur on trouve un chœur sculpté, des meubles précieux, des fresques et des peintures de grande valeur et des tombes gravées. 

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Du haut du village nous avons une vue imprenable sur sur la mer et le Mont Vésuve, au loin. 

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Presque partout des deux côtés de la route, il y a de grands filets verts installés au sol. Ils serviront à recueillir les olives qui tomberont des arbres en novembre. 

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Nous croisons de nombreuses zones de culture en terrasses. Elles sont consacrées à la vigne, aux légumes et aux agrumes. Plusieurs maisons sont dotées de serres de culture. Notre étape suivante sera Sorrento.

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- Sorrento : qui semble défier les caprices de la mer, se dresse sur une longue falaise, surplombant les flots de la baie de Naples. Cette montagne accidentée, que l'on appelle la péninsule sorrentine, forme une pointe rocheuse qui se termine face à l’île de Capri au large.

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Sorrento, qui signifie sirène en italien, est un village qui vit presque exclusivement du tourisme. 

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La ville est célèbre pour son artisanat et ses belles églises.

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Déjà les riches patriciens, de l’époque romaine, appréciaient ce site remarquable, plantés d’oliviers, de vignes, de cyprès, d’orangers et de citronniers. 

DSC_0444Vue sur la ville de Sorrento.

Les monts de l’arrière-pays qui descendent vers le golfe, bénéficient d’un  micro-climat exceptionnel : ciel bleu, soleil, air marin… 

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C’est ici que la terre produit les meilleurs et plus gros citrons d’Italie et du monde. (dépassant, souvent, la taille d'un melon, incroyable !) 

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 La côte amalfitaine est aussi réputée pour son limoncello. 

DSC_0438Vendeur ambulant le long de la route amalfitaine.

Cette liqueur de citron de Sorrento est un produit phare de la côte amalfitaine,  un digestif incontournable en Italie, d’autant plus   apprécié en été qu’il se boit bien frais. 

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On dit également que sa recette a vu le jour dans les monastères de la côte, et que les moines la buvaient déjà entre deux prières, à l’époque des invasions sarrasines.

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Sorrento est aussi un port (bateaux réguliers pour Capri). Le centre historique et les rues piétonnes, aux immeubles anciens rénovés, s’étirent entre le corso Italia (l’artère principale) et le port, la piazza Tasso en marquant le centre.

DSC_0463Vue sur Sorrento.

- Piano di Sorrento : De Sorrento, la route grimpe en sinuant sur les flancs montagneux de la péninsule. En haut, la vue s’étend des deux côtés, surplombant à la fois le golfe de Salerno et celui de Sorrento. 

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Des citronniers et des orangers exhalent des parfums envoûtants dignes du jardin d’Eden, des bougainvillées couvrent les murs des villas… 

bougainvilliers

bougainvilliers2

C’est un véritable paysage de peintre, pittoresque, aux palettes de couleurs incroyables ! 

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DSC_0447Piano di Sorrento.

Sur une terrasse naturelle en tuf, il est possible d’admirer, à Piano di Sorrento, la baie de Naples, le Mont Vésuve et le profil des îles d’Ischia et Procida.

Bagni di Pozzano2Le Mont Vésuve.

Elle fut une localité très aimée de l’Empereur Auguste et des personnages importants de l’époque romaine impériale comme Pline et Horace.

DSC_0451Eglises de Piano di Sorrento.

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Jusqu’au XIXe siècle, il n’y avait aucun moyen de passer, sur la côte amalfitaine, même pas un sentier de muletier.

DSC_0467L'île de Capri, en arrière plan, à la tombée de la nuit.

Aucune route, on se déplaçait seulement en bateau, de port en port, de village en village.

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La construction de cette route, escarpée, fut un chantier titanesque. A grands coups d’explosifs, il a fallu dynamiter la montagne, creuser des tunnels, tout en tenant compte du risque de tomber dans le vide, un véritable exploit ! 

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La côte amalfitaine est une des plus belles côtes d’Italie et d’Europe, avec un relief sauvage et accidenté, plongeant dans la mer…bref, un grand spectacle, à ne pas manquer, car la route suit la côte en corniche. Un pur joyau, au sud de Naples ! Suivez moi, je vous réserve les plus beaux villages de la côte amalfitaine, dans mon prochain reportage...

 

Suite : la Côte Amalfitaine (2)

 

 

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30 mai 2017

Pompéi (2)

- L'Amphithéâtre : L'amphithéâtre de Pompéi demeure le plus ancien édifice, connu à ce jour, (édifié en l'an 70 avant J.C.)

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Il était exclusivement consacré aux sports et aux spectacles avec combats de gladiateurs, aux chasses et aux combats de bêtes féroces.  L'amphithéâtre avait une capacité de 20 000 personnes, bien plus que la population de Pompéi.

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On peut facilement imaginer le tumulte engendré par ces spectacles, et comprendre pourquoi il fallait interdire la circulation des véhicules à proximité.

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le Grand Palestre : l'édifice était équipé pour les exercices gymniques et les manifestations annuelles. Cette énorme place (130 m x 140)  était fermée tout autour par un haut mur couronné de créneaux et avec des ouvertures à l'ouest et à l'est; à l’intérieur, sur trois côtés, un long portique à colonnes ioniques.

le grand palestre

La maison de Marco Lucrezio Frontone : Derrière une simple façade, s'ouvre une des plus élégantes maisons pompéienne, caractérisée par de riches décors picturaux très raffinés, afin de souligner le haut niveau culturel du propriétaire.

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Ce qui illustre le plus le raffinement de cette maison est l'atrium et le tablinum, le bassin en marbre de l'impluvium et une table avec des pattes de lion.

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La maison de la Petite Fontaine :  Elle tire son nom d’une fontaine décorée avec une mosaïque qui se détache dans le fond, où l'eau jaillit d'un masque en marbre de Silène.

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Sur le mur de Nymphée on découvre encore des traces de paysages avec des villas et des maisons à la campagne ou au bord de la mer.

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 - la Maison de Epidius Rufus : En signe de distinction exceptionnelle, on accédait à la maison par un haut perron (1,50m au-dessus de la rue) et la grande porte principale ne s'ouvrait que dans de grandes occasions. L'atrium est l'un des plus grandioses de Pompéi, il a 16 colonnes (polystyles) hautes de 4,50 m. Sur les côtés de l'atrium deux pièces ayant à l'entrée des colonnes à chapiteaux corinthiens figurés.

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Les boulangeries : Au IIe siècle av. J.C., la préparation du pain au sein du foyer fut presque entièrement remplacée par une production industrielle. C’est ainsi que la ville de Pompéi vit fleurir des boulangeries et il en existait environ une trentaine lorsque la cité disparut aux yeux des hommes. Pourtant, la Maison du Four ne fut transformée en boulangerie qu’après le tremblement de terre de 62. Au moment de l’éruption, elle n’était toujours pas achevée. Vous pouvez y voir quatre meules en lave alignées et de petits murs bas utilisés comme plan de travail.

fours de la boulangerie2Maison du Four.

Le blé est moulu avec de grandes meules en pierre lavique. Elles sont formées de 2 éléments : un inférieur en forme de cône et un supérieur en forme de catillus. Le blé est versé dans le catillus qui, en tournant, entrainé par des esclaves ou des animaux, le moud en le faisant tomber d'en bas. 

fours de la boulangerie

Le four présente deux ouvertures : une pour alimenter le feu, l’autre pour enfourner le pain. Dans l’écurie attenante, les restes d’un mulet, utilisé pour faire tourner les meules, ont été retrouvés. 

DSC_0303Le four en brique.

Tout le cycle de fabrication se déroulait au même endroit : moulage du grain, pétrissage et cuisson des pains de différentes formes. La vente était assurée à un comptoir, sur place, ou par des vendeurs ambulants.

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-  Les rues romaines, de Pompéi, étaient assez étroites.  En effet les chars qui y circulaient ne mesuraient pas plus de 1.35 m de large et la voie était en sens unique.

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De part et d’autre de la route se trouvaient des trottoirs, parfois très hauts de 50 cm et que seuls les piétons empruntaient. La hauteur des trottoirs permettait aux piétons en cas d’intempéries de ne pas marcher dans l’eau et leur évitait les éclaboussures des roues des chars. 

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Les rues étaient pavées de blocs de basalte. On peut encore y voir aujourd’hui les ornières laissées par les roues des chars.

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Les Latrines : les latrines avaient beaucoup de magnificence, les murs étaient souvent en marbre et ornés de mosaïque ou de peintures. La classe moyenne y allait de façon décontractée et y parlait des nouvelles du jour ou de leurs affaires. Les bains et les latrines étaient pour cette raison associés. On en trouve également dans les maisons de corporations. En effet, les immondices s'évacuaient discrètement grâce au flot d'eau courante qui les entraînait vers une bouche d'égout

latrines

Les lieux de restauration : Les Romains possédaient différents lieux de restauration. Certains se rendaient dans les tavernes, certains dans des thermopolias, d’autres se contentaient d'acheter un peu  de nourriture dans les stands des vendeurs ambulants, pour grignoter dans la rue, en marchant. Enfin, beaucoup de Romains dînaient chez eux, dans le triclinium, la salle à manger. On y dégustait les repas couché sur des divans.

tavernes

Les Tavernes (tabernae) : étaient de petits commerces destinés à la vente de produits au détail. On pouvait y trouver des produits agricoles et artisanaux comme diverses variétés de céréales, du vin, des tissus… Elles étaient essentiellement gérées par des affranchis qui travaillaient pour le propriétaire des lieux. Un excellent moyen pour ces anciens esclaves d’accéder à un certain équilibre financier. 

tavernae2

Les thermopolias : ont longtemps été considérées comme des tavernes. En réalité, c’était surtout des espaces de restauration rapide, des petits restaurants de l'antiquité, où l'on mangeait le plus souvent debout, devant  un comptoir. Les comptoirs en forme de L étaient souvent revêtus de plaques de marbres. Des jarres en terre cuite, qui permettaient de garder les aliments chauds, y sont encastrées.

Les thermopolium : le plus connu est celui de Vetitius Placidus, qui doit son nom à la fresque superbement conservée sur le mur du fond. Dans l’un des conteneurs, les archéologues ont retrouvé 3 kg de pièces de monnaie pour une valeur de 680 sesterces, soit la recette de la dernière journée de travail.

thermopolium

Ces lieux étaient destinés au lavage, détachage et dégraissage des tissus neufs, mais ce bâtiment servait également de teinturerie. De façon assez surprenante, ce commerce était basé sur l’urine humaine car ce « précieux » liquide (l’empereur avait fini par imposer une taxe dessus) était utilisé pour traiter les tissus. Celui-ci était récolté dans de petites amphores en terre cuite placées aux alentours de la foulerie. 

fresqueSuperbe fresque du thermopolium du Vetitius Placidus.

Les Tanneries : Les tissus étaient foulés aux pieds dans un premier temps. Ensuite, ils étaient lavés avec de l’urine puis rincés. Afin de leur rendre leur blancheur, ils étaient soufrés et frottés avec de la terre d’Ombrie.

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 - Les tavernes à vin : des amphores vidées de leur contenu, attendaient d'être remplacées par d'autres, remplies de nectar. Une seule de ces amphores, appelées « vaisseaux », contenait 26 litres de vin et pouvait être consommée en une fois par un groupe de clients sortant des bains publics, assoiffés par la chaleur des thermes brûlants. Dans l'Antiquité, boire le vin coupé d'eau était de bon aloi, un signe de civilisation. En outre, on considérait que le boire pur nuisait à la santé.

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L'aqueduc de Serinum :  Les premiers habitants de Pompéi devaient tirer l'eau au puits ou recueillir l'eau de pluie dans l'impluvium de l'atrium de leur maison ou dans des citernes pour pourvoir à leurs besoins. La construction de l'aqueduc de Serinum, qui amène à Pompéi l'eau des sources d'Acquaro, et celle d'un imposant château d'eau, "castellum aquae", les libéra de cette corvée. 

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Le "Castellum Aquae" : alimentait en eau les bornes des fontaines, les bains publics ou privés,  les étals du Macellum (marché),  et les viviers, où de simples particuliers élevaient des poissons etc.

Castellum_aquaeLe "castellum aquae"

Il desservait aussi les nymphées, les niches décorées de mosaïques, abritant des fontaines consacrées aux nymphesles élégants canaux qui rafraîchissaient les jardins de plaisance. Il contribuait ainsi à la salubrité publique puisque les anciens étaient persuadés que jets d'eau et fontaines purifiaient l'air vicié des villes.

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Les Fontaines : elles sont souvent placées aux carrefours et sont toutes construites selon le même modèle : un haut pilier de maçonnerie, creusé, sur l'une de ses faces, d'une longue saignée dans laquelle était inserée la conduite principale menant au réservoir supérieur. Le bassin, toujours rectangulaire, est fait de quatre blocs de basalte assemblés par des tenons de fer.

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Une grande variété de figures sculptées distingue, par contre, les différentes fontaines : l'eau coule ici, de la gueule d'un chien, là de celle d'un lion ou d'un boeuf, ailleurs elle sort de la bouche d'une femme ou d'une divinité. 

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Le trop-plein s'écoule, en face, et rejoint les caniveaux avant de parvenir dans les égouts enterrés sous les rues et sous les trottoirs.

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On peut aujourd'hui visiter les ruines de Pompéi, sur un domaine de 64 ha, y retrouver le souvenir de l'ancienne Rome, ainsi que dans le musée archéologique de Naples, qui abrite plus d'un million d'objets retrouvés sur les sites.

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Pompéi était une cité prospère d’un point de vue commercial, sa situation géographique et portuaire n’étant pas étrangère à ce succès.  S’il ne reste que des ruines de Pompéi, il subsiste des traces très émouvantes de la vie qui l’agitait : des fresques, des mosaïques, des objets, des moulages des corps des victimes et les écrits d’un jeune homme, témoin de la fin de la ville et de ses habitants.

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Chaque année ce sont environ 2,5 millions de touristes qui visitent l’impressionnante cité de Pompéi, générant une vingtaine de millions d’euros de revenus. Reste à souhaiter qu'aucune éruption ne vienne à nouveau recouvrir les sites de Pompéi et Herculanum (la dernière éruption remonte au 17 mars 1944)... D'aucuns pensent toutefois que le plus grand danger qui les menace aujourd'hui tient à la crise économique et au manque de ressources du gouvernement italien.

Suite : côte Amalfitaine

 

 

 

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Pompéi (1)

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Le 24 août 79, une violente éruption du Vésuve provoque l'enfouissement de la riche cité romaine de Pompéi, sous une pluie de pierres ponces, de roches et de cendres volcaniques. Le même jour, le port voisin d'Herculanum, à l'habitat plus populaire, est enfoui, lui aussi, sous une coulée de roches et de laves.

vésuve

Pompéi disparaît sous 6 mètres de lapilli (fines particules de roches volcaniques) et Herculanum sous 16 mètres de boues. Sorties de l'oubli 1700 ans plus tard, ces deux cités nous ont permis, grâce à leur malheur soudain, de connaître la civilisation romaine, à son apogée, avec autant de précision que si elle s'était éteinte hier.

pompéi

Car, pour les Pompéiens, le Vésuve est une montagne dont ils ignorent la véritable nature et pour cause : le volcan est resté inactif pendant 1500 ans. A l'époque, ils ne savaient pas que cette montagne fertile, dominant la baie de Naples, était un volcan ! Pourtant, une alerte avait eu lieu le 5 février de l'an 62, sous le règne de l'empereur Néron. Elle s'était traduite par un violent tremblement de terre qui avait détruit une première fois Pompéi.

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Sans attendre, les riches propriétaires avaient reconstruit les superbes demeures décorées de fresques, de statues, de mosaïques et de fontaines, où ils venaient se reposer des turbulences de la vie romaine de Naples. 

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La reconstruction était à peine terminée, que le volcan se réveillait pour de bon en l'an 79, sous le règne de Titus, celui-là même qui écrasa avec son père une révolte juive.

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En une heure, le volcan propulse dans l'atmosphère un énorme nuage de cendres brûlantes en forme de pin parasol. À plusieurs kilomètres de hauteur, ces cendres d'un total de plusieurs millions de tonnes se refroidissent et retombent sous forme de poussières et de pierres ponce sur Pompéi. On parle de nuées ardentes.

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Sur les 20 000 habitants que devait compter Pompéi, on en a retrouvé à ce jour 2.000 qui ont succombé par asphyxie. Habitués aux tremblements de terre mais ignorant tout du volcanisme, ils avaient négligé de fuir quand il en était encore temps.

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Quelques heures plus tard, une coulée composée de roches en fusion et de cendres, dévale la pente du Vésuve et carbonise instantanément l'autre ville d'Herculanum et ses habitants. On retrouvera deux mille ans plus tard des débris de squelettes. Au total, en près de 24 heures, le Vésuve entraîne la mort de plusieurs milliers de personnes dans les villes et les campagnes du golfe de Naples.

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À Misène, à la pointe nord du golfe de Naples, un jeune homme de 17 ans, Pline le Jeune, assiste à l'éruption et en rédige le compte-rendu détaillé dans deux lettres. Les vulcanologues donneront bien plus tard le qualificatif de plinéen à une éruption volcanique comme celle qu'il a décrite.

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Dès le XVIIIe siècle, les archéologues se mettent à excaver les traces presque intactes de la vie quotidienne des riches Romains, faisant de Pompéi le premier et le plus  grand de tous les chantiers archéologiques. On s'aperçoit bientôt que les meubles et les corps ensevelis sous les cendres chaudes ont laissé la place à des cavités vides en se décomposant.

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L'archéologue Giuseppe Fiorelli a l'idée d'injecter du plâtre dans ces cavités de façon à restituer la forme des disparus. D'où ces moulages saisissants des habitants de Pompéi figés dans l'attitude où la mort les a surpris.

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Monuments les plus intéressants à voir : 

- le Forum : Le Forum de Pompéi est le premier lieu que nous découvrons au cours d’une visite, en accédant au site depuis la Porte Marine. C’est donc directement au cœur de la vie publique, politique et économique que nous plongeons.

plan forum

Il est d'ailleurs entouré de nombreux édifices pour la vie politique et la vie religieuse. Il était interdit aux chars, aux chevaux et entouré d’arcades surmontées d’une vaste galerie. 

DSC_0258Vestiges de la galerie d'arcades.

Déblayé de 1813 à 1818, la partie découverte n'a pas moins de 140 m de long pour 38 de large.

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Borné au nord par le temple de Jupiter, il était entouré des trois autres côtés par un portique soutenu par des colonnes qui étaient en double rang au sud.

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Au sud, s'étendent trois édifices municipaux : le premier accueillait les réunions du sénat, le second abritait les archives et le 3ème était le siège des magistrats. 

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-  Le Temple de Jupiter : Au fond, nous pouvons admirer le Temple de Jupiter, derrière lequel se profile la silhouette du Mont Vésuve.A l'extrémité septentrionale du Forum,  il formait la principale décoration, et était construit en pierres et en laves, revêtues d'un stuc très dur. 

DSC_0270; le Temple de Jupiter  et le Vésuve en arrière-plan.

Comme à Rome, la Triade capitoline (Jupiter, Junon et Minerve) était honorée à Pompéi et dans le reste de l’empire. 

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 - L'Edifice d'EumachieSur la droite du Forum, l’entrée de l’édifice d’Eumachie, dédié à la prêtresse de Vénus, avec sa précieuse frise en marbre, bien conservée. Il a été construit pour la corporation des tisserands, des teinturiers et des blanchisseurs. A l'abri des porches, avait lieu la commercialisation des produits des entreprises pompéiennes. 

édifice d'Eumachie

La grande cour intérieure était utilisée comme siège des négociations ou comme marché de la laine. Il existe une quarantaine d’ateliers dédiés au travail et à la production de vêtements laineux au sein de la ville.

édifice d'Eumachie

- Le petit Arc de Triomphe : Accompagné d'une fontaine, et faisant face au premier, il est situé à l'entrée de la rue de Mercure, au bout de la rue du Forum.

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Il est comme le premier construit en briques, et n'a de même qu'une seule arcade de 3 mètres d'ouverture. 

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 - Le grand Arc de Triomphe : Découvert en mai 1818, cet arc, le plus grand des quatre existant au Forum, n'a qu'une seule ouverture de 4m 15.

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 - le Macellum :  Enfin, nous accédons au marché couvert que l’on reconnait aisément à ses douze socles en tuf. C'était le marché de Pompéi, à l'époque romaine (édifié au 2ème siècle avant J.C.). Sur ces socles reposaient des pieux en bois soutenant un toit conique. Cette zone était réservée à la préparation des poissons, les nombreuses arrêtes retrouvées dans un égout voisin en atteste. Une fontaine se trouvait en son centre afin de les nettoyer.  

MacellumLe Macellum, marché aux viandes et poissons

Ce grand marché couvert, avec une cour centrale, comportait de grands magasins de vente donnant aussi bien sur l'intérieur que sur l'extérieur. Il comportait un certain nombre d'emplacements, avec des étals en pierre pour présenter les marchandises.

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 Les marchands ambulants s'installaient sur les trottoirs à un emplacement déterminé. A l'occasion des jeux, profitant de l'affluence, ils dressaient leurs étals devant l'amphithéâtre comme en témoigne la peinture représentant la grande bagarre qui opposa Pompéiens et Nucériens en 59 de notre ère. 

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- Le temple Vespasien : en l'honneur de l'empereur Vespasien, a été bâti en 62 ap.J.C.  A travers une porte centrale on accède dans un espace, délimité par le fronton par 4 colonnes. Dans la cour duquel a été découvert un bel autel de marbre, avec la statue du culte, décoré en relief d'une scène de sacrifice et d'autres sujets.

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temple de vespasien2Temple de Vespasien, détail de l’autel.

- Le temple d'Apollon : il a été construit entre -331 et entre le II° siècle avant J.C. Il est situé au Sud Ouest du forum de la ville. Le temple d’Apollon a été commandé par Alexandre le Grand en hommage au Dieu Apollon.

temple d'Apollon2

L'espace situé devant le forum comporte un autel autour duquel les fidèles se recueillaient lors des cérémonies religieuses.

temple d'Apollon

- Le Grenier du Forum : possède 8 ouvertures séparées par des piliers en brique en avaient la fonction de marché aux fruits et légumes.

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Aujourd'hui, ce sont les magasins archéologiques les plus importants de la ville et reçoivent plus de 9000 pièces provenant des fouilles.

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- La Basilique : elle dépendait de l'habitation des rois, et c'est sans doute parce que, dans ces temps reculés, les princes y rendaient eux-mêmes les jugements, que plus tard, lorsqu'un édifice spécial fut consacré à l'administration de la justice, cet édifice conserva le nom de basilique. 

DSC_0249Tribunal à 2 étages pour les sentences civiles et commerciales.

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- Les Thermes : Sous un ciel brûlant, l'usage des bains est un des premiers besoins de la vie. Dans l'antiquité, les ablutions fréquentes n'étaient pas moins nécessaires à la santé que rendues indispensables par la coutume de porter des sandales ; aussi, riches et pauvres, grands et petits se baignaient-ils chaque jour, et arriva-t-il un moment où les oisifs, comme nous l'apprend Pline, se baignèrent jusqu'à sept fois par jour et passèrent aux thermes la plus grande partie des journées et des nuits.

DSC_0361L’une des banquettes qui ornaient le Tepidarium.

- Les Thermes du Forum : datent de l'an 80 av. J.C. En sortant de la zone du Forum, nous rencontrons un autre lieu emblématique du monde romain antique : les Thermes. Ils étaient les seuls à fonctionner depuis le tremblement de terre de 62. Une partie féminine et une partie masculine disposaient d'entrées séparées.

DSC_0364La voûte en berceau du Tepidarium.

Remarquables sont le soin et l'application dédiés à la décoration des pièces (niches pour mettre les vêtements), décorées avec des figures masculines en terre cuite.  La voûte est faite en stucs en relief élaborés. 

DSC_0365Figures de géants soutenant une console, dans leTepidarium.

La température était assurée par un système de circulation d’air dans une gaine composée de tuiles et installée à l’intérieur des murs. En plus des bains, les clients pouvaient se faire masser et enduire d’huile. Un grand brasero en bronze servait pour le chauffage. Plus de 500 lampes à huile ont été retrouvées.

DSC_365Caldarium, labrum avec de l’eau froide pour se rafraîchir.

Depuis le vestiaire, le citoyen pompéien pouvait accéder aux bains froids (Frigidarium) et à la salle intermédiaire maintenue à une température moyenne (Tepidarium) chauffée grâce à un brasero en bronze. De là, il pouvait passer aux bains chauds (Caldarium).

IMG_0162Caldarium, cuve pour le bain chaud.

Au sein des Thermes, nous pouvons également voir une esplanade réservée aux indispensables exercices de gymnastiques précédant le bain.

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- les thermes suburbains : Découvertes il y a 50 ans et connus jusqu’à présent uniquement des archéologues, les thermes suburbains, privés, ont été ouverts au public, pour la première fois, en décembre 2010.

DSC_0197Vue d'ensemble des thermes suburbains.

Situés sous la Porte Marina, ils étaient situés immédiatement au dehors de l'enceinte, au début de la rue qui mène au port. 

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Ils étaient surtout fréquentés, pour quelques sesterces, par des clients qui venaient de l'extérieur, comme les marins qui avaient passé plusieurs jours en haute mer. 

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Quand ils débarquaient, ils souhaitaient se laver, se détendre et s’autoriser quelques plaisirs en allant vers ces lieux que l'on allait surnommer les "Thermes du Plaisir".

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Ce complexe thermal, de l’ère d’Auguste, contenaient un  vestiaire unique pour hommes et femmes, enrichi de fresques érotiques qui, selon certaines interprétations, pouvaient représenter les " prestations " offertes dans une maison, à mi-chemin, entre la maison de soins et de relaxation et le bordel.

DSC_0211Tableaux de sujets érotiques dans le vestiaire.

Les autres pièces sont dotées de somptueux décors, avec de très belles mosaïques au sol. 

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Parmi les éléments décoratifs qui se détachent, on peut voir une fontaine en mosaïques polychromes, dans la pièce de la piscine non-chauffée, également décorée de fresques marines et de bateaux. Une cascade d'eau jaillissait d'une fausse grotte.

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- Murailles et portes : La nécessité de défendre leurs demeures contre les attaques incessantes des peuples voisins dut se faire sentir dès que les hommes se réunirent dans des villes. 

porte entrée

Les murailles, les remparts, furent donc les premières constructions monumentales qu'ils érigèrent, et leur destination même exigea une solidité qui leur a permis de traverser les siècles.

DSC_0234Porte Marina où se trouvent les thermes suburbains.

Suite : Pompéi (2)

 

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29 mai 2017

Torre Annunziata (Golf de Naples)

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Torre Annunziata, aux portes de Pompéi, essentiellement connue pour son village de pêcheurs, aux maisons pastel, incrustées les unes dans les autres, et ses églises aux dômes colorés, a des airs d’île grecque.

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Ici, face au golf de Naples, pas de tourisme de masse, le charme des lieux reste unique et authentique.

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Quelques tables pour dîner au bord de l’eau, des petites embarcations de pêche dansantes, qui témoignent d’une économie maritime importante, subsistance première de la ville.

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On peut y voir des amas de filets de pêche, tout le long des quais, de bouées…

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...des mouettes rêveuses, un pêcheur le regard perdu dans l’eau et une cigarette dans la bouche. 

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L'autre caractéristique qui frappe le voyageur, c'est le calme qui s'impose ici : pas de klaxon, pas de déambulation frénétique et pleins de chats qui vagabondent dans les rues : bref tout le contraire de Naples ! 

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Sept fois les laves du Vésuve ont recouvert cette ville, proche de Pompéi, et sept fois, ses habitants la reconstruisirent.

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A voir, à Torre Annunziata, la superbe villa d'Oplontis, bel exemple de villa romaine, qui fut peut-être celle de Poppée, la femme de Néron. Le péristyle, sur le côté sud de la villa, dans le jardin duquel on passait des heures consacrées au repos et à lméditation. 

villa d'Oplontis

 La villa conserve de magnifiques fresques. Les différentes salles sont riches en décorations picturales, et en trompe l'oeil, de style pompéien et typique des villas somptueuses du golfe de Naples.

villa d'Oplontis2

villa d'Oplontis3

Torre Annunziata fut, jusqu'à un passé récent, le siège d'industries alimentaires avec, dans les années 1950, plusieurs centaines de fabriques de pâtes, dont il reste plus qu'une seule entreprise : Pasta Setaro. C'est en effet ici que les spaghettis et les macaronis sont produits. Avis aux amateurs de pâtes napolitaines !

Rovigliano : juste à côté, Rovigliano est un hameau dans le voisinage de l’embouchure du fleuve Sarno, entre les villes de Castellammare di Stabia et Torre Annunziata, près de Naples. Sa plage, est se trouve côté de l’île «Scoglio Rovigliano».

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Cette île, formée de rochers et d'une ancienne forteresse qui, selon la légende, serait les restes du mont Faito, détaché et jeté dans la mer par Hercules, quand il était dans cette partie du golfe de Naples, avant qu'il ne fonde les villes d’Herculanum et Stabia. 

DSC_0176Forteresse de Rovigliano.

Suite : Pompéi.

 

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Le Mont Vésuve

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Immense, effrayant, intrigant, est le Mont Vésuve. Quelle que soit votre position dans la baie de Naples, vous ne pourrez échapper à son ombre, à son regard, à son emprise !

DSC_0086Vu sur la baie de Naples du Mont Vésuve.

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Le mont Vésuve, avec ses 1281 mètres d’altitude élève sa silhouette haut dans le ciel et se présente comme le gardien de la très jolie ville de Naples, dans le sud de l’Italie.  

DSC_0089Le Mont Vésuve en arrière-plan.

naplesVue sur Naples

Aujourd’hui apaisé, le volcan Vésuve tolère la présence de l’homme sur les bords de son cratère fumant. Une occasion pour nous d’aller découvrir un site exceptionnel, un volcan toujours en activité, bien qu’endormi, et un panorama splendide sur la baie de Naples.

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Notre camping-car suit une petite route sinueuse, au milieu de collines douces et couvertes de végétation, trajet insolite dans un décor qui ne laisse pas paraître les dangers du volcan tout proche.

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Au pied du Mont Vésuve ont été plantées de vignes qui donnent un vin célèbre : la Lacrima Christi. 

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Nous traversons, ensuite, des  forêts de chênes, des bosquets d'aulnes  et des pinèdes. Les flancs du volcan sont également fleuris d'orchidées et de genets, en pleine floraison. 

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Des sculptures, étranges, décorent la route d'accès. En voici quelques-unes, photographiées en passant. 

DSC_0122Sculptures  étranges, sur la route montant au Mont Vésuve.

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Au détour d'un virage, à mi pente, la végétation laisse la place à un univers minéral. La couleur de la terre change, elle devient grise et la végétation se fait rare. Le Vésuve ne ressemble à aucun volcan, trop tranquille, faussement endormi.

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Il est possible de monter à pied jusqu'au sommet du volcan. Après avoir laissé votre voiture au parking (5 euros), vous devez prendre un taxi 4×4 qui vous amènera jusqu’à quelques centaines de mètres du sommet (2.5 €).

DSC_0154Dépose du taxi 4 x4 à une centaine de mètres du sommet.

Vous terminerez, ensuite, à pied. Le chemin relativement facile, mais prévoyez quand même une bonne paire de chaussures. 

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Ensuite pour descendre dans le cratère, vous devrez vous faire, obligatoirement, accompagner par un guide (il vous en coûtera environ 10 euros).

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Au sommet, vous jouirez par temps dégagé d'une magnifique vue sur le golfe de Naples, de Naples à Sorrento, en passant par les îles environnantes, notamment Capri.

DSC_0145Photos sur la baie de Naples, prises du Mont Vésuve.

DSC_0144Photos sur la baie de Naples,  et les îles, prises du Mont Vésuve.

Une odeur de souffre et des fumerolles rappellent que le monstre n’est pas totalement endormi. Le sol est parsemé de petits morceaux de lave : la pouzzolane. 

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Le Vésuve fait partie des volcans les plus célèbres au monde et pour cause, depuis 17.000 ans, le volcan a connu huit éruptions majeures. 

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La plus connue a eu lieu  en l'an 79, elle a rayé de la carte les villes antiques de Pompéi et d'Herculanum. 

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Elle est décrite comme l'une des éruptions les plus catastrophiques de l'Histoire. Classée au niveau 5 sur l'échelle VEI (qui compte 8 niveaux), elle a conduit à la mort d'au moins 16.000 personnes.

DSC_0372Les corps des Pompéiens, retrouvés à Pompéi.

Ce volcan est l'un des plus actifs et dangereux au monde et l'on comprend vite pourquoi quand on connait son passé.

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Au cours du XXe siècle, le Vésuve a connu, aussi, plusieurs éruptions importantes dont celle de 1906 qui a dévasté plusieurs communes et fait au moins 100 morts. La dernière éruption du volcan remonte elle, à 1944, détruisant les villages environnants.

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Sa dangerosité réside essentiellement dans la population dense qui l'entoure. Plus de 700.000 personnes vivent dans un périmètre de 10 km autour du volcan. Si l'on étend ce périmètre à 30 kilomètres, le total passe à plus de trois millions d'habitants. 

DSC_0147La baie de Naples vue du Mont Vésuve.

Une nouvelle éruption violente pourrait donc avoir des conséquences dramatiques. La situation dans la baie de Naples est d'autant plus délicate que le Vésuve n'est pas le seul volcan de la région. 

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Bien qu’actuellement endormi, le magma continue à bouillonner sous ses pieds, et demain ou dans quelques milliers d’années, on est sûr et certain qu’il y aura encore des éruptions. Personne ne semble pouvoir véritablement les prédire.

DSC_0180Coucher de soleil sur le Mont Vésuve.

Le volcan reste quand même sous haute surveillance et des dispositifs d’évacuation devraient pouvoir permettre aux habitants de la région de quitter toute zone dangereuse avant la prochaine colère du Vésuve. En attendant, on peut donc sans crainte le visiter et se rendre sur les bords de son cratère et y observer vapeurs d’eau et fumerolles qui s’échappent de son sommet. 

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Pour s'y rendre en voiture : prendre l'autoroute Naples-Salerne, sortir à Torre del Greco et suivre les indications du Mont Vésuve, sur 13 kilomètres.

Tarifs : 5 € le parking + 2.5 € le taxi 4 x 4 jusqu'au pied du volcan + 10 € la visite du cratère, obligatoirement accompagnée d'un guide (pas de résevation).

DSC_0090 Fort de Naples.

Suite : villages typiques du sud de Naples

 

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25 mai 2017

Pouzzoles : un volcan dans la ville

volcan de pouzzole2

Nous poursuivons toujours notre route vers Naples et faisons une escale dans la belle ville de Pouzzoles, (Pozzoli), réputée pour son volcan, pas comme les autres : "la solfatare". Ce volcan est un lieu surprenant, pour ne pas dire inédit. Il se situe à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Naples. C’est la zone la plus active d’un groupe de volcans appelés champs Phlégréens, (du grec, brûlant). C'est un immense cratère, de 700 m de diamètre, formé à la suite d’une énorme éruption,  il y a environ 4 000 ans, seulement.

volcan de pouzzole

Il est parsemé, de-ci, de-là parsemé de projections de fumées, de souffres ; des couleurs jaunes, vertes, oranges, grises, (des odeurs d’œufs pourris) ! vraiment impressionnant, paraît-il ! Depuis la plus haute antiquité ce volcan était la destination d’excursions pour les propriétés curatives de ses eaux sulfureuses et pour ses étuves chaudes.

Fumerolle_Solfatare

Le sol de ce volcan y est brûlant, les rambardes de sécurité sont régulièrement changées car détériorées par la chaleur. Les fumerolles crachent de la vapeur de soufre à plus de 200 degrés C° et les boues y sont bouillonnantes. Des mouvements de monté ou de descente (bradyséisme), soulèvent le sol  lentement et du souffre s’évapore doucement des entrailles de la terre sur de nombreux endroits. Au nord-ouest du cratère se trouve les étuves, deux anciennes grottes creusées à la fin du XIXe siècle dans la paroi du cratère, pour réaliser des sudatoriums naturels. 

volcan solfatara

 

Ce volcan montre des signes de réveil et inquiètent les experts. Cette zone volcanique, classée parmi les plus dangereuses au monde, inquiète la région de Naples ! Impossible de savoir si ce "super volcan" entrera réellement en éruption. Mais les vulcanologues estiment que l'intensification de la surveillance et la sensibilisation de la population de la baie de Naples sont nécessaires. Plus de 500 000 personnes vivent dans le périmètre des Champs Phlégréens.

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La ville de Pouzzoles, au pied du volcan, et bien placée sur son promontoire, face au golfe à l’Ouest de Naples, a été fondée en 531 av. J.-C. par les grecs, puis fut occupée par les romains, en 194 av. J.-C.

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Elle est marquée par le phénomène de bradyséisme. Son sol s'élève et s'abaisse régulièrement de plusiseurs mètres, lors d'épisodes souvent accompagnés d'une multitude petits séismes. À tel point qu'au cours des quarante dernières années, il a fallu évacuer deux fois la ville de Pouzzoles. 

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Ses quartiers en portent la trace, tel celui historique du «Rione Terra», noyau originel de la ville, qui domine le port, est ajourd'hui abandonnée et en cours de restauration.

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D'autres secteurs sont aujourd'hui encore sous la mer : les habitants durent abandonner les parties basses de la ville entre le 5ème et le 6èmesiècle apr. J.-C. en raison de leur submersion progressive.

DSC_0058Joli port de Pouzzoles, avec ses petits bateaux de pêche, avant Naples.

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Plus récemment, le quai du port accueillant les ferries dut être reconstruit suite à l'élévation du quai précédent au-dessus du niveau de la mer au début des années 1980.

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Le temple de Sérapis est un ancien marché romain, de la ville italienne de Pouzzoles (Pozzoli) , en Campagnie. Ses hautes colonnes sont les témoins des fortes variations du niveau de la mer, dues au bradyséisme des Champs Phlégréens. 

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Il est constitué d'une grande cour carrée bordée de boutiques, agrémentée en son centre d'une fontaine circulaire monumentale, de taille exceptionnelle, mais typique des marchés aux poissons, d'autres villes, comme Pompéi ou Morgantina.

DSC_0048Ensemble du macellum, avec sa fontaine monumentale circulaire.

La bonne conservation générale de cette structure est due à son immersion qui, durant des siècles, l'a préservée des pillages. 

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Par suite de l'intense activité du bradyséisme, depuis les années 1980, le bâtiment se trouve actuellement hors d'eau.

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L'impressionnant amphithéâtre de Pouzzoles, fut construit à la fin du 1er siècle, du temps de l'empereur romain Vespasien, de la famille des Flavius. Ce furent sûrement les mêmes architectes qui construisirent le Colisée, à Rome, datant aussi de règne de Vespasien. Il pouvait accueillir près de 40 000 spectateurs, et mesurait 147 m × 118 m. L'arène était elliptique, mesurant 72 m × 42 m

amphitheatre-flavius

Carte des différents volcans autour de Naples :

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 Suite : Golf de Naples

 

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24 mai 2017

Le Golf de Naples

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Nous poursuivons notre route en direction de Naples, et faisons une escale au joli village de pêcheurs de Misène, situé sur une presqu'île.

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Misène Se trouvant sur l'actuelle commune de Bacoli, Misène, (Miseno), est le site d'un ancien port militaire romain. Créé par Auguste, à la fin du 1er siècle av J.-C, il abrita la principale flotte impériale, la Classis Misenensis, chargée de défendre la Méditerranée occidentale.

DSC_0014Le petit port de Micènes.

Surplombant le site et s'avançant dans la mer se trouve le Cap Misène, au sommet duquel s'ouvre un beau  panorama sur les champs Phlégréens (sommets volcaniques). Ce qui explique l'activité sismique et volcanique incessante de la région.

DSC_0032Le Cap Misène.

Le lac de Misène, ancien cratère de volcan, relié, sous l’empereur Auguste, par un canal au port de Misène, servait de base à la flotte romaine.

Bacoli lac MisèneLac de Misène, ancien cratère de volcan..

DSC_0003Lac de Misène.

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Le village est dominé par le Mont Misène, au pied duquel aurait été enterré le héros du même nom, Misenus, compagnon d’Enée. Il mourut noyé et fut enterré ici, châtié par le dieu Triton, qu'il avait défié pour une joute musicale.

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Sur les pentes du promontoire de Misène, s’élevaient des villas somptueuses, parmi lesquelles celle où, en l’an 37, l’empereur Tibère périt étouffé.

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Différents points de vue s’offrent à nos yeux ébahis et révèlent les contours de la presqu'île, une vision généreuse de Misène, avec une clarté de l’eau délicieuse.

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Nous arrivons sur un petit promontoire, avec la très jolie vue-carte postale sur le petit port de pêche de Misène.

DSC_0009"Benvenuto dans le piccolo porto de Misène".

-Bacoli :

Juste après le village de Misène, au bout de la presqu'île, nous passons devant le charmant village de Bacoli. Un village, extrêmement pittoresque, situé, lui aussi, dans la baie de Naples. Avec ses maisons colorés, le linge qui sèche aux fenêtres et quelques habitants qui vaquent à leurs occupations, on se croirait au bord de la mer Égée. L’architecture y est pour beaucoup : les maisons, qui ont toutes une entrée voûtée, sur leur façade colorée, sont pratiquement collées les unes aux autres. 

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Les petites terrasses, les escaliers extérieurs, les arcs reliant les bâtisses par-dessus une ruelle, apportent leur touche typique à cette sorte de mini-labyrinthe, dans lequel on flâne avec bonheur. 

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On croise, au fil des rues, un enfant qui joue ou un chat assoupi… Nous admirons les façades colorées, couleur : safran, framboise et vert d’eau, d’autres décrépies par le temps, les balconnets ouvragés, les trattoria et les osteria authentiques... Les maisons accrochées à la falaise y sont biscornues, comme les rues.

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Des icônes de la Madone suspendues ça et là, des plages de sable noir, des orangers et des citronniers chargés de fruits ensoleillés, des vespas, des petits triporteurs, et des Fiat 500... tout pour nous mettre dans l'ambiance à l'italienne.

Fort de Bacoli : il a été construit sur une falaise, à 51 m d'altitude, est défendu naturellement par un précipice rocheux élevé, avec vue sur la mer, et à l'ouest par deux volcans appelés « fonds Bay ».

fort Bacoli

Avec un ajout de remparts, de fossés et un pont-levis, le château était pratiquement inexpugnable. Avec toutes les violations barbares subies par la Baie de Naples, dans son histoire, pas étonnant que Bacoli se soit pourvue d'une forteresse, contre les invasions..

fort de Bacoli2

Dominant l'ensemble du golfe de Naples, il permettait de contrôler toute la région, et a empêché l'approche des flottes ennemies, comme tout débarquement de troupes qui voulaient se rendre sur Naples.     

fort de Bacoli

La piscine Mirabilis : Située sur l'actuelle commune de Bacoli, non loin du site de Misène, la Piscine Mirabile, est une ancienne citerne d'époque romaine. Creusée dans le tuf à l'époque de l'empereur Auguste, elle était située à l'extrémité de l'aqueduc romain de Serino, dont elle recevait les eaux après un parcours d'une centaine de kilomètres depuis les Monts Picentini à l'Est de Naples.

Piscina Mirabile

La Piscina Mirabile est la plus grande citerne construite par les Romains, connue à ce jour : longue de 70 m, large de 25 m et haute de 15 m, elle offrait une capacité de 12 600 m3, soit l'équivalent de quatre piscines olympiques. Quarante-huit piliers, organisés en quatre rangées, délimitant cinq grandes travées en longueur et treize travées en largeur, soutenaient le plafond grâce à des voûtes en berceau.

Piscina Mirabile2

L’eau de la citerne était canalisée jusqu'à Misène, pour pourvoir aux besoins de la flotte impériale de la Classis Misenensis basée dans le port militaire, ainsi que pour alimenter plusieurs des nombreuses villas romaines, situées à Bacoli. Baignée d’un éclairage, qui joue avec les couleurs gris, vert et ocre de ses parois, aux effets remarquables, la piscine possède l’ambiance particulière d’une cathédrale souterraine.

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 - Baïes :

En poursuivant la route du Golf de Naples, nous arrivons dans le village de Baïes (Baia). Situé à proximité de la base navale romaine de Misène, il fait face à la baie de Pouzzoles. Le village est constitué d'un d'ensemble de villégiatures, étagées sur la pente intérieure d'un ancien cratère, en partie submergé par la mer. Baïes doit son succès à la douceur de son climat et à la présence de sources thermales engendrées par le volcanisme actif des Champs Phlégréens. Ces sources chaudes, sulfureuses ou salines, sont vantées comme les plus curatives et les plus abondantes d'Italie.

Lchâteau aragonais de Baiaa été construit sur l'ancienne villa de Jules Cesar, dans un endroit stratégique, pour la protection de l'ensemble du golfe de Naples.

chateau aragonais de Baia

Construit au-dessus du vide, créé par les volcans, connus comme « baie de fonds », le château a été pendant des années une forteresse absolument inattaquable.   

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Le Temple de Vénus, qui faisait partie des thermes,  se dresse sur le quai du port de Baia. 

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Il est composé d'une salle octogonale, à l'extérieur, circulaire à l'intérieur. Il était doté d'une coupole de 26 m de diamètre, qui repose sur un mur de 2.9 m d'épaisseur. 

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C'est l'un des trois temples, monumentaux, caractéristiques de la région de Baia.

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Le temple de Diane : Un peu plus loin une immense coupole en ruine, de 29 m de diamètre, attire notre attention, c'est l'ancien temple de Diane, malheureusement à moitié envahie par des lianes.

temple de Diane à Baia

Ce que les dieux donnent, ils peuvent aussi le reprendre ! Pendant des siècles, les riches Romains sont venus s'adonner à la dolce vita à Baia, jusqu'à ce qu'en 300, la mer submerge leurs luxueuses villas. Même le palais que l'empereur Claude (41-54) s'était fait construire dans la baie sombra. Ce palais submergé constitue aujourd'hui la principale attraction d'un parc archéologique de 80 000 mètres carrés, qui s'étend sous les eaux de la baie. 

parc archéologique de Baia

C'est un véritable Pompéi sous-marin et un endroit unique au monde ! L’on peut y observer les restes : des thermes public, de la ville à vestible, avec les restes des villas patriciennes, dont la villa de Pison, entourée de colonnades qui protégeaient les jardins, le tracé des routes et des statues. D'une beauté particulière sont les sols en mosaïque des villas, datant du premier siècle après JC. Des visites guidées à bord d'un bateau, sont organisées, pour découvrir les trésors et les secrets de cette Atlantide romaine. 

parc archéologique de Baia2

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Suite : Golf de Naples (2)

 

 

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